Esquisse de feuille de route pour la naissance de la Deuxième République algérienne

Publié: 31 mars 2011 dans actualité, initiatives pour une transition Démocratique

Ziani-Chérif Rachid

Peu avant les événements de Tunisie, la plupart des observateurs pensaient dur comme fer que le régime tunisien tiendrait bon, en raison de sa « stabilité », conséquence directe de la nature hyper répressive du régime Ben Ali, qui a paralysé toute velléité de mouvement du peuple tunisien des décennies durant, puis tout à coup, ce pouvoir s’est effondré, entraînant dans sa chute la fuite précipitée du dictateur de Carthage, face au sursaut libérateur et vaillant de nos frères tunisiens. Puis s’en est suivie la réplique, une vague de colère en Egypte, dont le Rais s’est empressé de préciser que l’Egypte n’était pas la Tunisie. Après 18 jours d’arrogance et d’entêtement, il finit par mettre les voiles, et se terrer à Charm el-Cheikh, en attendant qu’il comparaisse devant la justice de son pays. La réplique suivante s’est propagée, pour donner naissance à la révolution en Libye, et de la même manière, le « roi des rois d’Afrique », de la Jamahiriya, reprit la même litanie : « La Libye n’est ni la Tunisie ni l’Egypte » ! Cela n’a pas empêché le resserrement de l’étau autour de Bab Alazizya, ses proches désertant par vague le harem de Kadhafi, les uns après les autres, sa chute imminente n’étant plus qu’une question de temps. Et ainsi de suite, les dirigeants des Etats arabes, tour à tour, font valoir le même argument, dans la perspective de se convaincre et convaincre le monde que leur pays n’est pas… les autres !

Tout en reconnaissant les spécificités de chaque pays, ces « leaders » occultent sciemment un aspect non moins important de l’équation, à savoir que combien même cet argument est incontestable, ils feignent ignorer, ou occulter une part de la vérité non moins importante, et plus que vérifiable. Ces régimes arabes bien que différents les uns des autres sur bien des registres, sont quasi semblables dans leur structure et comparables de par les moyens utilisés pour pérenniser leur pouvoir, ainsi que par rapport à la nature même de leur gouvernance, en particulier le mode opaque plus qu’autoritaire dans la gestion des affaires du pays, la corruption rampante, le monopole sur les ressources du pays, exercé par les cabales, les poignées de familles des gouvernants, et des valets qui gravitent autour, en plus de leur échec cinglant et total dans la gestion du pays, de sorte qu’il est devenu la règle que les pays arabes occupent depuis bien longtemps le dernier rang dans la quasi-totalité des classements internationaux, faits dans le domaine du développement, du degré des libertés, de l’éducation, de la santé et de la transparence dans la gestion des affaires des pays.

Il convient également de noter que, parmi les éléments communs entre les régimes arabes déchus ou en phase de l’être, leur implication implacable, dans la politique aveugle et répressive de « lutte contre le terrorisme », qui constitue en elle-même, un des affluents qui ont alimenté, même indirectement, les sursauts révolutionnaires, sans oublier que cette politique sécuritaire à outrance a été mise en place en coordination avec des pays occidentaux et avec leur bénédiction, ce qui a longtemps conforté les régimes arabes, et leur a instillé une grande confiance, une liberté, une marge de manœuvre et un sentiment d’impunité, dans leur exercice du tout répressif à l’égard des peuples sous couvert de cette prétendue « lutte anti terroriste », en échange de leur aide « inestimable » dans le domaine sordide des « enquêtes » avec les « terroristes », grâce à leur grand savoir-faire en la matière, une expérience efficace ayant fait ses preuves, dans nombre de ces pays, dans les centres de détention secrets, qui échappent totalement à la supervision et l’autorité du pouvoir judiciaire. D’autre part, la logique derrière ces élans révolutionnaires arabes, trouve sa source dans l’aspiration de ces peuples à instaurer des changements réels, à même de leur restituer leur dignité et leur liberté et de les propulser aux premiers rangs, parmi les nations libres. Chose en cours.

Les raisons qui ont poussé les peuples tunisien, égyptien, libyen, yéménite, et même les nations plus prospères, à l’image du Bahreïn et de Oman, sont aussi valables concernant l’Algérie, dans une large mesure, et peut être même plus, ce qui devrait inciter les décideurs chez nous, à plus de réflexion et à cesser de tergiverser en mettant fin à la politique de fuite en avant, qui consiste à apporter aux graves problèmes endémiques qui lacèrent le pays des « thérapeutiques » sédatives à l’emporte pièce, même si les enveloppes qui leur sont allouées se chiffrent en dizaines de milliards de dollars ponctionnées des recettes du pétrole et du gaz, sous forme de subventions, qui ne sont en fait, rien de plus qu’une « corruption sociale ». Ces manigances criardes ne trompent plus personne, et dans le meilleur des cas (pour leur auteurs), elles ne réussiront qu’à retarder quelque peu l’heure décisive, car la crise est bien plus profonde et globale que ne veulent le reconnaître ces décideurs, et cette crise par conséquent ne pourra être résolue que par le biais d’une chirurgie étendue, basée sur une réelle volonté politique de changement.

Dans ce contexte précis, l’Algérie traverse une phase tumultueuse et ô combien dangereuse, qui n’épargne aucune région du pays, et aucun secteur socio-économique ou politique, et ce depuis un certain temps. Nul n’ignore que le peuple algérien a payé un lourd tribut, dans le but de se défaire de la tyrannie et de l’état policier qui étouffe le pays depuis près d’un demi-siècle, et plus précisément depuis le début des années quatre-vingt-dix. Le pays a connu également, des mouvements de contestations fréquentes depuis janvier dernier, avant même la vague de révolutions de nos frères en Egypte, en Tunisie et en Libye, et malgré cela le pouvoir de fait continue sa logique autiste, répliquant les mêmes lambeaux de pseudo solutions à la crise, refusant de reconnaître la légitimité des véritables revendications du peuple algérien. Seulement « prenant acte » dernièrement des défections successives et « inattendues » des présidents tunisien et égyptien, bientôt rejoint par leurs compères libyen, et yéménite, le pouvoir algérien semble soudainement « réaliser » la nouvelle donne, avec l’étau qui se resserre autour de son cou et la flamme révolutionnaire qui se rapproche de plus en plus de ses frontières.

les nouvelles fusent ces dernier temps, provenant de différentes sources, certaines dites proches, d’autres « autorisées », sous forme de déclarations officieuses, ou d’officiels aux média et parfois de fuites, que certains assimilent à des ballons de sonde, une manière de prendre le pouls de la « société » vis-à-vis du de ces « fuites » bien informées, d’autant que les solutions qui sont « véhiculées » dans ces dites fuites, ont été cette fois « concoctées » avec minutie et largesse débordante, afin qu’elles paraissent « radicales » et porteuse d’espoir réel, en rupture avec l’ancien modèle obsolète, sans pour autant tromper la vigilance du peuple en général, qui y voit une énième tentative du pouvoir, de devancer l’éventuel élan de changement incontrôlable, dont les prémices se précisent de plus en plus, conformément au cheminement naturel en cours.

Ces promesses du pouvoir s’inscrivent dans cette même logique qui tente de faire saborder les véritables initiatives des parties qui œuvrent sans relâche pour la concrétisation du changement pacifique souhaité, en dehors du cadre du système, refusant sans concession « les solutions » qui prônent des changements cosmétiques, qui ne font en réalité que pérenniser la crise qui sévit, et dont l’objectif essentiel est d’assurer la survie du pouvoir effectif, qui contrôle la réalité du pouvoir derrière les rideaux sans en assumer ni la responsabilité de la faillite multiformes des différentes politiques, ni les exactions massives à l’encontre du peuple.

Il eut été plus sage d’en tirer les leçons requises de l’expérience de nos frères voisins, et de faire économie de temps et de sang. Ni le gouverneur de Carthage n’a réussi à éviter le sort inévitable en miroitant ses promesses « tardives » sous forme de corruption sociale, ni l’intransigeance et l’entêtement du pharaon d’Égypte déposé, n’a réussi à faire plier la volonté du peuple égyptien, en attente d’être déféré devant la justice de son pays pour répondre des crimes à l’encontre de son peuple, après que ses avoirs et ceux de sa tribu aient été gelés, en plus de son interdiction de quitter le pays. Quant à l’expérience libyenne, elle reste toujours une plaie ouverte, en raison de l’acharnement criminel du dictateur de Tripoli qui persiste à refuser la réalité sur le terrain, sur un fond de massacres à l’encontre du valeureux peuple libyen, qui malgré son handicap militaire, se rapproche de jour en jour de la victoire sur ce pouvoir honni.

En outre, les dirigeants algériens gagneraient à intégrer dans leur approche de la crise, les nouveaux changements qui soufflent dans la région, qui sont autant de preuves qu’il n’est désormais plus possible de nos jours, de continuer à gouverner par la tyrannie. Même les régimes alliés d’un temps, ne sauraient accepter et s’encombrer de pareils gouvernants, devenus de véritables fardeaux, dont se « dispenseraient » bien ces capitales occidentales, embarrassées aux yeux de leurs propres populations, chose qui a été explicitement exprimée récemment entre autres par le secrétaire au Foreign Office, William Hague, dans une interview avec Aljazeera : « Il est temps d’aller au-delà des relations basées sur la politique de ‘la lutte contre le terrorisme’, utilisée jusque là comme plate-forme pour forger les relations avec les pays de la région, et je pense que maintenant la possibilité existe, pour établir une relation plus large que celle basée exclusivement sur les relations de sécurité, qui ont depuis longtemps été décriées par les peuples de la région, qui voyaient en ces lois policières liberticides, un arsenal visant à réprimer les libertés et les opposants politiques ».

Cela prouve que les capitales occidentales, dans leur majorité, ont finalement réalisé que leurs intérêts légitimes et à long terme sont plus garantis par des pouvoir démocratiquement élus, issus de l’expression réelle du choix des peuples, que par la supposée « stabilité » que leur prodiguent les juntes militaires et les pouvoirs policiers qui musèlent les espaces de libertés, à travers la coopération totale et inconditionnelle sur le plan sécuritaire, aussi bien dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, que pour combattre l’immigration clandestine.

Afin de faire économie de temps, de ressources et de sang, et par souci d’éviter des développements tragiques qui pourraient échapper à tout contrôle, à l’image de l’expérience tunisienne ou égyptienne, ou pire encore, les massacres actuellement perpétrés par le régime du colonel Kadhafi, et dont la responsabilité chez nous, de pareils crimes incomberaient directement aux décideurs généraux qui gèrent le pays, il est plus qu’urgent d’arrêter la réplication en boucle des pseudo solutions qui ne changeront rien à la situation de déliquescence qui prévaut et qui présage des développements que personne ne prétendrait pouvoir contenir. Par ailleurs, une série de mesures s’imposent pour sauver le pays des dangers certains qui pointent à l’horizon d’un ton menaçant. Je propose dans ce qui suit, une liste non exhaustive de ce qui serait vain de retenter, et une autre qui devrait par contre être enclenchée sans plus tarder :

 

a) Il est vain de continuer à :

– Miser sur (et alimenter) les divisions entre les différents pans de la société, dans le but de ternir l’image de la société algérienne, la présentant sous forme d’une mosaïque, constituée d’éléments irréconciliables, réfractaires à toute possibilité de rassemblement autour d’un projet commun minimum, et en filigrane, l’inexistence de toute alternative « viable » au régime en place, en dehors du chaos, ou de « l’ogre islamiste », en occultant délibérément le fait que ces différentes composantes du peuple algérien, sont unanimes quant à la nécessité d’un changement réel du système obsolète qui a perdu toute raison justifiant son maintien, et unanimes quant à la nécessité absolue de lutte réelle et implacable contre la corruption qui a ruiné le pays, et contre la gestion policière des affaires de l’Etat. De même, il est fort intéressant de noter que cet argument, la peur du chaos ou de la mainmise islamiste, a été usé et abusé par les deux (et même les quatre avec la Libye et le Yémen) régimes policiers arabes qui se sont effondrés dernièrement, prétextes contredits par la réalité du terrain, qui a prouvé que ces prétextes ne sont en réalité rien de plus qu’un épouvantail fabriqué de toutes pièces par ces potentats dans le but de « forcer » la main aux capitales occidentales, siège de leur « légitimité ». Le monde entier a pu voir que les sociétés tunisienne, égyptienne, libyenne et yéménite, toutes tendances confondues, étaient unies derrière la même revendication, le départ du système (et non sa réforme). Sans oublier, que les différentes forces représentatives de la société algérienne, ont prouvé il y a près de deux décennies, qu’elles pouvaient se réunir, et s’asseoir autour d’une même table, pour trouver un terrain d’entente, mettant de côté leur différences, et sortir de la crise, comme cela a été le cas en 1995 à Rome, réunion couronnée par le Contrat national.

– Recourir en non stop à l’argument usé et abusé par les régimes de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, brandi sous forme de menace imminente du terrorisme islamiste, d’al-Qaida, etc. en direction des pays occidentaux, principalement la rive nord de la méditerranée, une manière d’arracher l’appui de ces régimes. Ici également la réalité du terrain a prouvé que ces arguments étaient sans fondement aucun, ne réussissant même pas à convaincre ces pays occidentaux, qui ont été gavés en permanence de cet épouvantail, argument/menace, puisque il s’est avéré, que c’est le peuple, dans son ensemble, et non une quelconque « partie », qui est sorti dans les rues pour exiger le départ des systèmes dictatoriaux corrompus.

– Tenter une énième fois de contenir la situation, en initiant un dialogue formel balbutiant avec des partis connus pour leur allégeance totale et leur compromission qui ne fait aucun doute avec cette cabale, y compris ces pseudo oppositions qui trouvent refuge au Club des Pins, toutes connues du public, ne jouissant d’aucune légitimité ou crédibilité, et ne représentant rien de plus qu’un appendice de l’autorité elle-même, recevant en contrepartie des pots-de-vin fort alléchant.

– Recourir à la politique de vitrine interchangeable, processus qui ne change rien de la réalité du pouvoir effectif, même si cette fois, il est fait appel à des personnes « jugées » par les promoteurs de cette réforme, « dépositaires » d’une certaine crédibilité de la part d’un pan de la société, sans être cependant en rupture réelle avec le système existant, ne pouvant par conséquent être considérées comme élément de changement en dehors du cadre du système lui-même, condition sine qua non du changement demandé, et l’une des principales exigences du peuple.

– Recourir à la « corruption sociale », puisant et lapidant les ressources du pays, dans un processus dont l’objectif principal vise la dissipation du mécontentement et le soudoient des catégories défavorisées de la société, par l’octroi de sommes d’argent, de pensions, ou de promesses d’attribution d’appartements et de postes de travail.

– Réduire la crise à sa dimension sécuritaire, et cantonner sa solution dans sa dimension sociale en essayant de satisfaire, un tant soit peu, les revendications de cette nature, en occultant son essence politique.

– Tenter vainement de clore définitivement les lourds dossiers en suspens, concernant les milliers de personnes disparues, les massacres à partir des années 90, les détournements de fonds faramineux, sachant que le peuple algérien en général et les victimes de ces crimes imprescriptibles ou les membres de leur familles, en particulier, ont le droit inaliénable de connaître la vérité, et personne n’est en droit d’entraver ce droit et encore moins de criminaliser cette revendication. Par ailleurs, il est vain et absurde de prétendre pouvoir sortir le pays de sa crise et de sa tourmente, et bâtir le pays sur des bases solides et durables, sans connaître la vérité de cette page sanglante de l’histoire contemporaine de l’Algérie. L’Afrique du Sud a suivi la bonne voie, elle se rétablit ; d’autres ont fait l’impasse sur cette phase cruciale, ils piétinent encore.

– Répéter les expériences d’Octobre 88, de Juin 91 et de Janvier 92 et à ce jour, en impliquant l’armée dans la répression des manifestants pacifistes, contrairement au comportement des armées tunisienne et égyptienne à l’encontre de leurs peuples en révolte.

– Fuir en avant, et user de subterfuge, concernant le dossier de ladite levée de l’état d’urgence, tout en maintenant en vigueur les « lois antiterroristes » qui privent de facto les citoyens de la liberté d’expression et d’organisation, en greffant cet arsenal anticonstitutionnel dans le corps de la législation en vigueur, ces lois devenant ainsi partie intégrante de la législation ordinaire, en d’autres termes, le recours du pouvoir à remplacer l’état d’urgence « levé » par l’état d’urgence bis sous l’euphémisme de « loi antiterroriste » et « loi antisubversive ».

 

b) Mesures à entreprendre sans délai :

– Prise en charge effective des revendications du peuple algérien ; les circonstances actuelles ne tolérant plus la tergiversation, à fortiori, à la lumière des soulèvements populaires qui se succèdent dans l’ensemble de la région arabe, où il est devenu inacceptable pour la communauté internationale d’assister impuissante devant l’effusion de sang des civils, dont le seul tort est de sortir pour exprimer pacifiquement le droit à une vie décente et leur aspiration au changement du système de gouvernance, et au choix libre de leurs représentants, tout en précisant que cette position de la communauté internationale n’est pas purement d’ordre moral, loin s’en faut, mais se base en premier lieu, sur des considérations de real politik et de préservation des intérêts, qui l’oblige à préserver un degré de crédibilité nécessaire, à même d’en faire un interlocutoire potentiel et probable le moment venu.

– Reconnaissance de la légitimité de la revendication qui prône la rupture totale et effective avec le système en place, de ses hommes et de ses structures, afin de jeter les fondements d’un Etat sain, basé sur des hommes connus pour leur intégrité, leur crédibilité et leur compétence, non impliqués jusque là dans la gestion du pays, de telle sorte que les responsables du système en place ne disposent d’aucune influence ou contrôle sur le nouveau système.

– La non implication de l’institution militaire dans les affaires politiques du pays et dans les taches répressives, en observant le respect total de ses obligations constitutionnelles consistant à protéger la patrie, et non les cercles au pouvoir et leurs satellites.

– La dissolution du service de renseignement (DRS) et le limogeage de tous ses éléments infiltrés dans la quasi-totalité des structures et autres organismes de l’Etat, qui étouffaient par leur emprise, et prenaient les décisions en son nom, et la restructuration de ce dispositif afin que lui soit conférées des fonctions constitutionnelles spécifiques et qu’il soit comptable devant le parlement, et passible de poursuites judiciaires en cas d’abus. Le système dictatorial ne pouvait sévir et se maintenir pour étouffer les peuples arabes sans l’opacité totale avec laquelle se gérait les affaires de l’Etat, à tel point qu’il est devenu secret de polichinelle que les véritables centres de décisions ne relevaient point de la façade politique, mais plutôt de cercles occultes non connus du peuple, opérant loin de toute transparence, en l’occurrence les initiées des département de renseignement, qui échappent à tout contrôle. La police politique en Tunisie, Mabahith Amn ed-Dawla en Egypte, DRS chez nous, ces dispositifs honnis constituent les véritables bourreaux des peuples arabes au point, qu’à peine défaits de ces régimes, la dissolution de ces dispositifs sécuritaires envahissants, constituait l’une des revendications principales de ces populations, qui disposent de preuves tangibles établies de leur responsabilité dans cette répression institutionnalisée, de torture, d’assassinat d’opposants, d’espionnage contre les citoyens, sans épargner les institutions de l’Etat. La Tunisie s’en est défaite de sa police politique, l’Egypte est en cours, la Jordanie commence à monter la pression dans le même sens. Le peuple algérien œuvre dans le même sens.

– Dissolution de la centrale syndicale, pour son implication directe dans le coup d’Etat de janvier 1992 et son alignement avec le pouvoir issu du putsch au détriment des travailleurs et des citoyens, tout en ouvrant la voie pour la formation de syndicats indépendants et pluriels.

– Institutionnalisation de la liberté d’expression, la liberté de réunion et la formation de partis, d’organisations et d’associations, sans que le ministère de l’Intérieur n’ait le moindre droit de regard, et encore moins de décision dans tout ce qui a trait aux dossiers des partis politiques et associations.

– Mettre le ministère de l’Intérieur sous le contrôle du pouvoir législatif, et de rendre passible de poursuites judiciaires toute personne appartenant à ce ministère, reconnue coupable ou impliquée dans des infractions pénales, financières ou politiques, à l’encontre du peuple algérien.

– L’épuration des structures de l’Etat de l’influence et de la gangrènisation par ces appareils invasifs, et la mise sur place d’un système de gouvernance, régi par la transparence, à tous les niveaux, politique, sécuritaire, financier etc., de sorte que tous les fonctionnaires soient redevables devant la justice, mettant ainsi fin à ce que subissaient les citoyens comme exactions sous le règne du pouvoir des gangs.

– Elaboration de mécanismes afin de prévenir le non-droit, de sorte qu’aucune des institutions de l’Etat ne soit au-dessus du droit, et se doit de rendre compte devant les institutions habilitées, et où personne n’outrepasse la volonté populaire.

– La mise en place de mécanismes de transparence pour assurer une distribution équitable des richesses.

 

 

 

 

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