Discours du 1er secrétaire Mohamed Nebbou au Congrès fédéral de Tizi-Ouzou

Publié: 20 février 2016 dans actualité
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FFS

Chers camarades, chers amis,

Salam Alaikoum,  azul Fellawen,

Un congrès est un moment de retrouvailles entre militants, un moment de rassemblement, d’échange et de débat d’idées. Une opportunité pour réaffirmer notre engagement militant et notre serment de fidélité à nos valeurs et à nos principes primordiaux.

Un congrès est un événement d’une portée à la fois organique et politique. C’est un moment fort dans la vie de chacune de nos fédérations, mais il faut dire qu’à plusieurs titres, il a toujours été particulier celui de Tizi-Ouzou. Ce que cette dernière a vécu lors des funérailles de notre président Hocine Ait Ahmed illustre parfaitement la responsabilité qui est entre les mains des militantes et des militants de cette fédération.

Chers camarades,

L’enthousiasme qui a accompagné toutes les étapes de la préparation des assises qui nous réunissent aujourd’hui, démontre l’intérêt que vous portez à la construction démocratique de notre parti et à  la consolidation de ses structures.

La démocratie au FFS  est un socle, c’est un fondement. Nous l’exerçons d’abord à notre niveau avant de la préconiser comme modèle de gestion des affaires de la cité.

Nous sommes l’un des rares partis politiques en Algérie qui privilégie le suffrage universel dans les opérations d’installation ou de renouvellement de ses structures locales. Si nous avions choisi cette méthode c’est parce que nous sommes profondément convaincus  que seule la construction démocratique peut constituer un gage pour le développement et le renforcement de  notre parti.

Nous devons en être fiers, car c’est ce qui fait la différence entre nous et les autres. Presque tous les autres.

Chers camarades, chers amis,

Il est évident qu’un congrès est aussi un moment de compétition. Toutefois, la  compétition, la plus rude et la plus acharnée soit-elle, ne doit pas sortir du cadre  des règles démocratiques et du respect de nos textes. Elle  ne doit pas également primer  sur notre vision de l’avenir, sur la façon dont nous envisageons la prochaine étape, sur le coup d’après.

Vous le savez sans nul doute, ce congrès, malgré toute l’importance qu’il recèle, n’est pas une finalité en soit ; il ne doit, à aucun moment constituer une finalité pour nous.

Nous devons, tous ensemble, faire de ces assises le début d’un processus d’élargissement de notre base militante, un moment pour la consolidation de notre parti et une occasion pour s’ouvrir vers la société et nos concitoyens qui nous regardent, qui nous observent et qui attendent beaucoup du FFS.

Oui, les Algériennes et les Algériens nous respectent et attendent beaucoup de nous.

La formidable mobilisation nationale et populaire  et l’élan de solidarité extraordinaire qu’ont suscité les funérailles de notre Président Hocine Ait-Ahmed (Rahim ahou Allah Wa askanahou fassiha djinanih), démontrent l’attachement de nos concitoyens aux valeurs, aux convictions et aux principes qui furent au centre de la vie de l’homme d’exception qu’il a été et du parti qu’il a fondé.

Le décès du vieux militant a donné, à la jeunesse  notamment, la possibilité d’exprimer  sa ferveur pour ces mots qui imprègnent la pensée et l’éthique politique d’Aït Ahmed: Respect, Fidélité, Liberté.

Je vous dis cela, car nous devons être à l’écoute de cette jeunesse qui a, une fois de plus, prouvé sa maturité et sa reconnaissance à ceux qui sont au service de l’Algérie.

Il est de notre responsabilité et de notre devoir aujourd’hui d’encadrer politiquement cette jeunesse, de capter ses angoisses et ses aspirations et les transposer en une dynamique politique et pacifique en faveur de l’avènement d’un Etat de droit et d’une deuxième république, en un mot d’une Algérie libre, démocratique et heureuse.

C’est le meilleur hommage que nous puissions rendre à Hocine Ait Ahmed.

Au FFS, nous en avons fait notre idéologie et notre serment.

Chers camarades, chers amis,

La situation politique, économique et sociale de notre pays n’est guère reluisante. La chute des prix du pétrole a levé le voile sur un pays impuissant et un pouvoir autiste, en panne de visions et de perspectives. Le mythe du développement et de la stabilité économique et sociale, tant chanté, est vite tombé à l’eau. Il s’est avéré illusion et mensonge. Les répercussions de la crise et les effets néfastes de la politique d’austérité  se font sentir de plus en plus. La cherté de la vie, la dégringolade, sans cesse,  de notre monnaie nationale accable nos concitoyens qui s’enlisent dans la précarité et la pauvreté.

Face à cela : d’un côté,  le pouvoir en place n’affiche aucune volonté politique pour le changement de l’ordre établi. Il continue dans sa gestion unilatérale et autoritaire des affaires de l’Etat, sans se soucier des risques et des retombées  d’une telle gestion sur l’avenir du pays.

De l’autre, les ennemies de l’Algérie et les partisans des politiques du chaos et du morcellement des Etats redoublent de férocité.

Les uns comme les autres constituent un danger sur la pérennité de l’Etat-national, si aucun changement réel n’est amorcé.

Chars camardes, chers amis,

Aujourd’hui, deux semaines après le nouveau coup de force constitutionnel, rien n’a changé dans le vécu quotidien des Algériennes et des Algériens.

Nous l’avons déjà dit, ce n’est pas un texte qui est à l’origine de la crise politique, économique, sociale et morale que vit le pays, ce n’est donc pas un texte qui sortira le pays de cette crise qui s’aggrave de jour en jour.

Au FFS nous demeurons convaincus que la réponse à la crise doit être, globale, concertée, collective et consensuelle, d’où ressort l’urgence d’œuvrer au plus large rapprochement possible entre algériens de tous les horizons pour un consensus national à même de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et l’intégrité territoriale de l’Algérie.

Nous allons continuer à travailler et à ouvrir de nouvelles perspectives avec tous les partisans du projet patriotique et démocratique, car personne ne peut se dresser face à l’espérance démocratique  et patriotique que portent en eux les Algériennes et les Algériens.

Nous considérons toujours que la démocratie et le patriotisme sont inséparables. Ils sont encore plus  liés aujourd’hui qu’hier, surtout que les menaces qui pèsent sur notre pays ne font que s’accroître.

C’est pour cela que nous continuerons à opposer le patriotisme et la démocratie aux partisans de la division et aux prêcheurs de la fragmentation et du morcellement  des Etats, comme nous  continuerons à opposer la démocratie et le patriotisme aux partisans de la dictature,  du statu quo et de l’extrémisme.

Chers amis, chers camarades,

Nous avons toujours mis l’éthique au centre de notre action politique. Les 50 ans d’existence du FFS sont synonymes de constance et de cohérence dans les positions d’intégrité, de transparence et d’honnêteté. Que certains partis ou certains acteurs, connus pour leur versatilité et leur positions controversées, tentent aujourd’hui de s’agripper à la roue de l’histoire en intégrant le lexique, les propositions et l’analyse du FFS dans leurs discours, c’est tant mieux. Comme on le dit, vaut mieux tard que jamais. L’important est dans les bonnes intentions. Mais ne faut-il pas d’abord qu’ils commencent par reconnaître et assumer les erreurs et les fautes du passé ?

Chers amis, chers camarades,

Lors de la dernière session de notre conseil national, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses qu’engendrait une intervention militaire étrangère en Libye. Cela découle de notre doctrine refusant toute forme d’intervention dans les affaires d’un Etat souverain,  de notre attachement aux solutions politiques pour le règlement des conflits, et de notre refus aux politiques de la guerre qui aboutissent souvent à la destruction des Etats et à des situations humanitaires catastrophiques.

Chers camarades, chers amis,

Au moment où les ensembles régionaux se multiplient et s’érigent comme  la façon la plus appropriée pour résister à un ordre mondial dévastateur, la non construction du Maghreb pénalise tous les peuples de la région et s’avère irresponsable, voire suicidaire.

L’édification démocratique du Grand Maghreb est pour le FFS un projet stratégique, une revendication et une exigence à la fois historique, politique et économique. C’est la seule option qui peut garantir la paix, la stabilité et le développement pour les peuples et les pays de la région.

Cette construction ne peut se concrétiser sans dépasser les calculs étriqués et les visions étroites des pouvoirs en place, qui arrangent les intérêts des grandes puissances.

Chers camarades, chers amis,

Dans toutes ces luttes que nous menons, la pensée, les idées et le parcours de notre Président Hocine Ait Ahmed, continueront  à nous éclairer  et nous montrer le chemin pour la construction démocratique de l’Algérie et du Maghreb.

Merci pour votre attention

Je souhaite que ce congrès soit un plein succès.

Bon courage dans vos travaux.

Vive l’Algérie libre et démocratique

Vive le FFS

Gloire à nos martyrs

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