FFS

 Le Conseil National a pris connaissance des modèles internationaux de consensus, en a tiré les leçons et, instruit par son expérience d’un demi siècle d’action politique, a conclu à la nécessité de réunir les meilleures conditions pour la tenue de la Conférence Nationale du Consensus et d’adopter un mode opératoire inclusif, participatif et transparent pour l’organisation de cette Conférence.

Les leçons à retenir

Il ressort de ces modèles des caractéristiques similaires, pouvant servir de référence pour la réalisation d’un consensus national pour un changement démocratique du système de gouvernance politique, économique, social, culturel et environnemental, notamment

  • La volonté politique du pouvoir,

Aucun processus de dialogue entre le pouvoir, l’opposition et la société civile n’a pu aboutir à un consensus national sans la volonté politique des régimes en place.

  • Le cadre du dialogue

Le cadre privilégié doit être inclusif, neutre, transparent et sans préalable. Les participants ont un statut identique, qu’ils soient du pouvoir, de l’opposition ou de la société civile.

  • L’organisation en commun de la conférence

Pour éviter un échec, l’élaboration du programme doit être un travail commun des parties prenantes de la conférence.

  • Le rôle de l’organisateur

Son rôle est celui de facilitateur. A ce titre, il doit:

–          avant la conférence, consulter les acteurs politiques et ceux de la société civile pour convenir notamment des objectifs et du programme de cette conférence.

–          pendant la conférence, modérer les débats

–          après la conférence, assurer le suivi des recommandations

  • La recherche d’un dénominateur commun

Pour arriver au consensus, il n’y a pas de chemins différents, ni de formules miraculeuses. Les différents acteurs disposés au consensus devront se préparer à céder, à renoncer à l’obtention du cent pour cent de leurs positions respectives, en cherchant un accord a minima possible. Dans le cas contraire, l’entente sera difficilement réalisable. Ceux qui arrivent à la table de négociation en exigeant le tout ou rien ont peu de chance de parvenir à leurs fins.

  • La progressivité et la persévérance dans la démarche

Une autre leçon à retenir des modèles de consensus est d’avancer à petit pas. Qui veut d’embler le tout risque de ne rien obtenir. C’est le cas le plus souvent. Il arrive ainsi que des acteurs s’excluent d’eux-mêmes de ces processus à cause de surenchères internes ou de calculs politiciens à court terme. Mais ceci n’empêche pas d’aboutir à un large consensus car le consensus national ne signifie pas unanimisme.

Le consensus ne s’obtient pas instantanément et ne dure pas indéfiniment. Des efforts de conciliation, avant, pendant et après sont nécessaires pour garantir le succès de tels processus.

  • Autres considérations

-Le consensus ne signifie ni la perte d’autonomie des acteurs, ni la fin de la compétition politique encore moins l’abandon de toute opposition.

– Là où les consensus ont pu se réaliser, la maturité politique des leaders a joué un rôle déterminant.

Dans le cas de l’Algérie

Le Conseil National tient à souligner que le Consensus National que le FFS veut contribuer à instaurer ne se substitue pas et ne constitue en aucun cas une démarche similaire aux autres initiatives.

Pour la simple raison que ces initiatives sont toutes construites unilatéralement, d’un côté ceux qui rejettent le système et de l’autre le pouvoir faisant peu de cas de ces derniers, alors que le Consensus National tel que recommandé par le 5ème Congrès du Parti est inclusif de tous les acteurs, du pouvoir et de l’opposition ainsi que de la société civile.

Ce Consensus National n’est pas défini à l’avance par l’un ou l’autre de ces acteurs, à travers une plateforme ou un programme, mais sera construit par l’ensemble des parties, dans un cadre neutre transparent permettant à chaque acteur, du système et de l’opposition, d’avancer ses propositions pour une meilleure gouvernance du pays sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental.

La Conférence du Consensus National offre ainsi le cadre approprié à ces acteurs pour présenter leurs propositions respectives et découvrir à cette occasion de possibles convergences et un large consensus sur des questions d’intérêt national.

Le Conseil National ne sous estime pas les difficultés de mise en-œuvre

La recherche d’un consensus dans le contexte politique national est une tâche complexe et risquée car sujette à critique par tous ceux qui pourraient y voir une menace pour leur position respective au sein du pouvoir ou dans l’opposition.

C’est la raison pour laquelle des précautions s’imposent surtout que c’est une première dans les annales politiques qu’un parti d’opposition lance une initiative pour la construction d’un Consensus National alors que de tous temps et en tout lieu une telle approche restait du ressort des gouvernements qui l’utilisaient pour élargir leur base de pouvoir.

Notre participation à la  conférence de la CLTD comme aux consultations sur la révision de la constitution initiée par le pouvoir vise à montrer l’intérêt que nous portons aux positions des uns et des autres ainsi que notre capacité unique à parler à tous, en toute confiance et sans préjugés, et de ce fait à même de les concilier dans le cadre de la reconstruction d’un consensus nationale en facilitant les échanges et la médiation entre tous.

En même temps, il faut bien admettre qu’il y a des incertitudes liées à la conjoncture politique nationale qui ne permettent pas d’identifier, le ou les acteurs au sein du régime en mesure d’engager le système dans la reconstruction du Consensus National et que les conditions ne sont donc pas encore réunies pour pronostiquer le succès de cette initiative.

Pour l’ensemble de ces considérations, Le Conseil National recommande :

-d’avancer dans la préparation de la conférence tout en restant vigilant face aux forces qui tenteraient d’entraver notre démarche.

-d’engager tous les acteurs dans toutes les étapes de ce processus, sans exclusive, afin que la conférence soit celle de tous les acteurs rassemblés et non celle du FFS. La réussite de cette conférence sera ainsi l’affaire de tous.

-d’organiser la conférence en deux phases : évaluer les divergences et les convergences lors de la 1ère phase avant d’engager la 2ème phase qui ne se tiendrait que si les conditions de consensus sont réunies.

-de continuer à promouvoir le consensus national, qui place le Parti au cœur du jeu politique et faire de lui un acteur incontournable de toute alternative démocratique.

– de poursuivre notre combat politique d’opposant au service de la population, car la recherche d’un consensus national n’implique pas l’arrêt de nos revendications pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des citoyens et n’empêche pas d’interpeller le pouvoir chaque fois qu’il y‘a violation des libertés individuelles et collectives.

-d’inscrire comme perspective à engager dès à présent de traduire sur le terrain le consensus projeté en implantant les structures du parti au plus proche des populations sur tout le territoire national.

Le Conseil National 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s