L’Algérie cumule les problèmes de l’économie mondiale en crise

Professeur de management à l’Ecole des hautes études commerciales de Montréal et membre fondateur du groupe altermondialiste Humanisme et Gestion, Omar Aktouf est l’un de ces pourfendeurs invétérés du néolibéralisme américain. Il était , et il est toujours, l’un des rares intellectuels en Amérique du Nord à critiquer le capitalisme financier. Il a prédit l’avènement d’une crise financière et économique
mondiale, des années auparavant. Il a revendiqué haut et fort l’humanisation du système économique actuel en remettant l’homme au centre du développement. Dans cet entretien, Omar Aktouf décrypte l’économie algérienne, qui demeure toujours selon ses termes, une économie rentière. Il estime que tout «accord de libre échange » qui se fait doit respecter un minimum d’homogénéités entre les pays contractants. Sinon, c’est un échange entre Goliath et David : le plus fort l’emporte et impose son diktat et ses intérêts, affirme-til. Il s’est interrogé par ailleurs sur les tenants et les aboutissants de la nouvelle politique du gouvernement dénommée le renouveau agricole et rural, en relevant l’incapacité d’y d’aboutir à cause de la politique d’abandon de ce secteur adopté depuis trois générations, que ce soit sur le plan humain ou moyens. Pour instaurer une vraie économie, Omar Aktouf recommande de sortir, urgemment, de tout ce qui peut ressembler au néolibéralisme et au modèle US, car il s’agit d’une «stratégie» de toute première importance pour l’Algérie actuelle.

Algérie News : Au cours de la dernière décennie, les décideurs algériens ont adopté une gestion quasi libérale, promouvant le tout marché à un autre mode de gestion en cours, actuellement dit «patriotisme économique». Est-ce réellement un passage d’une conception à une autre ou nous sommes en présence d’un discours qui signalerait une impasse ou une difficulté dans la conduite des dossiers économiques en Algérie ?

Omar Aktouf :

Je me vois désolé de vous répondre que rien de nouveau ne m’apparaît en quoi que ce soit dans la politique
économique de notre pays, et ce depuis des décennies ! Il n’y a en effet que des changements de visage dans les ministères et des changements de vocabulaire, qui ne veulent strictement rien dire. Que signifie «patriotisme économique» lorsque l’on a tourné le dos depuis «l’ouverture chadliste», à toute autre forme d’économie sinon le «mangeoirisme» généralisé ? Que signifie ce genre de formule sinon, à la lettre, une politique économique très largement teintée de keynésianisme, c’est-à-dire d’une combinaison «planifiée» d’actions économiques où le secteur privé agirait sous l’autorité d’une guidance «pesée – réfléchie» émanant d’autorités étatiques éminemment soucieuses de mener une politique économique

1/autocentrée (visant l’autosuffisance et la satisfaction des besoins essentiels des citoyens avant tout),
2/ inflationniste (où l’Etat est aussi investisseur dans les secteurs stratégiques de la nation surtout : monopoles naturels et ressources clés comme les hydrocarbures…),
3/ autoritaire et protectionniste (un peu comme la Chine, où l’on voit l’Etat tracer les contours des activités économiques et leurs directions futures),
4/ sociale-économique (visant en priorité l’amélioration des forces productives et des conditions de vie-travail : investissements massifs dans l’éducation, les infrastructures, l’agriculture…).

Or où voit-on cela dans les plans et annonces de nos politiques économiques, sinon dans les grandes déclarations d’intentions auxquelles nous sommes habitués, depuis des décennies ? Il est plus qu’évident que notre économie en est une de commerce primaire, de pizzerias-gargotes, de rentes appuyées sur le contrôle occulte de nos principales richesses, de blanchiment d’argent accaparé (se rappeler l’affaire Khalifa), de nouveaux riches extravertis qui se prennent pour des entrepreneurs et qui se croient incarner le décollage économique algérien. Décidément, tout cela n’est pour moi que paroles et mesures de type «cosmétique», où on masque notre désarroi politico-idéologique derrière des mots et des slogans. Ceci dit, je ne peux qu’être pour (et c’est mon discours inlassablement répété depuis des années) une politique économique «patriotique» et keynésienne (protectionnisme, intérêt national avant tout, règles de finances et d’investissements strictes et respectées par tous, surveillance de l’investissement étranger, élargissement le plus ample de l’assise de la demande effective sur le salariat…). Mais lorsque l’opacité et les scandales – vite étouffés -, continuent à accompagner le cœur même de ce qui devrait être le moteur de notre économie, les hydrocarbures et ce qu’on en fait, je ne vois vraiment rien de nouveau à l’horizon, Union européenne ou pas…

Le Maroc et la Tunisie, semble-t-il, ont amorcé avec succès un partenariat avancé et privilégié avec l’Union européenne, l’Algérie, elle, au contraire, gérerait les contrecoups nocifs d’un «étrange» accord de libre-échange. Que pensez-vous de cette situation ? Y a-t-il une alternative pour l’Algérie ?

Tout d’abord, connaissant passablement la situation marocaine et tunisienne, je dirais que nous sommes en présence d’effets de court terme, et de développement essentiellement de secteurs dits «tertiaires non marchands» comme les loisirs, les terrains de golf, les lieux de villégiature, les spectacles, les lieux de «détente» pour classes huppées, la consommation de luxe… Un peu comme ce qui est arrivé au Mexique, où après une quasi euphorie de 2 à 3 ans, entre 1994 et 1999 environ, ledit «libre échange » avec le Canada et les USA a tourné pour les Mexicains au cauchemar économique : de centaines de milliers de PME-PMI en faillite à cause des afflux de produits et services made in US et Canada, des foules de cohortes de chômeurs déguisés, payés pour ne pas mourir le lendemain, des non moins cohortes livrées à des néo-esclavagistes saisonniers pour (notamment) l’agriculture US et canadienne (un peu comme cela se passe pour la main d’œuvre saisonnière sélectionnée marocaine offerte chaque année aux fermiers espagnols)… Tout «accord de libre échange » qui se respecte implique un minimum d’homogénéités (universitaires, académiques, culturelles, technologiques, dotations de facteurs, valeurs ajoutées industrielles, forces monétaires…, puissance gestionnaire de l’Etat, fiscalité…) entre les pays entrant en «libre échange». Sinon, c’est un échange entre Goliath et David : le plus fort l’emporte et impose son diktat et ses intérêts, un point c’est tout ! Il suffit de songer à ce que l’UE a fait pour mettre à niveau (donc en état d’homogénéités) les pays en «arrière» tels que l’Espagne et le Portugal, afin qu’ils puissent «libre-échanger» avec la France, l’Allemagne… (dans un esprit d’intérêts réciproques bien pensés : ajouter deux pays «attardés» au «corps central» européen n’aurait fait qu’affaiblir tout le monde) : tout simplement d’énormes plans (étatiquement guidés et à fonds perdus !) tel le gigantesque «Plan Da Vinci». Qu’y a-t-il de tel entre l’UE et la Tunisie, le Maroc ou l’Algérie ? On me rétorquera à juste titre qu’il ne s’agit pas d’entrer en «union», soit, mais entrer en «libre-échange» en situation de simples fournisseurs de «compléments bon marché» aux pays de l’UE est encore plus intenable.

Le gouvernement amorce également une nouvelle politique appelée « renouveau agricole et rural». Sommes-nous réellement en face d’une nouvelle stratégie agricole ? Si oui, sur quoi porte-t-elle essentiellement sachant que le bilan du PNDRA n’a pas été encore fait ?

Bilan du PNDRA ou pas, la situation catastrophique du secteur agricole algérien n’est un secret pour personne. Qui, en Algérie, ignore que nous importons sûrement pas loin de 90% de ce que nous mangeons
(et je ne dis pas consommons !) ? Il y a belle lurette que le béton des méga-complexes et des non moins méga villas et châteaux de nouveaux riches ont saccagé une bonne partie de nos meilleures terres, de la Mitidja à la vallée de Chlef… Il y a aussi belle lurette que l’âge moyen du «vrai» paysan, sachant planter, quoi planter, où planter… a dépassé les 70 ou 80 ans ! De plus, l’indigence de la formation (quantitative et qualitative) de techniciens agricoles et agronomes (quand ils ne fuient pas à l’étranger) est plus que notoire (d’ailleurs, seulement 13% de l’ensemble des filières de formations supérieures sont de type «technique », depuis l’agriculture jusqu’à l’informatique, la physique… : ce qui est un scandale devant les besoins criants du pays). Alors, je pose la question : d’où viendra ce renouveau agricole et rural, quand on a à ce point, négligé depuis trois générations, paysans, techniciens, agronomes, terres agricoles… ? Par où commencer (quand on sait, de surcroît, que se vendent, en catimini, à des intérêts étrangers de bonnes portions de nos meilleures terres ?). Il faut un minimum de cohérence entre ce que l’on dit et ce qui est fait ! Stopper ventes et saccages des terres arables urgemment, récupérer ce qui peut encore l’être et investir massivement dans la réhabilitation du paysan et la formation à l’agriculture «écologique », seraient les tout premiers pas à annoncer et à entreprendre.

Toujours dans le secteur de l’agriculture, certains experts pensent que l’adoption récente par le Conseil des ministres de la nouvelle loi sur l’orientation agricole, notamment sur le point ayant trait à l’exclusion des étrangers dans l’exploitation des terres agricoles est une erreur, il y a eu une sorte de précipitation, puisqu’on aurait pu tirer profit de leur expérience à l’avenir. Etes-vous de cet avis ?

Exclure les «étrangers» pour les exclure, n’a en soi, bien entendu aucun sens. On a toujours quelque chose à apprendre de l’autre : voir ce que le Japon a fait et ce que la Chine fait en ce sens est toujours très instructif. Mais cela implique élites préoccupées du bien de la nation d’abord… y compris lesdites élites privées, dont l’intérêt bien et intelligemment pensé serait de mettre une majeure partie de leurs gains dans la formation, la qualification, la mise à profit de la présence de ces «étrangers» qui ont des choses à nous apprendre… au lieu de mettre presque tout ce qu’ils «gagnent» dans l’ostentation consumériste, dans les palaces en Europe ou Dubaï, les villas-palais aux abords d’Alger… et les voitures futuristes ! Cela n’est pas un comportement d’entrepreneurs conscients et intelligents mais de parvenus aussi frivoles que globalement nuisibles à long terme. Donc, comme le modèle chinois nous en donne l’exemple frappant (malgré bien des problèmes, bien sûr) : une politique économique globale (de l’agriculture à la pétrochimie) autocentrée d’abord, autoritaire ensuite (avec élites politiques aussi intègres que possible : nul n’est saint, ni parfait), enfin axée sur un «socialisme de marché» qui met l’économique au service du bien-être général et de l’évolution du peuple avant tout. Car il faut bien intégrer ceci : le seul et unique «avantage compétitif » d’un pays, c’est le degré d’éducation et de culture de son peuple ! Rien d’autre ! Et surtout pas le niveau d’enrichissement de ses plus riches !

Les réformes «d’économie de marché», en Algérie, ont débuté à la fin des années 1980, c’est-à-dire à l’ère du néolibéralisme. Trente ans plu tard, l’Algérie retrouve les mêmes pratiques et surtout les mêmes problèmes, avec peut-être plus d’intensité dans ce modèle néolibéral. Que faut-il faire selon vous pour que le pays sorte du piège de l’économie rentière ?

Oui, dès l’ère du chadlisme, je dirais, on a commencé à parler pour l’Algérie, «d’ouverture » économique. C’est-à-dire de recul de l’Etat comme intervenant et guide dans les politiques économiques. Comme si
«Etat» était synonyme de «fermeture»… On ne sait trop à quoi, mais sûrement «fermeture » devant les boulimies et désidératas des classes riches et dominantes. On a très vite confondu, Reaganisme et
Thatchérisme aidant, que revenir au «laisser- faire» total et débridé du capitalisme sauvage du 19e siècle était ce qu’il y avait de mieux à faire pour promouvoir croissance et développement tous azimuts. On en voit les résultats ! La «crise mondiale» actuelle n’en est qu’un avant-goût.

Car on a voulu (les classes dominantes, particulièrement US, qui ont mis un Reagan au pouvoir tout à fait à propos) compenser l’impossibilité de «croissance infinie» de l’économie réelle (nul ne peut faire infiniment de profits avec infiniment d’arbres, par exemple, puisque la Terre ne donne pas d’infinité d’arbre etc.), par l’infinitude illusoire de la multiplication du numéraire par le numéraire : la spéculation, l’économie financière et boursière. C’est-à-dire l’économie casino : à la bourse de type capitalisme financier à la US, on ne «place» pas ses économies, on les «joue», exactement comme dans un casino… On a bien vu ce que cela a donné avec l’affolement du système financier mondialisé et l’effondrement de la bulle immobilière démarrée avec les subprimes (hypothèques fictives) aux USA. A mon avis, l’Algérie cumule les problèmes de l’économie mondiale en crise : une économie de rente basée sur 95% de recettes en hydrocarbures, ces mêmes recettes transformées en partie en importations de presque tout, y compris la main-d’œuvre pour construire nos routes et immeubles, une autre partie en fortunes individuelles aussi soudaines qu’incroyablement élevées, et une troisième partie en pseudo entreprises qui ne font que «acheter-revendre» sans pratiquement aucune valeur ajoutée locale, divers biens et services qui vont de la pizza aux merguez, en passant par les matériaux de construction. Le néolibéralisme n’est que mirage aux alouettes, farouchement profitable aux pays riches et aux classes riches des pays pauvres… mais, même là, hélas pour tout le monde, à court terme et avec de plus en plus de crises meurtrières.

L’ex-ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, Abdelhamid Temmar, n’est pas parvenu à instaurer une véritable stratégie industrielle. Il semble qu’on hésite toujours sur les grands choix de la politique économique. Ne s’agit-il pas là d’un autre retard préjudiciable pour l’Algérie ?

Abdelhamid Temmar ou pas, nul ne peut aujourd’hui savoir quoi faire avec les dérives de cette démentielle économie néolibérale qui a déferlé sur le monde, par la grâce des non moins démentiels désirs de «profits maximums infinis» des classes dominantes des pays riches en premier. Il suffit de voir à quel point les pays du G-8 et du G-20 ne savent, mais absolument pas, quoi faire devant une crise mondiale de l’économie (devenue pure finance spéculative) qui les dépasse tous ! Lorsque des DSK, des Obama, des Bernanke, des Tricher… et des Geitner ne savent plus du tout à quel saint se vouer, que voulez-vous qu’un Temmar fasse ? Cette folle économie financière livrée à elle-même est exactement comme une immonde démente créature ayant échappé à son Dr Frankenstein ! Nos «économistes» néolibéraux dominants (qui plaisent souverainement à tous les riches et classes dominantes de ce monde) ont tout simplement créé un monstre économique- financier qui les dépasse ! Ils ne savent plus du tout quoi faire, point ! Ils font ce qu’ils ont toujours fait (Alan Greenspan en a été le gourou absolu durant des années) : recourir massivement à la planche à billets pour réalimenter l’infernal cercle vicieux «offre de crédit consommation- sur-demande de crédit…». Cela a donné l’ubuesque sauvetage des brigands des grandes bourses et banques, à coups de milliers de milliards de dollars… au point où toute l’économie US (à commencer par son fleuron GM) n’est plus qu’une sorte de bizarre «communisme d’Etat» auquel personne ne comprend plus rien ! Alors que dire de l’Algérie et de ses «stratégies» ! Comme je le répète depuis des décennies, suivre le modèle US, ne peut que conduire de retard en retard (on le sait depuis le siècle dernier lorsque le modèle des pays du Nord européen et de l’Asie du Sud-Est -sans parler de la Chine aujourd’hui-, l’ont définitivement supplanté avec leurs qualités des produits – services et de vie des citoyens… Sortir, urgemment, de tout ce qui peut ressembler au néolibéralisme et au modèle US, est une «stratégie» de toute première importance pour l’Algérie actuelle.

Le traitement de certains grands dossiers à l’image de Sonatrach, ne renvoit-il pas une mauvaise image de l’Algérie ?

Je crois que cela devait arriver (ou plutôt se révéler) un jour ou l’autre, car qui ignore, ou fait semblant d’ignorer, dans notre pays, que bien des «scandales» couvent sous les tapis ? A mon avis, ces deux cas ne sont que l’une des pointes de multiples icebergs de détournement, de trafic de haut niveau, de malversations, d’abus de biens sociaux… qui finiront par émerger un jour ou l’autre. Mais recherchera-t-on vraiment les coupables, les fera-t-on passer devant une «justice» quelconque… là est le problème crucial.

Il y a longtemps, bien avant «l’ouverture chadliste», que tout un chacun sait (ou soupçonne à tout le moins) que les soudaines colossales fortunes surgies en Algérie (ou d’Algériens hors d’Algérie) dès les débuts de la fin de l’ère Boumédiène, ne sont pas le fruit du hasard ni de l’effort. L’image de l’Algérie est ternie (euphémisme) dans et hors du pays, bien longtemps avant ces affaires que vous citez, hélas ! Et leur «traitement» comme vous dites, ne peut que ternir encore davantage cette lamentable image. Plusieurs hauts affairistes, ministres, hauts fonctionnaires… auraient déjà dû être devant des commissions d’enquête publique, démis de leurs fonctions, traduits devant des tribunaux… mais, comme le dit le si sage dicton populaire, «lorsque l’on veut nettoyer des escaliers, il faut commencer par le haut»… Il est tellement dommage que notre pauvre pays ait si terriblement mis de côté ses (vrais) intellectuels, ses authentiques moudjahidine, ses élites intègres… tous et toutes poussés à l’exil (intérieur ou extérieur) faute d’avoir le moindre droit au chapitre.

Le «mangeoirisme» effréné, l’exemple venant assez vite de très haut, a fait de tout Algérien un insatiable prédateur aussi boulimique que sans scrupules. Au moins deux à trois générations en sont à la fois les acteurs et les victimes : qui arrêtera ce chaos ?

Peut-on savoir sur quoi le professeur Aktouf se penche actuellement ?

Vous voulez absolument me pousser à parler de moi à la troisième personne, comme un certain Delon ? Hé bien, par pur jeu, je vais y consentir ! Le «professeur Aktouf» se penche en ce moment, et son tout dernier livre «Halte au gâchis : en finir avec l’économie-management à l’américaine » , en témoigne de façon, je crois assez prometteuse, sur les raisons et causes profondes de l’échec cuisant d’un système qui se présentait comme irrésistiblement «rationnel» et universellement applicable, le système du «marché» fair-play, au-dessus des égoïsmes personnels, appelant en quelque sorte les humains à être pratiquement malgré eux, les acteurs inconscients et involontaires d’un monde de «concurrence pure et parfaite» où seuls les bons usages des bons «avantages compétitifs» feraient des «gagnants» qui, pour encore mieux «gagner», ne feraient que générer tout autour d’eux, de multiples autres «gagnants» ! C’est ce que promettait la belle «Mondialisation heureuse» comme l’a ingénument écrit un certain Alain Minc il y a quelque 10 à 15 ans. Il (le professeur Aktouf) se penche également sur les métamorphoses de plusieurs pays d’Amérique latine comme le Venezuela, le Brésil… la Chine… la Russie… et les constants succès des pays du Nord de l’Europe, du Japon… quels que soient les bas et les hauts conjoncturels. Et… de tout cela. Il compte bien tirer quelques pistes et leçons pour nos pays du tiers monde en général et de l’Afrique en particulier.
Entretien réalisé

par Massinissa Boudaoud
: Algérie News

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