aitahmed1

Réaliser les Objectifs du Développement Durable

Introduction

En préambule, il y’a lieu de rappeler que la raison d’être du FFS est de réaliser, pacifiquement, les aspirations politiques, économiques et sociales de la population, en ayant toujours à cœur la préservation, en toutes circonstances, de l’unité et de la souveraineté nationales.

 Le combat du FFS, depuis sa création en 1963 à ce jour, s’est focalisé sur le terrain politique, en luttant, dans le prolongement de la Déclaration du 1er Novembre et de la Plateforme de la Soummam,  pour l’exercice du droit des Algériens à l’autodétermination avec l’élection d’une Assemblée constituante, l’édification d’un Etat de droit, l’instauration de la démocratie, le respect des libertés individuelles et collectives.

 Si le Parti accorde ainsi la priorité au combat politique, pour que les citoyens choisissent démocratiquement leurs institutions et leurs dirigeants, dans des scrutins libres et transparents, c’est parce qu’il considère que le développement économique et le progrès social dépendent fondamentalement des institutions et de la volonté politique des dirigeants.

 Ce combat politique, pour que les citoyens aient et exercent tous leurs droits, est toujours d’actualité. Le FFS l’a conduit et continuera à le conduire dans les institutions, à travers ses élus, et sur le terrain aux côtés de la population, avec ses militants et les mouvements associatifs indépendants et tous ceux qui partagent les idéaux, auxquels notre Président Hocine AIT AHMED  a voué toute sa vie.

Le contexte

Pour comprendre l’économique et le social dans notre pays, il faudrait analyser d’abord le contexte dans lequel nous évoluons.

Sur le plan international, la crise financière structurelle et durable qui frappe les pays développés membres de l’OCDE notamment l’Europe et les Etats Unis  fortement endettés, les a amenés à repenser leur stratégie pour capter les matières premières, notamment énergétiques, et ouvrir de nouveaux marchés à leurs produits face à la concurrence des pays émergents Brésil, Russie, Inde et Chine, (BRIC). A cet effet, ils agissent sur trois fronts:

– Economique en prônant la liberté totale des échanges, permettant à leurs firmes d’exporter leurs biens et services dans les pays en développement, comme le nôtre, sans contrepartie sachant que la réciprocité est inapplicable par manque de produits à vendre  ou du fait des protectionnismes tarifaires ou non tarifaires plus ou moins déguisés qu’ils ont mis en place à dessein.

– Politique, en prônant la défense des droits de l’homme et de la démocratie dans les pays hostiles à leur stratégie d’expansion capitaliste, en apportant leur soutien aux oppositions et aux sociétés civiles en vue de changer les régimes et d’amener au pouvoir des personnels favorables  à leurs intérêts, qu’importe leur idéologie démocratique, islamiste ou autre. Par ailleurs, ils apportent en même temps et sans se contredire leur appui aux dictatures qui s’engagent à sauvegarder ces mêmes intérêts.

 Militaire, en prônant l’intervention armée, avec ou sans la caution des Nations Unies, et/ou des organisations politiques régionales, pour chasser les pouvoirs en place qui n’ont pas pu ou su préserver la stabilité du régime et de ce fait constituent une menace pour leurs intérêts ou ceux de leurs alliés, dans la région.

Sur le plan régional, cette mondialisation prédatrice a trouvé un terrain favorable dans le monde arabe et se développe dans tous les pays recelant des ressources naturelles abondantes ou disposant d’une position stratégique en Afrique, en Asie et en Amérique Latine, sur terre comme sur les océans. Nous  ne citerons pas de pays en particulier, mais, ce qui se passe  à nos frontières, nous concerne et ne peut nous laisser indifférents car notre intégrité territoriale ainsi que notre souveraineté nationale, se trouvent visées pour ne pas dire menacées.

Notre vision  de l’économie et  du social

Cette vision s’inscrit dans le cadre de la réalisation des « Objectifs du Développement Durable » adoptés par les Nations Unies à la conférence Rio+20 de 2012. Ces objectifs placent la promotion du bien être humain au cœur de toute stratégie de développement, laquelle doit intégrer de façon systémique les dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles. Cette stratégie repose sur une planification à moyen et long terme et sur une économie sociale de marché.

Les lignes de force de cette stratégie sont les suivantes:

A- Sur le plan économique

1- Concevoir et mettre en œuvre un développement économique, avec et pour la population

Le développement conçu de bas en haut à partir des besoins exprimés par les populations et leur participation au niveau de chaque territoire, permettrait une allocation rationnelle des ressources et une meilleure prise en charge des aspirations de ces populations.

Cette approche territoriale du développement implique des changements dans l’organisation administrative du pays, avec la création de régions économiques dotées de moyens conséquents et spécifiques, en fonction de la géographie et des potentialités de chaque territoire. Elle impliquera également une gestion rationnelle de l’espace et du foncier industriel qui incitera, en premier lieu, les investisseurs créateurs de richesses et d’emplois.

2-Décentraliser et autonomiser le pouvoir de décision économique

A cet effet, il faudra engager une profonde réforme de l’Etat, pour donner plus de pouvoirs administratifs et financiers aux collectivités locales. Ceci nécessitera une révision  appropriée de la fiscalité, en particulier, et de la politique des finances publiques, en général.

Une charte de l’Entreprise publique et privée doit pouvoir soustraire ces entités économiques de la culture rentière et du dictat bureaucratique et libérer les initiatives sur le plan national et international. L’objectif est de favoriser la création d’entreprises dans le secteur productif par les jeunes diplômés en quête d’emploi, grâce à des programmes, dans chaque wilaya, de formation et d’accompagnement à l’entreprenariat lesquels viendront renforcer le dispositif actuel de l’emploi des jeunes.

3- Soustraire les secteurs stratégiques à l’appropriation par le capital étranger

A ce sujet non seulement la vigilance s’impose, mais il faudra prendre des engagements fermes et les réaliser, coûte que coûte, selon les  axes stratégiques suivants :

* Développer l’exploration minière par les moyens nationaux et limiter la production à la consommation énergétique du pays, aux besoins de transformation en produits dérivés et au financement de l’économie, en évitant de prendre de nouveaux engagements à l’exportation plus que nécessaires. Car, garder nos ressources dans le sous sol est plus sécurisant et plus profitable pour les générations actuelles et futures que de les extraire pour les transformer en réserves de change dormantes, perdant de leur valeur et  bénéficiant aux banques étrangères.

* Promouvoir les énergies renouvelables, notamment le solaire, le nucléaire civil ainsi que l’industrie des dérivés du pétrole

* Disposer d’une position dominante dans tous  les secteurs stratégiques dont dépend le développement  économique du pays.

*Eviter, à tout prix, l’appropriation des ressources du sous sol par les intérêts étrangers. Il faudra notamment, s’interdire de confier l’exploration des gisements de gaz de schiste à des firmes étrangères, car ce type de contrat implique l’appropriation et l’exploitation des gisements par ces firmes. En d’autres termes, si la prospection des gaz s’avère nécessaire, il faudra le faire par les moyens nationaux en procédant à cet effet à l’acquisition de la technologie appropriée. Dans tous les cas, la production des gaz de schiste ne se fera pas en l’absence d’une technologie qui garantisse la préservation des nappes phréatiques et de l’environnement.

4-Réduire notre dépendance économique en visant à satisfaire les besoins primaires de la population par la production nationale

En d’autres termes, il faudrait diversifier l’appareil de production et l’orienter vers la substitution des importations et la promotion d’exportations hors hydrocarbures. Des actions urgentes s’imposent, en particulier :

–          sur le plan alimentaire, en mettant tout en œuvre pour réaliser une autosuffisance en céréales à travers une politique agricole efficace (notamment l’aquaculture, l’agroalimentaire, la pêche et l’élevage)

–          sur le plan du logement, en renforçant les capacités de production de matériaux de construction et en développant les capacités d’engineering et de réalisation publiques et privées.

5-Favoriser l’intégration régionale dans le cadre des complémentarités existantes comme première étape à une insertion dans l’économie mondiale. Quant à l’adhésion à l’OMC, elle doit s’inscrire dans le cadre d’une ouverture progressive et contrôlée de l’économie, sauvegardant la production nationale et l’emploi, tout en s’ouvrant, à court terme, dans un cadre régional, notamment, l’Union Maghrébine et l’Union Africaine.

B- Sur le plan social

1- Assurer l’accès, de tous, aux services sociaux de base par l’instauration d’un Etat social moderne.

Le progrès économique est indissociable du progrès social. La création de richesses est du ressort de l’Entreprise publique et privée, la juste répartition de ces richesses relève de la responsabilité de l’Etat. Cette juste répartition doit veiller à la réduction des disparités et permettre l’accès de tous aux services sociaux de base. A cet effet, il faudra combler le retard pris dans la construction des infrastructures sociales permettant à la population, dont les besoins croissent avec la démographie, d’accéder à ces services, tels que l’eau, l’électricité et  revoir impérativement la politique nationale du logement.

2- Garantir un revenu social minimum aux familles sans ressources

Pour instaurer et garantir au mieux le progrès social, des mécanismes forts connus des économistes, existent : gratuité des soins et de l’éducation, subvention des produits de première nécessité,allocation d’un revenu social minimum aux personnes vulnérables et aux familles sans ressources, crédits bonifiés pour accéder à des logements sociaux. Il est plus que nécessaire de passer de la solidarité par l’assistanat à la solidarité active.

3- Respecter la dignité du citoyen

Mais plus fondamentalement, c’est le respect de la dignité du citoyen qui est le véritable enjeu, en ne faisant pas de lui un assisté, mais un citoyen responsable protégé par les lois( code de travail, convention collectives…etc), qu’il faudra garantir par la création d’emplois, la facilitation de création d’activités génératrices de revenus, et surtout en le faisant participer aux choix économiques et sociaux le concernant au niveau de l’entreprise  et au niveau de sa commune en tant que citoyen, et ce, en constitutionnalisant au besoin les mécanismes de participation et de dialogue social.

C- Sur  le plan environnemental

Le développement, pour qu’il soit durable implique à la fois la croissance de l’économie, le progrès social et la préservation de l’environnement.

1-Sensibiliser et mobiliser la population, les écoles et les acteurs concernés à tous les niveaux

La sauvegarde de l’environnement est l’affaire de tous.

2- Concevoir et mettre en œuvre un programme au niveau national et local

La sauvegarde de l’environnement exige l’adoption d’un programme à court, moyen et long terme, en visant notamment l’assainissement, l’aménagement des espaces verts, l’efficacité énergétique et l’adaptation aux changements climatiques.

D- Sur le plan culturel

1-Poursuivre le combat pour la reconnaissance de Tamazight comme langue officielle

La culture et la langue qui la véhicule sont parties intégrantes du développement durable. C’est le cas de la culture et de la langue Tamazight.  Leur préservation et leur enrichissement nécessitent des moyens conséquents que seule une reconnaissance, à part entière, dans la Constitution et par les institutions comme langue nationale et officielle, garantira.

Le FFS a lutté et continuera de lutter pour l’instauration de la démocratie et d’un Etat de droit à même de favoriser la réalisation de cet objectif.

En même temps, il dénoncera toute action visant à marginaliser, folkloriser, ghettoïser une culture et une langue millénaires, qui sont partie intégrante de notre identité et du patrimoine national.

2- Faire de la diversité culturelle une richesse nationale, en favorisant toutes ses composantes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s