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La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libyens

Par Manlio Dinucci

Le 23 avril 2011
ilmanifesto.it

L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.

Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la Lia a été constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines : holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres.
En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans UniCredit Banca (dont Lia et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5%), dans Finmeccanica (2%) et Eni (1%) : ces investissements et d’autres (dont 7,5% au Juventus Football Club) ont une signification plus politique qu’économique (ils se montent à environ 4 milliards de dollars).
La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des « Etats voyous », a essayé de se refaire une place à un niveau international en misant sur la « diplomatie des fonds souverains ». Quand les Etats-Unis et l’Union européenne ont révoqué leur embargo de 2004 et les grandes compagnies pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et corruption, aux mains de ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les 30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple libyen ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen.
C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câblogramme exfiltré à travers Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que la Lia avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés ». Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux Etats-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens.
L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010, permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle de centaines de millions de dollars.
Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire africain, siége à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes permettrait aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et marquerait la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 pays, ex-colonies françaises. Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles de l’opération « Protecteur unifié ».

ilmanifesto.it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Urgent: Entre 2000 et 3000 mercenaires algériens en Libye !
16 avril, 2011 Posté dans Algérie Révolte

Dans une lettre qu’il a adressée ce vendredi au président de la LADDH, Mostefa Bouchahci, le secrétaire général de la ligue libyenne des droits de l’Homme, Slimane Abou Chouakir, a indiqué que le délégué de son organisation dans la ville de Benghazi, a été surpris, lors d’une visite effectuée aux mercenaires détenus par les forces armées du conseil national de transition, de la présence de nombreux mercenaires algériens qui combattaient aux côtés de l’armée de Kadhafi.
Dans une déclaration qu’ils ont signée, explique M. Abou Chouaki, les mercenaires algériens avouent ne rien comprendre à la situation en Libye et condamnent la position officielle de l’Algérie qui soutient le régime Kadhafi. «Les services algériens nous ont mobilisés sous prétexte de combattre les groupes d’El Qaida aux pays du Maghreb», ont reconnu les mercenaires. «Les services algériens nous ont promis de l’argent et des postes de travail en Libye après la victoire de Kadhafi», ont ajouté les mercenaires.
Selon le responsable de la ligue libyenne, le nombre de mercenaires mobilisés par les services algériens est de l’ordre de 2000 à 3000. Les mercenaires croient qu’ils étaient en mission officielle et qu’à cet effet, ils font assumer la responsabilité de tout ce que peut leur arriver aux autorités algériennes.
La ligue libyenne annonce par ailleurs que le conseil national de transition va décréter une amnistie en faveur de ces mercenaires afin de leur permettre de regagner leur pays.



Aide présumée de l’Algérie au régime libyen
Le CNT libyen saisit officiellement la Ligue arabe, Alger réfute les accusations

Les relations se tendent entre le CNT libyen et l’Algérie. Selon plusieurs médias saoudiens et égyptiens, le CNT, via son ambassadeur, s’est plaint officiellement auprès de la
concernant l’aide de l’Algérie au régime du colonel Mouamar Kadhafi. Le Conseil libyen a demandé à Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, de mener des discussions avec Alger sur ce dossier. Il a également demandé de mener des enquêtes sur la violation par l’Algérie de la zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye. Une source diplomatique algérienne a indiqué à TSA que le document a été déposé au secrétariat de la Ligue arabe et non auprès du Secrétaire général.
Asharq Al Awsat, journal saoudien basé à Londres, affirme détenir une copie du mémorandum adressé par le CNT à la Ligue arabe. Composé de trois pages, il contient des chiffres et des documents prouvant l’implication de l’Algérie dans l’aide au régime libyen. Selon le document, la libyan Human Rights Solidarity (LHRS), une ONG basée à Genève en Suisse, a obtenu des documents prouvant que des avions civils et militaires algériens ont effectué des missions de transport pour le compte du régime libyen. Le mémorandum parle de 15 vols effectués par les avions algériens. Le document rappelle également que des mercenaires ayant la nationalité algérienne ont été arrêtés en Libye. TSA a tenté de joindre la LAHR. En vain.

Contactée, une source autorisée au ministère des Affaires étrangères a une nouvelle fois démenti l’implication de l’Algérie dans le conflit en Libye. « Les documents auxquels se réfère Asharq Al Awsat émanent d’une pseudo association de ‘‘défense des droits de l’homme’’, établie à Genève qui sert, en fait, de faux nez à un groupuscule hostile à l’Algérie composé de criminels recherchés par la justice. D’ailleurs, il n’est pas sans intérêt de signaler que des représentants de ce groupuscule sont présents à Benghazi », affirme notre source. « Je confirme, encore une fois, tous les démentis que nous avons déjà opposés à ces allégations malveillantes », a t elle ajouté.

Mais ces accusations récurrentes mettent le pouvoir algérien dans une situation délicate. L’Algérie est le seul pays arabe qui est publiquement accusé par les rebelles libyens de prêter main forte au régime de Mouamar Kadhafi. Les démentis pourraient s’avérer insuffisants pour convaincre l’opinion publique nationale et internationale.
Samir Allam – tsa


encore et toujours

L’économie de la Libye est totalement dépendante des revenus liés au pétrole. Son industrie n’est que peu développée et peu diversifiée. De plus, à l’instar de nombreux pays en transition vers une économie de marché, la Libye connaît des difficultés liées à la faiblesse institutionnelle du pays, à son cadre juridique peu adapté et aux rigidités de sa structure qui sont autant de frein face aux possibles réformes. Un troisième élément qui peut expliquer les difficultés que connaît le pays concerne les sanctions économiques internationales imposées par les Nations Unies entre 1992 et 1999 et par les Etats-Unis entre 1986 et 2006. Ces sanctions ont créé un isolement de la Libye par rapport au commerce international en décourageant les investisseurs étrangers dont une industrie pétrolière comme celle de la Libye a fortement besoin. Ces sanctions ont eu une influence considérable sur le secteur pétrolier, particulièrement sur les activités d’exportation et le développement de ce secteur. Kadhafi a régulièrement utilisé cet argument pour expliquer les difficultés économiques et sociales de son pays. Il estime que ces sanctions internationales lui ont coûté entre 24 et 28 milliards de dollars, ont affaibli le taux de croissance de son pays, ont provoqué un taux de chômage important ainsi qu’une inflation élevée.

Un faible renouvellement de l’appareil productif

La faiblesse de l’investissement étranger, mais également national n’a pas permis de nouvelles explorations. L’interdiction, depuis 1993, de vendre à la Libye tout matériel lié à l’industrie pétrolière a eu un effet dévastateur pour le pays. Le manque de pièce de rechange et donc l’entretien difficile ont ralenti la capacité de production du pays qui a baissé de 3,3 millions de barils par jour en 1973 à seulement 1,73 millions en 2007. Un expert pétrolier au Caire explique : «Même si la Libye a pu conserver son niveau de production autour de 1,5 million de barils par jour, il est devenu de plus en plus difficile et onéreux d’acheter des pièces de rechange sur le marché parallèle. Il existe un risque que la production chute brutalement. Ce serait dramatique pour le régime» . La levée de ces sanctions a permis à ce secteur de retrouver une certaine vitalité. Conscient des risques d’explosion sociale liés à une telle économie, le colonel Kadhafi a choisi de laisser sa fierté de côté et d’extrader les deux suspects des attentats de Lockerbie vers les Pays-Bas pour ainsi mettre fin à cet isolement. Cependant, si les Nations Unies annoncent rapidement la suspension des sanctions, la Libye continue à être isolé sur le plan international. Il reste encore trois importants dossiers à régler. Ce sont : les attentats, le terrorisme et les armes de destruction massive. Les Etats-Unis considèrent le régime du colonel Kadhafi comme un Etat terroriste depuis 1979, à cause du soutien qu’il a apporté à des organisations terroristes au Moyen Orient ou en Europe, ainsi qu’à des groups révolutionnaires d’Amérique latine. Cependant, la condamnation par Tripoli des attentats du 11 septembre 2001 comme la légitimité accordée de l’intervention américaine en Afghanistan vont donner une nouvelle dynamique à un rapprochement entre les deux pays.
Dès la levée de ces sanctions, le colonel Kadhafi a souhaité montrer au reste du monde que son pays avait changé, qu’il était devenu plus humain et n’était plus un pays révolutionnaire. Dans ce but, il a encouragé la Libye à se tourner vers les autres pays de son continent, ainsi qu’à accepter les investissements étrangers et à reprendre un dialogue avec les Etats-Unis. Il estimait que les pays arabes ne l’avaient pas assez soutenu durant ces années d’isolement international. C’est pour cette raison que, depuis 1997, Kadhafi a choisi de développer des relations avec des pays d’Afrique. Il a donc noué des liens étroits avec certains pays. Il a créé en 1998 la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

Une économie basée sur le pétrole

La croissance de l’économie du pays est fortement liée au secteur énergétique. Le PIB suit l’évolution du prix du pétrole. Lorsque celui-ci augmente, le PIB fait de même. La croissance du PIB est estimée à 6,8 % en 2007 contre 5,6 % en 2006. Le pétrole est le moteur de la croissance nationale. Avec un prix du baril assez élevé, la dépendance de l’économie nationale au secteur pétrolier se renforce. En 2007, 99 % du revenu des exportations et 78 % des recettes publiques sont liées à ce secteur.
Pour diversifier son économie, la Libye devrait encourager la croissance dans d’autres secteurs que celui de l’hydrocarbure et créer de nouveaux emplois. Elle pourrait faciliter la transition vers une économie de marché en utilisant dans ce but les revenus du pétrole par un renforcement de la gestion des finances publiques, une plus grande transparence dans la formulation et l’exécution du budget et une bonne gestion des revenus liés au pétrole. Contrairement à d’autres pays, la Libye a une situation économique assez confortable pour lui permettre une telle transition tout en mettant en place des « filets de sauvegarde » lui permettant de réduire les coûts liés à l’ajustement à cette transition.
Pour passer à une économie de marché, il est aussi important de renforcer le secteur privé. Dans ce but, la Libye a rédigé, en octobre 2003, une liste de 360 entreprises, provenant de secteurs variés tels que l’acier, la pétrochimie, le ciment ou l’agriculture, potentiellement privatisables entre 2004 et 2008.
La Libye est un pays vaste. Sa surface équivaut à quarante fois celle de la Suisse. Cependant, il compte seulement un peu plus de 5 millions d’habitants. La population a été estimée à 5,32 millions lors du recensement de 2006. Le taux de croissance démographique, qui est en recul par rapport aux décennies précédentes, s’élève à 1,8 %. La part de la population âgée de plus de 15 ans est passée de 51 % en 1984 à 68 % lors du dernier recensement. Comme une majorité a moins de 20 ans, le marché du travail subit une pression importante, tout comme l’éducation et la santé.

Politique monétaire

En 1971, le dinar est sorti de la zone sterling. Depuis cette date, la politique de change de la Libye a beaucoup évolué. Le taux de change du dinar a continué à s’ajuster. La Banque centrale du pays avait mis en place une politique de change très active.
Il y a, jusqu’à aujourd’hui, quatre grandes phases caractéristiques dans le système de change libyen. Il y a d’abord eu, entre 1952 et 1986, la phase de l’étalon-or ; puis la phase de rattachement aux droits de tirage spéciaux entre 1986 et 1994 ; une phase avec deux taux de change fixes entre 1994 et 2001 et finalement le retour à un taux de change fixe et unique depuis février 1999. La Banque centrale de Libye (BCL) intervient fréquemment en dévaluant la monnaie dans le but de conserver un taux de change fixe.
Entre 2000 et 2004, le pouvoir d’achat a connu une amélioration importante en Libye, principalement grâce à l’unification des taux de change et aux mesures de libéralisation commerciale. Mais le désengagement de l’Etat, le développement du secteur privé, comme les pressions inflationnistes sont de réelles menaces. Selon des statistiques, 14 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Cependant, le nombre absolu de ces personnes est passé de 605 000 en 1993 à 739 000 en 2001.

De nombreuses avancées sociales

Selon le recensement de 2006, 30,7 % de la population occupe une activité sur le marché du travail. Bien que ce taux soit plus important que dans les années 1990, il reste bas par rapport à d’autres pays de la région. Son taux de chômage, bien qu’il y baissé ces dernières années, reste élevé. Il se situe à 14,8 % en 2006. Comme l’Etat emploi 60,5 % de la population, la transition vers l’économie de marché et ses conséquences au niveau social sera une étape cruciale à maîtriser. De plus, l’Etat a un rôle important dans la tendance à faire s’estomper les inégalités. L’Etat libyen apporte une aide importante en subventionnant et soutenant diverses aides sociales. Ce mécanisme peut être profondément altéré par une transition vers une économie de marché.
Des progrès sociaux importants ont été réalisés ces dernières années. L’espérance de vie à la naissance est passée de 63 ans en 1993 à 69 ans en 2004. Alors que le taux de mortalité infantile pour les moins de 5 ans est descendu de 16 % en 1970 à 1,9 en 2001. De plus en plus d’enfants sont vaccinés. Selon un rapport du PNUD, 99 % des enfants de moins de un an sont vaccinés contre la tuberculose et 93 % contre la méningite. Quant au taux d’alphabétisation, il a également considérablement augmenté. Le taux de la population analphabète est passé de 26,6 % à 18,3, alors que le taux de scolarisation atteint 94 % contre seulement 88 au milieu des années 1990. Depuis novembre 2007, la Libye occupe la 56e place mondiale et la première place africaine dans le classement des Nations unies. Elle est d’ailleurs passée d’un pays ayant un indice de développement humain moyen à un des 70 pays ayant un indice de développement élevé.
Bien que le pays possède plusieurs hôpitaux publics et centres de santé, dont les principaux se situent à Tripoli et à Benghazi, les années de sanction internationale ont débouché sur une détérioration de la qualité des services offerts. C’est pourquoi les Libyens possédant des capacités financières en-dessus de la moyenne se déplacent vers l’étranger et en particulier vers la Tunisie pour y subir des soins. Cependant, depuis 2002, le gouvernement libyen a décidé d’augmenter le budget de la santé dans le but d’en améliorer les services.

Bien que la Libye semble avoir réalisé des progrès considérables ces dernières années, sur les plans économique et social, il lui reste encore beaucoup à faire. Elle se doit avant tout de diversifier son économie, pour ne plus être totalement dépendante du pétrole, une ressource épuisable.

Eugénie Bron
Assistante de recherche

Sources :

Haddad, Saïd, « La Libye et l’Occident depuis 1999 : entre tropisme américain et ancrage euroméditerranéen », in Afrique contemporaine, Printemps 2004, pp. 179-196.

Martinez Louis, « L’économie libyenne à l’épreuve de la suspension de l’embargo », in Gongofi, Paola, Libia ogggi. I quaderni di Merifor. Sguardi sul Mediterraneo, 2005, Casa editrice il Ponte.

Martinez, Louis, « Libye : transformations socio-économiques et mutations politiques sous l’embargo », in Centre d’étude et de recherche internationale, juillet-août 1999, URL : http://www.ceri-sciencespo.com/archive/jaugust/artlmli.pdf

OCDE, Perspective économique en Afrique, 2008, URL : http://www.oecd.org/dataoecd/5/30/40570608.pdf

World Bank, Social and Economic Development Group, Middle East and North Africa Region, « Socialist People’s Libyan Arab Jamahiriya Country Economic Report », Report No. 30295-LY, July 2006