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Affaire Mecili, 26 ans de quête de la vérité

«La raison d’Etat a primé sur la justice», selon Ali Laskri

Avocat au barreau de Paris, membre fondateur du Front des forces socialistes (FFS) et militant acharné de la démocratie, Ali Mecili est assassiné devant l’entrée de son immeuble de trois balles dans la tête. 26 années sont passées depuis ce lâche assassinat et l’affaire Mecili demeure une plaie ouverte.

Lorsqu’on ouvrira cette lettre, se sera accomplie une destinée qui, depuis ma plus tendre enfance, n’aura jamais cessé d’hanter mon esprit… Je meurs sous des balles algériennes pour avoir aimé l’Algérie… Je meurs seul, dans un pays d’indifférence et de racisme… Je meurs pour avoir vu mourir l’Algérie au lendemain même de sa naissance et pour avoir bâillonné l’un des peuples de la Terre qui a payé le plus lourd tribut pour affirmer son droit à l’existence.» Ce sont quelques phrases écrites par le martyr de la démocratie, Ali Mecili, qui faisait l’objet de nombreuses menaces.

Des menaces qui passèrent à la phase de l’exécution un triste 7 avril 1987, à 22h35, à Paris. Avocat au barreau de Paris, membre fondateur du Front des forces socialistes (FFS), militant acharné de la démocratie, Ali Mecili est assassiné devant l’entrée de son immeuble de trois balles dans la tête. 26 années sont passées depuis ce lâche assassinat et l’affaire Mecili demeure une plaie ouverte. La famille et les compagnons de Mecili s’opposeront à toute fermeture du dossier tant que la justice n’a pas suivi son cours normal et que l’auteur et les commanditaires de cette liquidation d’une grande figure de l’opposition algérienne n’ont pas été jugés. «Il est toujours de notre devoir de rappeler que des militants épris de justice et de démocratie ont créé le FFS pour contrecarrer la dérive autoritaire du régime post-indépendance. Parmi ces hommes qui ont œuvré à sensibiliser les Algériens sur une autre manière de gouverner, il y avait Ali Mecili.

Considéré comme une véritable menace au régime autoritaire, sa liquidation physique a été programmée pour mettre fin au travail politique qui pouvait amener le changement en Algérie», note le premier secrétaire national du FFS, Ali Laskri, dans un message lu, hier, lors d’une journée hommage à Ali Mecili organisée par ce parti. Pour que le crime ne reste pas impuni et pour que la raison d’Etat cède enfin devant la justice, le Front des forces socialistes tient à rappeler continuellement que la vérité finira par triompher. «Depuis avril 1987, la raison d’Etat a primé sur la justice et la vérité. Le crime politique est resté jusqu’à ce jour impuni… Cette date consacrée journée du militant nous amène à œuvrer sans cesse pour que la lumière soit faite, que justice soit rendue à toutes les victimes et aussi pour faire vivre lors de cette journée les principes politiques, démocratiques et rassembleurs qui furent ceux d’Ali Mecili…», note Laskri.

L’hommage rendu à Mecili hier par le FFS s’est décliné en une journé

e de formation au profit des jeunes. Une manière de nourrir cette jeunesse aux mamelles du combat pacifique pour la démocratie et les droits de l’homme, dont se réclamait Ali Mecili. Ce dernier, œuvrait avant sa mort à unir les forces démocratiques algériennes afin d’imposer une alternative démocratique et voir enfin se construire l’Algérie pour laquelle il a milité sa vie durant. Né en 1940 à Koléa, Mecili s’est très tôt engagé dans la lutte pour la libération du pays. A l’indépendance, il continua son combat pour une Algérie libre et démocratique en fondant, avec Hocine Aït Ahmed, le FFS. Il connut les geôles de Ben Bella puis à sa libération en 1965, il part en France où il devint avocat.

Il n’a jamais cessé, aux côtés d’Aït Ahmed, de militer pour une Algérie

démocratique. Dans une conférence donnée quelques jours avant sa mort, Ali Mecili évoquait la fameuse raison d’Etat. «Il
y a la raison d’Etat qui fait que les états indépendants ont entre eux des relations diplomatiques, politiques, économiques qu’ils font passer au-dessus de toute autre revendication démocratique», disait-il. Sur une note de dépit, Mecili ajoute : «La Charte des Nations unies appuie la supériorité des droits de l’homme sur toute autre considération. Pourtant, la raison d’Etat triomphe sur tout l’échiquier politique international.» Il en sera victime quelques jours plus tard et 26 ans après, son assassin n’a pas goûté un seul jour d’emprisonnement.

Nadjia Bouaricha


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L’Algérie, cette terre maudite, dont le peuple sera condamné à l’oppression et à toute sorte d’injustice pendant presque les deux derniers siècles qui viennent de s’

écouler, verra mourir assassinés ses meilleurs hommes et femmes, pour le seul tord de l’avoir trop aimé et de lui avoir été rester fidèles jusqu’au dernier souffle de leur vie.

C’est ainsi que le 7 avril 1987, Ali André Mécili, l’un parmi ceux-là, fut assassiné par balles au bat de l’immeuble où il résidait en plein cœur de Paris. Il mourra sous des balles algériennes, lui aussi pour avoir trop aimé l’Algérie, pour lui avoir été resté fidèle jusqu’à ce que les balles qui ont transpercé son corps ce jour-là ! avaient eu raison de cet amour.

Une énième tragédie, qui jeta encore une fois l’émoi dans la conscience collective, par la manifestation de cette malédiction injuste, qui continue à poursuivre et à persécuter les amoureux de cette patrie, éternellement confisquée et qui n’a jamais pu offrir à ses hommes et à ses femmes de répit partout où ils se trouvent.  Encore une fois ce jour-là ! coulera le sang de l’un de ses enfants parmi les plus courageux et les plus dignes, poursuivi jusque dans les derniers retranchements de son exile. Ali Mécili est mort ce jour-là pour avoir trop aimé l’Algérie.

Déjà très jeune, il s’était engagé dans le combat pour la libération de l’Algérie de l’occupation coloniale. Après l’indépendance, il va continuer son combat dans l’opposition pour la démocratie dès 1962, qui a débouché, en 1985 sur la proclamation de Londres entre le FFS, dont il était un militant très actif et le MDA. Il dira à propos de cette déclaration, lors de son dernier discours, prononcé à Paris le 21 mars 2007, quelques jours seulement avant son lâche assassinat : « La proclamation de Londres a été l’aboutissement de la fin d’un processus qui a commencé dès l’indépendance et qui était le prolongement naturel du combat qui a commencé avec l’OS et le FLN pendant la lutte pour la libération nationale. »

L’objectif de cette proclamation était de vouloir la paix civile dans un climat démocratique. Elle visait la démocratisation des institutions en Algérie, en offrant la possibilité au peuple algérien d’élire librement ses représentants à une assemblée nationale constituante, qui elle seule a le droit de définir en toute liberté et dans le pluralisme politique  une authentique démocratie. Elle proclama à cette occasion un certain nombre de principes, qu’elle considère comme indispensables à une véritable démocratie. Il s’agit du respect des droits de l’homme, c’est-à-dire les droits civils et politiques, qui font de chaque citoyen un citoyen responsable : la liberté d’expression, la liberté d’aller et venir, la liberté d’association, la liberté de créer des partis politiques, la liberté syndicale, le droit de sûreté (qui empêche les arrestations arbitraires), les libertés économiques et sociales, le pouvoir d’achat, le droit au logement, le droit à la santé et à l’instruction. Parce que le respect des droits de l’homme permet effectivement au citoyen de pouvoir jouir de sa liberté et s’épanouir pour pouvoir participer à la construction du pays.

Cet appel s’adressait à toutes les forces politiques du pays, sans aucune exclusive, à la seule condition qu’elles respectent les principes démocratiques. Il s’agissait d’ouvrir bien grand les portes du débat démocratique à toutes les personnalités politiques, à tous les partis politiques, à toutes les associations et les mouvements politiques, sur la base d’un texte qui est le plus large et de les inviter à venir pour pouvoir engager une action commune pour l’instauration de la démocratie.

Après l’appel de Londres, Ali André Mécili ne cessa d’organiser des meetings  un peu partout en Europe, pour informer l’opinion algérienne de l’existence de cette proclamation et de faire un travail de conscientisation. Il créera en même temps, avec d’autres militants, un organe  d’information qui s’appelle libre Algérie, à travers lequel il a essayé de poser dans un cadre plus large le problème de la démocratie en Algérie et à donner la parole de façon très  libre à tous ceux qui voulaient la prendre. À ce propos, il n’hésitera pas à manifester son amertume, lors de son dernier discours à Paris, en critiquant la démission de la société et notamment celle des intellectuels, qu’il considère démissionnaires, pour ne pas répondre aux obligations qui devraient être les leurs dans une situation aussi catastrophique que celle que vivait l’Algérie à ce moment. Mais hormis cette déception, il se contentera du parcours qu’a eu l’organe d’information libre Algérie, qui a connu une bonne réussite, aussi bien dans l’émigration qu’en Algérie, lorsqu’il a réussi à passer par les mailles de la censure.

Malgré ces difficultés, il ne s’est jamais avoué vaincu. Il déclara, toujours dans ce dernier discours à Paris, qu’il y a diverses manières de faire de l’opposition politique, il y a l’écrit et il y a les débats au sein d’assemblées citoyennes. Il y a de multiples formes d’expression pour un mouvement politique. Bien que l’écrit reste quelque chose de bien plus important. Le combat de l’opposition est un combat essentiellement lié à l’information. Ce qui fut d’ailleurs comme premier objectif pour l’appel de Londres, par rapport à l’opinion publique, d’engager la bataille de l’information, en se dotant d’un support de communication autonome et ouvert à l’ensemble du peuple algérien, à travers la naissance de ce journal qu’était libre Algérie.

Une autre difficulté, de taille celle-là, va frapper de plein fouet le combat que mené Ali André Mécili et ses camarades, celle de la raison d’État. Elle va tour à tour liquider d’abord libre Algérie, puis le journal l’alternative démocratique qui a essayé de la contourner par son remplacement.Mais le militant sincère qu’étaitAli André Mécili, dont  le combat  pour la liberté a façonné sa personnalité, depuis la guerre de libération nationale déjà et dont l’amour pour l’Algérie était infaillible, ne pouvait se décourager devant de tels obstacles, il en a connu pire, notamment pendant son emprisonnement par la dictature de Boumediene. Il insistait sur le fait, qu’il y a diverses manières de faire de l’opposition politique. Ce qui lui importer était de forgerune opinion politique capable de dynamiser la société et canaliser la mobilisation populaire pour l’instauration de la démocratie, seule forme politique à permettre au peuple d’accéder à sa liberté et à sa dignité.

La raison d’État finit par avoir raison devant la décapitation de ce mouvement de libération du peuple algérien le 7 avril 1987, treize mois après l’appel de Londres, où Ali André Mécili était lâchement assassiné en plein cœur de paris, dont ce crime abject, commis contre tout le peuple algérien, demeure à ce jour non élucidé.

Il a écrit dans ce texte, qui sera trouvé après sa mort : « Lorsque l’on ouvrira cette lettre, se sera accomplie une destinée qui, depuis ma plus tendre enfance, n’aura jamais cessé de hanter mon esprit. […] Je meurs sous des balles algériennes pour avoir aimé l’Algérie. […] Je meurs seul, dans un pays d’indifférence et de racisme. […] Je meurs pour avoir vu mourir l’Algérie au lendemain même de sa naissance et pour avoir vu bâillonner l’un des peuples de la Terre qui a payé le plus lourd tribut pour affirmer son droit à l’existence. »

Youcef  Benzatat


Comité National pour la Défense des Droits des Chômeurs :

COMMUNIQUE

 

Le comité national pour la défense des droits des chômeurs  dénonce l’arrestation abusive et non justifié de nos animateurs suite au rassemblement  de la dignité auquel nous avons appelé aujourd’hui  pour exiger la satisfaction de nos revendications les plus élémentaires, à savoir :

Un travail décent pour tous.

-Une allocation chômage à hauteur de 50% du SNMG pou tout demandeur d’emploi.

-Attribuer une assurance sociale pour tous les chômeurs, accès gratuit aux loisirs et au transport. 

-Associer les comités chômeurs dans l’élaboration des politiques de l’emploi et le contrôle de la distribution des offres d’emplois

-Suppression du service militaire pour les jeunes de 25 ans et plus et la baisse de la durée du service militaire à 06 mois.

En effet les services de police ont procédé dès la matinée (7h 15mn) à l’arrestation arbitraire de 07 membres du comité devant le siège de la maison des syndicats sis Dar El Beida-Alger, ces derniers ont été libérés une heure âpre.

Les mêmes services de police ont procédé à l’arrestation de plusieurs(25) membres de notre comité au niveau de la présidence, nous avons assiste aujourd’hui à une véritable chasse aux chromeurs.

Le CNDDC considère  qu’au lieu et place  de satisfaire nos revendications les plus légitimes, les pouvoirs publics préfèrent  réprimer et usé d’une politique de violence et d’intimidation policière  pour annihiler toute tentatives d’organisation sociale. Nous estimons que cette politique répressive est une grave entrave à la dignité humaine et aux droits d’organisations et d’expression consacres par les textes fondamentaux de la République.

Ce genre de pratique nous renseigne encore une fois sur la nature répressive et antisociale du régime Algérien qui refuse de reconnaitre et de dialoguer avec les organi
sations sociales. 

Par ailleurs le CNDDC exige la libération immédiate et inconditionnelle pour ceux qui n’ont à se reprocher que le faite de lutter contre la fatalité du chômage, pour un travail décent et une vie digne.

 

Alger le 09 octobre 2011

Le bureau exécutif du CNDDC


Entretien avec Ali Yahia, Président du Conseil national du secteur des communes (CNSC, SNAPAP)

Cette tripartite n’en est pas une.

Chafaa Bouaiche
Mardi 4 Octobre 2011
lanation.info

Le gouvernement a organisé une tripartite sans associer les syndicats autonomes. Quelle lecture faites-vous de cette exclusion et pourquoi le gouvernement ne discute qu’avec l’UGTA ?

Tout d’abord, nous tenons à dénoncer cette tripartite qui n’en est pas une en réalité.  Nous la qualifions, pour notre part, de bipartite étant donné que les travailleurs n’ont pas du tout été défendus et que leurs revendications n’ont pas été prises en charge.

L’UGTA n’est comme à chaque fois qu’un faire-valoir pour le gouvernement qui l’emploie à entériner ses décisions. Encore une fois l’UGTA a adopté un profil bas; malgré tout le tapage médiatique autour des dossiers qui devaient être discutés lors de cette tripartite, l’UGTA en fin de compte est rentrée bredouille. On ne peut pas dire autant du Patronat qui, lui, a bénéficié de nombre de largesses de la part du gouvernement sans aucune contrepartie comme la création de l’emploi…  Tout le monde se rappelle des émeutes dites de l’huile et du sucre de janvier 2011 qui avaient été suivies d’un tas de mesures en faveur du Patronat.

Concernant l’exclusion des syndicats autonomes, sachez que de toute façon, nous ne cautionnerons jamais de telles décisions qui creusent l’écart en matière des salaires entre les hauts fonctionnaires de l’Etat et le reste des travailleurs qui continueront à percevoir des salaires qui ne suffisent même pas à boucler les fins de mois. C’est ce qu’il convient d’appeler des disparités salariales honteuses. Les syndicats autonomes n’attendent pas la convocation d’une tripartite ou autre rencontre officielle pour mettre en avant les revendications des travailleurs à l’instar de l’amélioration du pouvoir d’achat ou de l’augmentation du SNMG pour des salaires dignes et des pensions de retraite en harmonie avec le coût réel de la vie. L’UGTA qui a définitivement tourné le dos aux revendications des travailleurs, reste pour ainsi dire le meilleur interlocuteur du gouvernement et du Patronat à la fois !

Le SNMG passera de 15000 à 18000 dinars à compter de janvier 2012. Cette augmentation aura-t-elle un impact positif sur le pouvoir d’achat des Algériens ?

Bien sûr que non ! Toutes les études menées par les syndicats autonomes déjà en 2006 ont fait ressortir que pour pouvoir vivre décemment, un travailleur avait besoin de percevoir un salaire minimum mensuel entre 35.000 et 40.000DA.

Certains disent que l’augmentation du SNMG bénéficiera plutôt aux hauts cadres de l’Etat. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

L’augmentation du SNMG telle que conçue actuellement profitera exclusivement aux hauts cadres de l’Etat dont les salaires sont indexés directement sur le SNMG contrairement aux autres salariés de la fonction publique dont les salaires sont fixés par une grille des salaires. Il suffit d’un petit calcul sur un salaire indexé sur le SNMG pour déterminer la valeur exacte de l’augmentation induite par le relèvement du SNMG pour les cadres de l’Etat.

Pourquoi à votre avis le gouvernement refuse d’abroger l’article 87 bis du Code du travail ?

Le gouvernement continuera à appliquer le 87 bis tant qu’il continuera à imposer une grille des salaires erronée et injuste envers les basses catégories. C’est cet article qui définit le SNMG comme la somme du salaire de base auquel l’on greffe toutes les primes et les indemnités. Et tout cela en brut sans compter les défalcations pour le compte de la sécurité sociale et de l’IRG. Si l’on prenait par exemple les catégories comprises entre une (1) et huit (8) dans la grille des salaires, l’on se rendra compte que les salaires de base respectifs sont de l’ordre de 9000 DA et 17055 DA. Sans les primes et les indemnités y afférent, l’on n’atteindrait pas le SNMG. Les salaires nets des travailleurs classés aux catégories une (1) et (5) n’atteignent pas 18000 DA ! Le gouvernement refuse de supprimer le 87 bis pour ne pas justement réviser la grille des salaires, préférant maintenir notamment les basses catégories dans la misère.

Un groupe de travail pour étudier les incidences financières de la baisse de l’IRG sur les salaires a été mis en place…

Le Premier ministre a opposé un niet catégorique quant à la baisse de l’IRG.
Je crois que c’est sans commentaire. Cependant, nous continuerons à porter les revendications des travailleurs car seule la lutte et la mobilisation feront reculer le gouvernement dans son mépris envers les travailleurs.

Qu’en est-il du dossier de la retraite ?

Nous dénonçons vivement le cynisme et du gouvernement et de l’UGTA envers les retraités qui pour beaucoup d’entre eux ont tout de même nourri un espoir de voir leurs pensions relevées à l’issue de cette tripartite, mais pas un seul geste ne leur a été consenti.

Allez-vous réagir à ces décisions ? Par quelles actions ?

Les travailleurs sont déjà en mouvement de lutte et ce, depuis 2010 en ce qui concerne les travailleurs communaux pour l’amélioration du pouvoir d’achat en harmonie avec le coût de la vie et des conditions socioprofessionnelles.  Nous lançons un appel à toutes les organisations syndicales autonomes qui se battent pour les intérêts des travailleurs en vue de fédérer nos forces pour un salaire minimum digne beaucoup plus conséquent en faveur des travailleurs que ce que le gouvernement et l’UGTA leur concèdent aujourd’hui. Nous exigeons l’indexation de tous les salaires y compris des pensions de retraite sur le SNMG.


ALGERIE : Halte à la campagne de harcèlement contre les militants syndicaux !

30 septembre, 2011

Copenhague, Paris, Genève, Alger, 30 septembre 2011

A la veille du premier Sous-comité Union Européenne-Algérie « dialogue politique, sécurité et droits de l’Homme », prévu le 3 octobre à Alger, le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme – un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), le Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA) et la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) dénoncent fermement l’intensification de la campagne de harcèlement à l’encontre des militants syndicaux et défenseurs des droits de l’Homme algériens.

Le soir du 25 septembre 2011, un officier de police des Renseignements généraux s’est présenté au domicile des propriétaires du local de la Maison des Syndicats à Dar El Beida (Est d’Alger), où le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a son siège, afin d’expulser le Syndicat de son siège.

Plusieurs témoins dont Mme Nacera Ghozlane, secrétaire générale du SNAPAP, ont assisté à la scène et déclarent que l’officier de police nommait M. Akroune Belgacem. Toujours selon les témoins, l’officier a tenu des propos diffamatoires à l’encontre des principaux dirigeants du SNAPAP en les qualifiant de « dépravés » et de « voyous ». L’officier a également accusé le SNAPAP d’entretenir des relations avec des entités étrangères qui le financeraient illicitement. En outre, il a ajouté que les services de police avaient reçu des instructions « de la présidence de la République » aux fins de mettre fin aux activités du SNAPAP et de fouiller le siège à la recherche de documents importants.

L’officier a explicitement menacé de mort M. Rachid Malaoui, président du SNAPAP. Le 15 juillet dernier, Rachid Malaoui a déjà été victime d’une tentative de sabotage de sa voiture. Une plainte a alors été déposée et nos organisations appellent les autorités judiciaires algériennes à y donner suite sans délais.

Le même jour, M. Mourad Tchiko, également membre du SNAPAP, a été convoqué au commissariat de Hadjout (Wilaya de Tipaza, à l’Ouest d’Alger) où il a été interrogé sur son activité syndicale. M. Tchiko fait l’objet d’un harcèlement judiciaire continu depuis 2004 et est privé de passeport valide depuis août 2010, mesure visant à le sanctionner pour ses activités syndicales.

Par ailleurs, le 20 septembre, Mlle Malika Fallil – présidente du Comité national des travailleurs du pré-emplois et filet social (travail précaire) – a été arrêtée lors d’un sit-in devant le ministère du Travail. Mlle Fallil a été victime d’intimidations de la part de la police visant à mettre un terme à son activité militante, notamment à sa collaboration avec le SNAPAP, avant d’être relâchée quelques heures plus tard.

Nos organisations demandent aux autorités algériennes de:

– Mettre un terme aux actes de harcèlement des défenseurs de droits de l’Homme, y compris les syndicalistes, et d’abandonner toutes les procédures judiciaires arbitraires engagées à leur encontre ;
– Permettre à la justice de mener des enquêtes exhaustives, indépendantes et impartiales sur la tentative de sabotage de la voiture de Rachid Malaoui et sur les contentieux liés à la Maison des associations et la Maison des Syndicats autonomes à Dar El Beida ;
– Garantir en toute circonstance l’intégrité physique et psychologique de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en Algérie, y compris les syndicalistes, ainsi que la sécurité des locaux des syndicats et des organisations de défense des droits de l’Homme ;
– Mettre en œuvre les dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme des Nations Unies (1998).

Nos organisations demandent par ailleurs à l’Union européenne d’appeler fermement les autorités algériennes, lors du premier Sous-comité « dialogue politique, sécurité et droits de l’Homme », à mettre en œuvre leurs engagements relatifs aux droits de l’Homme, en particulier de mettre fin au harcèlement des défenseurs des droits de l’Homme, notamment les syndicalistes. Nos organisations appellent également l’Union Européenne à mettre en œuvre les lignes directrices l’UE relatives aux défenseurs des droits de l’Homme.

Pour plus d’informations :
En dépit de la levée de l’état d’urgence, effective depuis le 24 février 2011, les libertés de rassemblement, de réunion, d’association en Algérie sont constamment bafouées. Les syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme sont victimes de harcèlement, d’intimidations, voir même de menaces de mort.

Les atteintes à l’exercice de la liberté syndicale se multiplient depuis le début de l’année 2011. Dans la nuit du 8 mai 2011, le siège du SNAPAP avait été cambriolé et alors que des objets de valeur n’ont pas été touchés, les ordinateurs avaient été emportés. La plainte déposée suite à ce cambriolage n’a reçu à ce jour aucune suite.

Par ailleurs, les contentieux liés à la fermeture administrative de la Maison des associations (Oran, 2002) et de la Maison des syndicats (Alger, 2010) restent pendants, alors que pour le premier cas le dossier se trouve auprès du Conseil d’Etat depuis plusieurs années déjà[1].
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Dans le cadre de l’Accord d’association en vigueur depuis 2005, l’Algérie et l’UE ont récemment institué le Sous-comité « dialogue politique, sécurité et droits de l’Homme ». Le sous-comité se réunit au moins une fois par an, alternativement en Algérie ou dans l’Union européenne. Il est présidé à tour de rôle par l’une des deux parties au niveau des hauts fonctionnaires.

Contacts :

REMDH : +45 32 64 17 00
FIDH : Karine Appy / Arthur Manet : + 33 1 43 55 25 18
OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39
CFDA : + 33 1 43 44 87 82
LADDH : + 213 21 23 80 86

 


L’autoroute est-ouest et la RN05 fermées par des jeunes de Laadjiva

21/08/2011 – 15:56

BOUIRA (SIWEL) — Des jeunes de Semmache, localité sise à cinq kilomètres au nord du chef-lieu communal de Laâdjiva ont bloqué durant une bonne partie de la matinée, l’axe autoroutier ainsi que la RN05 pour exiger la venue du wali.

Pour rappel, la semaine dernière et après avoir adressé une plate-forme de revendications aux autorités, les jeunes de Semmache avaient durant cinq jours fermé l’APC de Laâdjiva.

Des doléances restées sans suite depuis l’hiver dernier se résumant entre autre à l’attribution d’une ambulance pour le centre de santé, locales l’aménagement des routes et le branchement au réseau AEP de la localité. Les contestataires même après s’être entretenu avec le chef de daïra n’avaient pas été convaincus par ce dernier.

La circulation aussi bien sur l’autoroute que sur la RN05 a été bloquée une bonne partie de la matinée jusqu’à l’arrivée d’escadrons de brigades antiémeutes. Après des pourparlers entre les jeunes de Semmache et les forces de l’ordre, la chaussée a finalement été déblayée aux alentours de midi.

Ces jeunes ont affirmé à Siwel qu’un rendez vous a été convenu entre une délégation des jeunes de Semmache et les autorités de wilaya.

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SIWEL 211600 AOUT 11

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Laâdjiva : des jeunes de Semmache ferment l’APC

14/08/2011 – 17:38

In .siwel.info

 

TUVIRET-Bouira (SIWEL) — Plusieurs dizaines de jeunes originaires de la localité de Semmache, distante de 03 km à l’est du chef-lieu communal de Laâdjiva ont fermé ce dimanche matin le siège de l’APC pour dénoncer les conditions de vie précaire qu’ils endurent.

 

Depuis l’hiver dernier, près de huit associations de villages avaient rédigé une plate-forme de revendications pour exiger des autorités locales l’aménagement des routes, le branchement au réseau AEP, l’attribution d’une ambulance pour le centre de santé et la réalisation d’unités de soins pour plusieurs hameaux.

De ces revendications, les citoyens avaient été rassurés par les autorités qui s’étaient engagé à les satisfaire. Mais depuis, aucune promesse n’a été tenue selon les contestataires. De ce fait, et devant ce qui est qualifié d’injustice, les jeunes sont passés à l’action en évitant de prendre attache avec le maire et en exigeant la venue du chef de Daira.

Dans l’après midi, ce dernier ne s’était toujours pas présenté alors que les jeunes de Semmache ont décidé de maintenir le siège de l’APC fermé, jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en charge.

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SIWEL 141735 AOUT 11