Lutter contre le « court-termisme » et le clientélisme

Publié: 27 mars 2011 dans Académie Politique

Lutter contre le « court-termisme » et le clientélisme

« La jachère politique »

Un Premier ministre qui s’ébroue devant les caméras en sortant de l’eau, un ministre qui s’affiche dans les revues « people » avec sa femme et ses enfants, un président de la République qui caresse la croupe des vaches au Salon de l’agriculture, un maire qui augmente les impôts locaux au début de son mandat pour mieux les baisser juste avant les prochaines élections, un président de région qui utilise son budget communication pour son image de marque, des décisions pleines d’arrière-pensées électoralistes, de la tactique politicienne, des calculs politiciens, bref, de la politique politicienne, …

A quoi donc jouent nos hommes politiques, l’oeil rivé sur leur côte de popularité ?
Qu’est-ce qui les préoccupe à ce point, sinon de mettre toutes les chances de leur côté en vue de leur réélection ?
Conserver le pouvoir à tout prix ! Egoïstement ! En utilisant les moyens mis à disposition par leur fonction d’élus ou celle qui leur est confiée (pour les ministres) !
Qu’ils soient de droite ou de gauche (la nature de l’homme est ainsi faite), l’horizon des politiciens semble se limiter à la prochaine échéance électorale. La durée des mandats étant de cinq ou six ans, cela fait en moyenne une perspective restreinte à deux ans et demi ou trois ans.
C’est-à-dire, à l’échelle d’une société, au court terme.

Quant au long terme, on ne s’en préoccupe que lorsqu’il s’est tellement rapproché qu’il est devenu un court terme qu’il faut traiter… dans l’urgence.

En conséquence,

  • pour favoriser les actions politiques à moyen et long terme,
  • pour empêcher ceux qui détiennent le pouvoir de gérer leur carrière avec les finances publiques et avec l’accès aux médias dont ils disposent,
  • pour mettre fin au clientélisme,

je propose d’adopter deux règles simples :

    • Interdiction de briguer deux mandats successifs.
      Ainsi, un élu sortant (Président de la République, député, maire, sénateur, conseiller municipal, régional ou général) ne pourrait être candidat à sa propre succession. Il lui faudrait attendre au moins l’intervalle d’un mandat électif. Cette période de « jachère politique » donnerait suffisamment de recul à ses électeurs pour qu’ils puissent le juger sur ses actions à long terme.
    • Interdiction d’être candidat à la Présidence de la République si l’on a été ministre ou Premier ministre au cours des trois années précédant l’élection.
      De la sorte, même en se rasant, les ministres pourront consacrer toute leur énergie aux affaires publiques.

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