Lors d’une table ronde organisée par la section FFS de Tazmalt/ Les syndicalistes déclarent: “La rentrée sociale sera une «DJAHENAMA» pour le pouvoir”

21 août, 2011 Posté dans Opposition politique en Algerie

DE TAZMALT : HOCINE AISSA. 

A l’occasion de la célébration du 55ème anniversaire du Congrès de
la Soummam, la section FFS de Tazmalt a choisi de marquer cette date historique par l’organisation d’une table ronde dont la thématique a été: “les préoccupations et les souffrances quotidiennes des Algériens 55 ans après le Congrès de
la SOUMMAM”.

En cette journée du 18 août à 21h30, la maison des jeunes de Tazmalt était archicomble et exigüe pour contenir le nombre important de citoyens venus assister à cette table ronde.

Tout le monde s’accorder à dire que vue l’excellente préparation effectuée par les militants du parti et la présence d’un panel important d’acteurs syndicaux, l’affluence des citoyens ne pouvait que déborder les capacités d’accueil de la salle des conférences de la maison des jeunes.

Le premier secrétaire de la section de Tazmalt a pris la parole en premier lieu pour souhaiter la bienvenue à l’assistance ainsi qu’aux animateurs, tout en présentant l’ensemble des animateurs et la thématique de la table ronde.

L’assistance s’est ensuite levée pour saluer l’hymne national et observé une minute de silence dédiée aux martyrs de la révolution ainsi qu’à tous les martyrs des luttes pour la liberté et la démocratie.

Le P/APC de Tazmalt a axé son intervention sur la situation sociale précaire des Algériens tout en dénonçant le pouvoir dans sa politique de paupérisation généralisée.

Khaled Tazaghart, membre du conseil national du FFS, a enchainé en faisant le parallèle entre les couffins de ramadhan distribués en fanfare par les autorités et les bons de rationnement de l’époque coloniale, tout en décortiquant les unes après les autres «les pratiques colonialistes» du régime actuel en commençant par la confiscation de l’indépendance par les supplétifs de
la France coloniale en arrivant au détournement de l’argent du peuple qui alimente les caisses des banques américaines et européennes et qui fait le bonheur des financiers des ces pays.

Comme il a insisté pour dire à plusieurs reprises, en reprenant les déclarations du Président Hocine Ait Ahmed, que le congrès de
la Soumam, et ses résolutions, n’est pas de l’histoire ancienne, il est plus que jamais d’actualité.

Par ailleurs il a expliqué que le combat libérateur n’est pas encore achevé d’où la nécessité historique absolue d’honorer le serment de nos martyrs pour libérer l’Algérie et les Algériens.

En parlant des syndicats présents, il a affirmé que le FFS a choisi son camps qui est celui de la société dans son avenir et son devenir, comme il a fait remarqué que le FFS a toujours su choisir ses partenaires en rendant un vibrant hommage aux syndicats autonomes qui ne cessent de lutter sans relâche pour acquérir le droit d’avoir tous les droits.

S’en est suivi l’intervention du jeune Lekrim Boualem du mouvement national des chômeurs, maitrisant son sujet il a démontré à l’assistance le non-fondé de toutes les solutions préconisées par le pouvoir pour régler le problème endémique du chômage, tout en attirant l’attention sur le jeu farfelu mais dangereux des chiffres sur lesquels le pouvoir s’amuse à jouer.

En terminant il a exhorté tous les chômeurs de Tazmalt à s’organiser en comité et en coordination et rejoindre massivement le comité nationale pour les droits des chômeurs.

De son coté Belkacem Mellikech de la coordination autonome des étudiants a agréé l’assistance par un large tour d’horizons des luttes estudiantines en abordant le rôle primordial des étudiants dans tout changement démocratique qui doit intervenir dans la société Algérienne.

Ne cessant de répéter que tout un chacun a le devoir de s’engager dans des luttes quotidiennes pour arracher les droits nécessaires à l’épanouissement de toute la société et assurer une paix sociale durable à toutes le franges de la société.

En outre les représentants des syndicats de l »éducation à savoir : Slimane Zenati, Zahir Milane et Zoubir Messaoudi respectivement coordinateur CNAPEST de Béjaia, coordinateur UNPEF de Bejaia et coordinateur CNAPEST de Bouira, se sont largement étalés sur leurs luttes pour une école algérienne moderne tournée vers l’avenir.

Ils ont tous dénoncer le gestion sécuritaire et judiciaire des mouvement sociaux(en parlant des comités sécuritaires installées dans différents wilayas et même au sommet à Alger pour suivre et casser toute tentative de fronde et des fois dirigés même par le DRS, et le mise en branle de la machine judiciaire pour intimider les grévistes).

Pour faire face à l’intox et au pourrissement, ces syndicats ont toujours pris leurs responsabilités pour concilier leurs revendications légitimes et ne pas compromettre l’avenir des élèves.

Ces derniers ont appelé l’ensemble des parents d’élèves à s’inscrire dans la même dynamique pour sauver l’école Algérienne et l’avenir de leurs enfants, parce que expliquent-t-ils le pouvoir est entrain d’hypothéquer l’école avec ses réformettes qui ne cessent de déboussoler les enseignants et les élèves.

Chaque rentrée scolaire le pouvoir concocte une réformette cocotte-minute et l’impose à nos futures générations.

Unanimement ces syndicalistes s’accordent sur la nécessité du dialogue entre les différents acteurs syndicaux autonomes pour un travail unifié pour constituer un bloc fort à même de consolider la dynamique protestataire.

Par la voix du coordinateur de l’UNPEF, le gouvernement est mis en demeure de satisfaire toutes les revendications des syndicats autonomes sinon, et tout en assumant leurs responsabilités, ils promettent une rentrée sociale et scolaire d’enfer pour le pouvoir.

De sa part Ali Yahia, président du conseil national des communaux affilié au SNAPAP, a révélé la situation dramatique des fonctionnaires des communes et la précarité de la majorité des postes d’emploi au niveau des communes en qualifiant les communaux d’enfants pauvres de la fonction publique qui ont toujours étaient pris en otage par le syndicat du régime UGTA.

Il a expliqué les motivations de la suspension de leur grève cyclique mais il a promis que leur détermination pour arracher leurs droits reste intacte et qu’ils sont convaincus que leur démarche est jute face à un pouvoir qui s’entête à les ignorer.

Ils est à signaler que l’ensemble des animateurs ont salué le FFS pour cette tribune d’expression et de débats ,mais ils expliquent qu’ils sont pas du tout étonnés d’être invités par le FFS qui est pour eux le seul parti qui soutient et accompagne les syndicats autonomes dans leurs incessantes luttes.

Au environ de 1h du matin s’en est suivi un débat fructueux qui a généré une communion extraordinaire entre l’assistance et les animateurs de la table ronde, tout cela a enrichi considérablement les débats avec une conclusion finale adoptée par tout le monde pour dire que la crise est éminemment politique d’où la nécessité d’une solution politique globale.

A 2h du matin a pris fin cette table ronde qui a été une immense satisfaction pour les organisateurs (la section de Tazmalt),les représentants des syndicats autonomes et u peu plus pour l’assistance qui a exprimé le souhait de voir ce genre de rencontres se multiplier davantage, chose promise par les militants de la section de Tazmalt.

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