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19 juillet 2011

Flottille humanitaire ou de solidarité

Le de Gaza continue

Chems Eddine CHITOUR

« Il est erroné de parler de flottille humanitaire, il s’agit d’une flottille de solidarité. La flottille est une action politique et symbolique. Il s’agit de dénoncer ce qui se passe à Gaza. Ce territoire est toujours occupé. Gaza reste une prison. Les matons sont à l’extérieur. »
Rony Brauman. Ancien président de Médecins sans frontières

Pendant près de deux mois, la communauté internationale a été tenue en haleine à l’approche de l’anniversaire du carnage sur le Mavi Marmara le 31 mai 2010. Pour rappel, une flottille humanitaire a eu pour ambition coupable de porter assistance aux Gazaouis coincés dans une prison à ciel ouvert. Résultat des courses, une dizaine de morts, une enquête de l’ONU bâclée, la récompense par le gouvernement israélien avec ostentation du commando de tueurs et le black-out total. Un an après, le blocus est toujours là, on annonce des flottilles et on se prend à rêver qu’elles puissent atteindre les côtes de Gaza pour y apporter une aide symbolique et de la compassion en témoignant sur l’atrocité de la situation actuelle.

La solidarité par les flottilles

« Le siège inhumain de Gaza a commencé avec la prise de pouvoir par le Hamas de la bande de Gaza. Rappelons que le Hamas a été élu démocratiquement – de l’avis de tous les observateurs internationaux dont le président Carter -par les Gazaouis. Pour l’avoir élu, les Gazaouis sont mis au ban, le Hamas diabolisé par les pays occidentaux et Israël n’a fait que mettre en musique cette sanction en décrétant un blocus inhumain. « Depuis les bateaux Free Gaza arrivés en 2008, écrit Eva Barlett, le mouvement qui amène des bateaux à Gaza s’est développé de manière exponentielle. Free Gaza a réussi à rentrer cinq fois dans le port de Gaza et quatre autres expéditions ont été violemment contrecarrées par la marine israélienne. L’expédition maritime de 2008 a été interrompue par un navire de guerre israélien qui a arraisonné un bateau de Free Gaza transportant du matériel médical, des militants non violents, des chirurgiens et des journalistes. La tentative de 2009 a avorté quand les soldats israéliens sont montés à l’abordage. En juin 2009, un autre bateau a été stoppé par la marine israélienne et ses passagers ont été kidnappés et déportés. Israël bloque le passage des bateaux qui veulent rentrer et sortir de Gaza sous le prétexte de la sécurité pour soi-disant empêcher que des armes de contrebande n’entrent à Gaza. Loin de défaire le mouvement des bateaux vers Gaza, les agressions d’Israël ont eu l’effet inverse.

Des bateaux en provenance de Libye, de Malaisie et un bateau transportant des militants juifs ont fait route sur Gaza et ont été bloqués par des navires de guerre israéliens avant d’arriver à la bande de Gaza. En mai 2010, Free Gaza, soutenu par l’organisation humanitaire turque IHH, a envoyé à nouveau des bateaux et des militants vers la bande de Gaza assiégée, cette fois accompagnés par le grand bateau turc le Mavi Marmara. (…) Tout de suite après le massacre de l’année dernière, les autorités égyptiennes ont ouvert partiellement le passage de Rafah. Le siège de Gaza a un impact sur l’eau potable (95% de l’eau de Gaza a une qualité inférieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé), le système sanitaire (les eaux usées sont pompées quotidiennement dans la mer par manque de capacité de stockage), et les secteurs de l’agriculture et de la pèche (les soldats israéliens tirent tous les jours sur les pêcheurs et les fermiers). » (1)

Le blocus absolument illégal de Gaza est considéré par le Conseil de sécurité des Nations unies comme « insoutenable et injustifiable punition collective imposée aux Gazaouis. Pourtant et curieusement l’ONU donne raison à Israël, Eva Barlette écrit : « Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a suggéré que les nations empêchent leurs citoyens de prendre la mer en disant que les gouvernements devraient « utiliser leur influence pour décourager de telles flottilles qui peuvent engendrer une escalade de la violence ». (…) » (1)

« Pis encore, Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé les gouvernements des pays de la Méditerranée à tout faire pour empêcher l’envoi d’une flottille pour Gaza, expliquant que ces bateaux n’ont aucun intérêt humanitaire et ajoutant que pour envoyer de l’aide, il est possible de le faire à travers la route égyptienne ou les ports israéliens. Ban Ki-moon se dit particulièrement préoccupé par l’envoi d’une nouvelle flottille dans la mesure où la communauté internationale considère que ces activistes mènent une « action militaire contre Israël » (organiser quelque chose pour violer un blocus est ’militaire’). » (2)

On remarquera que Ban Ki-moon n’a fait qu’obéir aux « ordres » à la fois des Etats-Unis et d’Israël, il ne propose pas de solution pour lever le blocus de Gaza ! Même son de cloche de la part du Quartette – analogue à un groupe musical qui joue une partition, : le requiem de la cause palestinienne. Avec tout cela on nous dit qu’il n’y a pas de crise humanitaire. Laurent Zecchini écrit : « Les organisateurs de la nouvelle flottille pour Gaza, dont le départ des ports grecs est désormais sérieusement compromis en raison du refus des autorités d’Athènes de la laisser appareiller. La dernière manifestation du succès remporté par cette offensive diplomatique israélienne est la déclaration publiée, samedi 2 juillet, par le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie), qui demande « à tous les gouvernements concernés d’user de leur influence pour dissuader toute nouvelle flottille, qui met en péril la sécurité des participants et fait peser la menace d’une escalade ». (…) Sur le plan régional, Israël a obtenu une victoire tactique significative en convainquant la Grèce, Chypre et la Turquie de refuser toute aide logistique à la flottille. » (3)

La situation à Gaza et la politique de fuite en avant d’Israël

Laurent Zecchni poursuit en rapportant l’ambivalence du discours sans, toutefois, le critiquer : « « Ehud Barak (ministre israélien de la Défense) n’a pas tort de dire qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza », résume, à Jérusalem, un haut responsable européen, « les gens ne meurent pas de faim dans les rues, mais tous les indicateurs, l’éducation, la pauvreté, le chômage, l’accès à l’eau, montrent une évolution négative ». Plus de 70% des quelque 1,5 million de Gazaouis reçoivent une aide humanitaire internationale, et le taux de chômage, officiellement estimé à 30,7%, atteint en réalité 45,2% (l’un des taux les plus élevés du monde), selon l’Unwra, Depuis que le blocus de Gaza a été imposé par Israël, le nombre de gens vivant dans une extrême pauvreté (avec 1,5 dollar par jour), a triplé, pour atteindre 300.000 personnes. Celle-ci, insiste Gisha, « a été accrue par des années de blocus et de restrictions de mouvements ». Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), l’allégement du blocus n’a eu qu’un « impact positif marginal ». Gaza reste, d’autre part, un territoire étranglé : Vers le sud, le blocus de Gaza n’a été que partiellement allégé : l’Egypte a annoncé, le 28 mai, l’ouverture du point de passage de Rafah. Mais celui-ci est exclusivement réservé aux mouvements de personnes et ces derniers restent limités. » (3)

Dans le même ordre, après le massacre opéré sur la flottille humanitaire l’an dernier, il faut garder en tête le fait qu’en l’espace des six derniers mois, 700 personnes (Palestiniennes, cela va de soi…) ont fait l’objet de déplacement forcé et 600 structures civiles (immeubles d’habitation, structures sanitaires, citernes d’eau,etc.) ont été détruites. Les expropriations et la construction de colonies en Cisjordanie ne font que se poursuivre ; les violences émanant de colons et des IDF (Israeli Défense Forces) est bien réelle (y compris à l’encontre d’enfants lorsque ceux-ci sont sur le chemin de l’école) ; les restrictions aux libertés d’associations et d’expression font rage ; la liberté de circulation quant a elle, est à l’agonie (check-points où on peut être retenue des heures pour des motifs fallacieux d’y voir des personnes âgées ou handicapées y faire preuve de patience dans la peine et des soldats de 20 ans aboyer sur des individus trois fois leurs aînés. Pendant ce temps, sur les autoroutes passent à grande vitesse des familles israéliennes les cheveux au vent et riant à gorge déployée.

Une tentative bloquée par l’Europe sur ordre d’Israël

« D’autre part, Israël présenté comme un îlot de démocratie dans un océan moyen-oriental d’arriération fait de la discrimination dans sa politique envers les Palestiniens. L’Etat d’Israël dépense 5 fois plus d’argent pour un écolier juif qu’un écolier arabe, la discrimination à l’embauche et la ségrégation grandissante en matière d’habitat. On dit qu’en 2010, la ségrégation en Israël entre Arabes et Juifs est presque totale : sous le couvert du nom faussement banal. La Knesset a finalisé un projet de loi destiné à contourner les décisions antérieures de la Haute Cour de Justice. Il ne sera pas possible de le décrire autrement que comme une loi d’apartheid. Le projet de loi permettrait dans les petites banlieues rurales de rejeter les demandes de familles arabes qui « sont incompatibles avec le tissu socio-culturel de la communauté. S’il devient loi, l’amendement donnera aux comités des villages communautaires le pouvoir de limiter la résidence dans leurs villes exclusivement aux Juifs. » (4)

L’opération « flottille » n’a pu être concrétisée du fait de l’aide de toutes les compagnies aériennes européennes qui ont reçu des listes d’Israël pour ne pas laisser embarquer des militants de la cause palestinienne. La flottille pour Gaza n’a pas dépassé les ports grecs, les pro-palestiniens de l’opération « Bienvenue en Palestine » iront-ils plus loin que les passerelles de l’aéroport Ben Gourion de Lod ? Les autorités israéliennes sont déjà sur le pied de guerre et des militants ont été refoulés à l’embarquement de Roissy-Charles-de-Gaulle jeudi après-midi. Une liste noire de 329 ou de 342 militants jugés indésirables aurait été communiquée aux compagnies aériennes desservant Israël. Selon le Haaretz, un poste de commandement militaire devait ouvrir dans la soirée de jeudi à Ben Gourion. Avec en perspective une bataille d’images à livrer. Trente-six militants pro-palestiniens venus d’Europe et interdits d’entrée en Israël, ont été expulsés dimanche 10 juillet. 82 étaient toujours détenus dans l’attente de leur expulsion. Israël est parvenu à bloquer depuis jeudi la venue de centaines de militants qui voulaient débarquer à l’aéroport de Tel-Aviv pour se rendre en Cisjordanie occupée, soit à leur arrivée, soit en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer » (5).

Gaza refuse la charité du gouvernement grec

La lettre qui suit a été adressée au gouvernement grec, le 12 juillet 2011, pour lui dire clairement que la population de Gaza ne veut pas la charité mais la liberté et le respect de ses droits humains, dont le droit à mener une vie digne. Sourd semble-t-il à sa position, un porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, M. Delavekouras, a réitéré « l’offre généreuse » de son gouvernement de livrer une quantité limitée d’aide humanitaire à la population de Gaza, au lieu de l’aider à recouvrer la liberté à laquelle elle a droit.

« Nous, membres de la société civile palestinienne à Gaza, avons observé les actions entreprises par votre gouvernement pour empêcher la Flottille de la Liberté 2 de naviguer vers la plus grande prison à ciel ouvert – la Bande de Gaza – pour défier le blocus criminel d’Israël, qui nous prive de choses que la plupart des gens considèrent comme acquises, et d’abord et avant tout, notre liberté de mouvement. Nous sommes dans l’impossibilité de bénéficier de soins de santé adéquats ou de débouchés d’enseignement parce que nous ne pouvons pas voyager librement. Nous sommes coupés de nos familles dans les autres parties du territoire occupé et à l’étranger, et nous ne sommes pas autorisés à inviter des gens à venir nous voir à Gaza. Et maintenant, vous avez étendu cette restriction aux gens dont la principale mission est de se tenir en solidarité avec nous. La population de Gaza n’a besoin d’aide humanitaire que parce que nous ne pouvons pas bâtir notre économie. Nous ne sommes pas autorisés à importer des matières premières ou à exporter ; nos pêcheurs et nos fermiers sont la cible de tirs lorsqu’ils essaient de pêcher et de cultiver leur terre. A cause de la politique israélienne délibérée, 80% de notre population dépend de l’aide alimentaire, nos infrastructures sont en ruine et nos enfants ne peuvent imaginer un jour où ils connaîtront la liberté. » (6)

« Votre proposition de livrer la cargaison de la Flottille de la Liberté implique la notion que l’aide humanitaire résoudra nos problèmes et c’est une tentative médiocre de masquer votre complicité dans le blocus israélien. Les organisateurs et les participants de la Flottille de la Liberté reconnaissent que notre situation désespérée n’est pas une question d’aide humanitaire ; c’est une question de droits de l’homme. Ils emmènent avec eux quelque chose de plus important que l’aide ; ils emmènent l’espoir, l’amour, la solidarité et le respect. Bien qu’il soit évident que vous avez subi d’énormes pressions politiques pour vous soumettre à la volonté du régime israélien, de collaborer avec Israël pour violer le droit international et légitimer le siège, nous refusons d’accepter vos miettes. Nous avons soif de liberté, de dignité et de la capacité à faire des choix dans nos vies quotidiennes. Nous vous exhortons à reconsidérer immédiatement votre décision et à laisser partir la Flottille de la Liberté (…) défiant ainsi le blocus illégal israélien de la Bande de Gaza et l’occupation illégale de la terre palestinienne. » (6)

Beau plaidoyer en vérité qui n’a pas convaincu… Si ce n’est pas une crise humanitaire ? Quelle est la solution ? Que font les pays occidentaux pour lever le blocus ? Israël continuera-t-il à imposer le fait accompli ? Chaque nouvelle bravade par de nouvelles constructions constitue un précédent irréversible. Que le Quartette avoue il y a quelques jours son impuissance n’augure rien de bon ! Les Palestiniens veulent leur Etat dans les frontières de 1967. Israël n’en veut pas ! Israël va-t-il rester dans sa tour d’ivoire et son bunker mental ! L’Heure de la raison et des concessions a sonné. Le calvaire de près d’un siècle du peuple de Palestine doit cesser. C’est une exigence morale. A quand un président ou une autorité disposant d’un magister moral capable de dire à la face du monde , à l’instar de John Fidgerald Kennedy au plus fort du blocus de Berlin avec son célèbre « Ich bin ein Berliner ! » , « Ich bin ein Ghazoui ! »

C.E. CHITOUR

EN COMPLEMENT : voir le site http://www.unbateaupourgaza.fr/

1. Eva Bartlett. Invincibles, les flottilles de la liberté se multiplient http://www.ipsnews.net/news.asp?idn…Mondialisation.ca, Le 9 juin 2011

2. Jeremiah Albert – JSSNews

3. Pas de « crise humanitaire » à Ghaza, mais un blocus persistant et destructeur. Le Monde 06.07.11

4. Amnon Be’eri-Sulitzeanu. La ségrégation des Juifs et des Arabes d’Israël en 2010 est presque absolue. Ha’aretz 29/10/10

5. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/07/10/israe…

6. http://www.alterinfo.net/Gaza-refuse-la-charite-du-gouvernem… grec_a61175.html ?preaction=nl&id=2634765&idnl=93642&

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http://www.legrandsoir.info/le-blocus-de-gaza-continue.html


سيد أحمد غزالي في مقابلة مع وقت الجزائر لو علمت أننا سنصل إلى ما نحن عليه لما أوقفت المسار الانتخابي

سعيدة بعيط
وقت الجزائر
21/04/2011

قال سيد إحمد غزالي لم أكن انتظر شيئا جديدا من خطاب رئيس الجمهورية، فالتغيير لا يأتي من رئيس الجمهورية وإنما من النظام .
وتساءل في سياق حديثه معنا بإقامته ما الذي دفع الرئيس الى الكلام، إن الرئيس لم يتكلم الى الشعب بناء على تحليل أو تشخيص موضوعي للوضعية الحالية، انما انطلاقا من تشخيص به خلل، إذا كان كل شيء على ما يرام كما عبر عنه الرئيس، فما الذي يدفعه الى الإعلان عن ما أسماه إصلاحات؟ .
بوتفليقة قدم خطابا خاطئا بناء على تشريح خاطئ
وأضاف لقد كان خطاب الرئيس متناقضا، فمن جهة يتكلم على مشاكل في البلد، ومن جهة أخرى يقول انه حقق انجازات عظيمة ، مرجعا سبب مخاطبته الشعب إلى تخوفه من تكرار ما حدث في بعض البلدان العربية، على غرار تونس ومصر وليبيا في الجزائر. هذا فيما يخص الشق الأول من الخطاب.
أما عن الخطاب في شقه الثاني، فقال غزالي إن الرئيس تكلم فيه عن تعديل الدستور، وأردف نحن لسنا بحاجة إلى تعديل الدستور، بل الى تطبيق ما جاء في الدستور الذي تم اختراقه ، فكل القوانين في الجزائر خرقت، والحلول التي تقدم بها بوتفليقة في خطابه خاطئة بناء على تشريح خاطئ .
وعن اعتماد الأحزاب، حلل غزالي خطاب الرئيس بقوله قال الرئيس إنه سيتخذ إجراءات ستسمح بنوع من الانفتاح السياسي، ففي هذا الحالة أراد أن يقول شيئين، إما أنه اخترق القانون وانحرف عن مبادىء الدستور، التي تكرس إنشاء الأحزاب والجمعيات السياسية وسيتراجع عن هذا الخرق، ليسمح بتطبيق مبادئ الدستور، أو أنه يفكر في قانون آخر يكون أكثر انغلاقا.
ويرى رئيس الحكومة الأسبق، أن الرئيس ليس السلطة المطلقة، التي تتخذ القرارات، وإنما هناك نظاما هو المسؤول عن القرارات وعن الوضعية، التي آلت إليها البلاد، وستؤدى في الأخير إلى صدام بين السلطة والشعب، فالنظام عمد الى كبت الوسيط بين السلطة والمجتمع المدني، وذلك من خلال عدم اعتماده الأحزاب والجمعيات السياسية، والتضييق على وسائل الإعلام، وخاصة الثقيلة منها، فالإصلاح هو احترام القوانين والدستور، وما يجري في الوقت الراهن هو التناقض بين مضمون الخطاب السياسي، وما يجرى في الميدان، فالخطاب مبنى على اللامسؤولية، لان صاحبه يعرف انه لن يخضع للمساءلة، فالنظام حسب غزالي يتميز بخاصيتين، هي عدم احترام القوانين واللامسؤولية. فالمسؤول يعلم جيدا انه لن تكون هناك آليات لمحاسبته، وبهذه القناعة يتخذ القرارات، لان الذي ينطلق من فكرة أن كل كلمة ينطق بها سيحاسب عليها سيتحلى بالمسؤولية، ويحسب لكل قرار يتخذه.
سألت وقت الجزائر غزالي، الذي كان من بين الذين شاركوا في قرار وقف المسار الانتخابي سنوات التسعينات، غداة فوز جبهة الإنقاذ، عن رأيه في القرار بعد مرور 20 سنة، فأجاب بدون تفكير: لو علمت أن الجزائر ستصل الى ما وصلت إليه في الوقت الراهن، لما أوقفت المسار الانتخابي في التسعينات لما فازت الجبهة الإسلامية للإنقاذ بالأغلبية . وأضاف أنا كنت أظن أن توقيف المسار الانتخابي سيجنب الجزائر الوقوع تحت وطأة نظام جائر، وان نتائجه ستنعكس بالسلب على مصالح الجزائر، ففي تلك الفترة كان همي مصلحة الجزائر، إلا انه بعد قرابة عشرين سنة، اكتشفت أن النظام الراهن أسوأ بكثير من الإسلاميين، فأنا لست نادما لأنني كنت أظن أن النظام سيأخذ العبرة، ومنه الصيرورة بالجزائر نحو الأحسن، لكن تفاجأت بمرور السنوات أن الجزائر سائرة نحو الأسوإ .
أطراف لم تكن مقتنعة ببوضياف وراء مقتله
اعتبر سيد أحمد غزالي أن النظام، الذي كرسه بومدين، هو الذي أوصل الجزائر إلى العشرية السوداء، وليس توقيف المسار الانتخابي، متهما ما اسماه النظام بزرع فكرة في ذهن المواطن مفادها أن توقيف المسار الانتخابي ومنع الإسلاميين من اعتلاء السلطة، كان وراء دخول الجزائر في دوامة الدم .
ويري محدثنا أن النظام فعل ذلك لتبرئة نفسه، لأنه يتحمل جزءا من المسؤولية، فالفيس، كما أضاف، غزالي لم يكن المسؤول الوحيد عن العنف .
وتكلم غزالي عن أحداث أكتوبر، وقال إن النظام خلقها لغاية في نفسه، ليتفاجأ بظهور قوى أخرى اغتنمت فرصة أحداث أكتوبر واستثمرتها لصالحها، فأحداث أكتوبر في الحقيقة هي امتداد للنظام تحت غطاء الانفتاح، وهذا ما سيحدث مستقبلا أيضا .
قال غزالي إنه ترأس الحكومة في فترة كانت الأكثر دموية وصعوبة، وإنه تحلى، خلالها، بروح المسؤولية، وكان يعمل لصالح البلد والشعب، ولكن مقتل الرئيس بوضياف دفع به إلى الاستقالة، حيث كشف لـ وقت الجزائر انه كتب رسالة من أربع صفحات آنذاك شرح فيها الكثير من الأمور والمعطيات وظروف الاستقالة ومقتل الرئيس، إلا انها لم تر يوما النور في وسائل الإعلام، وعبر بقوله المعروف أنني استقلت بسبب مقتل بوضياف ومقتل هذا الأخير تقف وراءه أطراف لم تكن مقتنعة بمجيئه على هرم السلطة .
ثورات العالم العربي تحركها أياد خفية والتحالف الغربي وراء المعارضة الليبية
اعتبر سيد احمد غزالي أن الثورات، التي حدثت في العالم العربي، على غرار مصر وتونس، ليست ثورات شعبية محضة، وقال ربما كانت انطلاقتها شعبية، ولكن أكيد أن هناك أياد خفية تحركها، فلحد الساعة ليست لنا معطيات تسمح لنا بالحكم عليها بأنها ثورات شعبية، فهي تحركها أطراف من داخل المجتمع أو من دول أجنبية .
مضيفا أن المعارضة الليبية، التي تتهم الجزائر بدعم القذافي بالسلاح والمرتزقة، تحركها أياد أجنبية، خاصة أمريكا لتحقيق بعض المطامع .

Posté in وقت الجزائر



Salim Rabia, Maghreb Emergent, 15 avril 2011

Les annonces du président Abdelaziz Bouteflika ne répondent pas aux demandes sourdes émanant du régime pour l’institution d’une poste de vice-président « stabilisant ». En dehors du système, elles sont déjà accueillies avec réserves. A l’image de M. Abdelhamid Mehri qui considère que l’on confond réforme et révision de textes alors que le vrai problème réside dans les règles de fonctionnement occultes du régime.
Le style de l’annonce a pratiquement éclipsé le contenu du discours du président Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’Etat a paru fatigué, expédiant sur un ton monocorde un discours censé annoncer un nouvel élan et un redémarrage des réformes pour anticiper une contestation qui est sociale mais peut devenir politique. Ceux qui ont suivi le discours à la télévision avaient parfois de la peine à saisir le contenu des révisions annoncées. Le discours de Bouteflika a été un mélange d’autosatisfaction pour les « réalisations » des différents plans quinquennaux et une annonce d’une série de révision de textes qui culminera avec celle de la Constitution. Pourtant les observateurs focaliseront longtemps sur la manière dont le discours a été énoncé et sur l’image du président et plus précisément sur sa capacité à mener des réformes. Le premier constat dans les annonces du président est que celui-ci ne satisfait pas les tenants du système qui auraient souhaité prendre une assurance à travers la création d’un poste de vice-président, permettrait de gérer dans l’aisance une éventuelle vacance du pouvoir. Rien, théoriquement, n’interdit qu’une telle fonction puisse être créée à la faveur de la révision annoncée de la Constitution. Mais le fait qu’elle n’ait pas été annoncée traduit plus vraisemblablement le refus du chef de l’Etat de créer un poste qui pourrait devenir fragilisant pour la fonction présidentielle en cas de difficultés. Du point de vue du régime stricto-sensu et de son fonctionnement, ce poste de vice-président était sans doute la principale annonce significative. L’apparente patine du temps sur le président en faisait peut-être une urgence pour le régime.
Une approche « textuelle »
Malgré le ton fatigué de Bouteflika, les annonces n’ont pas manqué dans le discours du président de la république : révision de la Constitution, de la loi sur les partis politiques et du code électoral ainsi que le code de l’information. L’objectif affirmé est de «renforcer la démocratie ». Ainsi une commission pour la révision de la constitution sera mise en place et à laquelle participeront les « courants politiques agissants et des experts en droit constitutionnel ». La commission fera des propositions au président qui les soumettra à approbation par voie référendaire ou par voie parlementaire. La loi électorale fera l’objet d’une « révision profonde » et l’ensemble des partis politiques y compris ceux qui ne sont pas représentés au parlement y seront associés. La loi sur les partis sera également révisée pour leur permettre d’apporter une contribution « plus efficace » au processus de renouveau du pays. Enfin, une nouvelle sur l’information « introduira les repères d’une charte déontologique et complètera la législation actuelle, notamment à travers la dépénalisation du délit de presse ». L’approche est donc centrée sur une révision des textes alors que les demandes portent sur une libération des champs politiques et médiatiques. Le régime semble se donner le moyen de contrôler de bout en bout les réformes en décidant, seul, de la feuille de route. Et en la limitant à une révision des textes.
« Mehri : c’est le fonctionnement occulte du régime qui fait problème pas les lois »
Des objections immédiatement relevées, dans une réaction à chaud de M.Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN, qui critique la focalisation sur les textes alors que l’enjeu principal réside dans les « pratiques occultes » du régime. Tout en estimant que le discours présidentiel nécessite une lecture approfondie afin de le comparer avec les aspirations du peuple algérien et ce qui est posé par la scène politique, M.Mehri observe qu’il aurait davantage collé à la réalité « s’il avait été le couronnement d’un profond débat national et d’une large consultation entre tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont invités à soutenir le processus de réformes et d’œuvrer à sa réussite ». Mais, relève l’ancien secrétaire général du FLN, « il existe apparemment une conviction que la réforme est meilleure quand elle est le plus éloignée de ce qui est secrété et posé par la scène politique ». La critique de fond porte sur la propension du discours à faire accroire que la réforme est une révision des textes. « L’aspect le plus visible de ce discours est de limiter la réforme à une révision des textes ce qui dénote qu’une grande vérité est ignorée, à savoir que l’échec du système de pouvoir et ses défauts résident davantage dans les pratiques du régime et ses règles de fonctionnement occultes que dans les textes que ce soit la constitution ou les lois


Bouchachi (LADDH): «La révision des textes annoncée: un processus biaisé d’avance»

16 avril, 2011 El watan

Me Mostefa Bouchachi, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme à El Watan:
«Le problème en Algérie n’est pas un problème de textes (juridiques), mais un problème d’institutions qui agissent en dehors des lois. On peut fabriquer les meilleures lois du monde, s’il n’y a pas une volonté de les respecter, des mécanismes, des contrepouvoirs, rien ne changera. Ce n’est donc pas une question de textes, de refonte de la Constitution, mais bien une question d’institutions évoluant en dehors des lois.
A mon sens, la révision des textes annoncée est d’ores et déjà un processus biaisé. La refonte de ces textes devrait échoir à des institutions ‘’bien élues’’ et non pas aux institutions actuelles. Celles-ci n’offrent aucune garantie et ce ne sont certainement pas elles qui changeront le système.»


استمعت ككل المواطنين للخطاب الذي ألقاه مساء اليوم الجمعة
فخامة رئيس الجمهورية السيد عبد العزيز بوتفليقة حول برنامج
الصلحات التي ينوي القيام بها ويدعو المواطنين للمساهمة في
إنجاحها. والخطاب في حاجة إلى قراءة معمقة لمقارنته بما يطمح له
.الشعب الجزائري وتطرحه الساحة السياسية
ول شك أن مضمون الخطاب كان يلتصق أكثر بالواقع السياسي لو جاء
الخطاب تتويجا لنقاش وطني عميق واستشارات واسعة بين كل الذين
يدعون بصفة أو أخرى لمساندة مسيرة الصلح والعمل على إنجاحها.
لكن يظهر أن هناك اعتقادا بأن الصلح يكون أسلم كلما كان بعيدا عما
.تفرزه أو تطرحه الساحة السياسية
ثم أن العنصر البارز في هذا الخطاب هو حصر الصلح، أساسا، في
تعديل النصوص، مما يدل على تجاهل حقيقة كبرى وهي أن عجز نظام
الحكم ومساوئه تكمن في ممارسات النظام و قواعد عمله المستترة
.أكثر مما هي ناشئة عن النصوص سواء كانت دستورا أو قوانين

الجزائر 15 أفريل 2011

عبد الحميد مهري