Articles Tagués ‘Abdelaziz Bouteflika’


La communauté algérienne et les « amis de l’Algérie viennent de lancer une pétition adressée à John Kerry avant sa visite en Algérie.

La communauté algérienne qui a toujours en mémoire l’impulsion arrachée aux Etats Unis par Bouteflika le général Toufik interprétée par ces derniers comme une bénédiction à la fraude. Une pétition adressée au secrétaire d’Etat américain dénonçant les risques de manipulation de sa visite par le pouvoir est en circulation. Nous la reproduisons intégralement.
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Malek Yacini

President Bouteflika’s political campaign is using your visit to Algeria to legitimize his reelection for a fourth Presidential term

Petition by
The Algerian-American Community and friends of Algeria
Multiply Your Impact

His Excellency John Kerry
Secretary of State
The United States of America

Mr. Secretary,

We, the Algerian-American community and friends of Algeria in the United States, call on you to support the democratic process in Algeria by not allowing your up coming trip to Algeria to be used by President Bouteflika’s political campaign to legitimize his reelection for the a fourth Presidential term. As you know Mr. Secretary, President Bouteflika has been President since 1999. He has amended the Algerian Constitution to do away with the two term provision. In this election, what concerns us most is that his health is very frail as a result of a stroke he suffered last year and that by all accounts he is unable to perform the duties of the Office of President as required by the Algerian constitution.

Mr. Secretary,

As we call on you to express America’s support for Algeria during these difficult and delicate times, we also reminded that only a true democracy can enhance Algerian American relations. As you know Mr. secretary, North Africa’s stability is essential to America’s long standing interest in the region. Therefore, as we all appreciate President Bouteflika’s contribution toward maintaining such stability, and wish him a speedy recovery, we are also reminded that the stakes in this up coming election could not be higher. The challenges facing Algeria and the region require a new and a vigilant leadership to continue the struggle for a better, stable and peaceful Algeria. It is in this context Mr. Secretary that America’s role in promoting democracy in Algeria takes into consideration the implementation of the highest standards of political integrity as stated by President Obama when he said:

“We pledge to implement the highest standards of integrity — because those in power must serve the people, not themselves.”

Mr. Secretary,

The Arab Spring has taught us all a lesson that leadership change, with all its set backs, is the only way to promote change and progress and guarantee that the voice of the people is heard.

Mr. Secretary,

As you embark on your tour to North Africa, we would like you to know that the Algerian people appreciate America’s friendship and America’s values of freedom and democracy. Please hear their voice!


Dans un communiqué lu à la télévision, Mourad Medelci a annoncé la liste des six candidats retenus pour la présidentielle du 17 avril.

Il s’agit de Abdelaziz Belaid, Ali Benflis, Abdelaziz Bouteflika, Moussa Touati, Louisa Hanoune et Ali Fawzi Rebaine. En 2009, le Conseil constituionnel avait également validé 6 candidatures.

Contacté par El Watan 2014, Ali Benouari a dit ne pas être au courant de la décision du Conseil constitutionnel. « Je ne m’y attendais pas, mon dossier était complet, a réagi l’ancien ministre. Il est vrai que la rumeur faisait état de six candidats. Mais pourquoi réduire le nombre ? Ca veut peut-être dire que la décision est sans relation avec le contenu du dossier». Selon nos informations, le dossier de Mohamed Benhamou avait été validé par le Conseil Constitutionnel, mais après des tractations avec les équipes d’Abdelaziz Bouteflika, le candidat du parti El Karama s’est retiré. Il bénéficierait d’une place au sein du prochain gouvernement. « Je soutiens le Président Bouteflika. Je donnerai une conférence de presse samedi », affirme Mohamed Benhamou joint par El Watan 2014.

Pas de surprise

Le député du PT, le parti de la candidate Louisa Hanoune, Ramzi Tazibt Ramdane, joint par El Watan 2014, a déclaré : « c’est une bonne nouvelle, mais ce n’est pas une surprise. Nous n’attendions pas une autre décision que celle-ci car nous avions les signatures nécessaires de citoyens et d’élus. Notre dossier était solide. Maintenant nous allons préparer la campagne. Nous avons une réunion de 400 cadres du parti ce vendredi ». Lotfi Boumghar, chargé de communication de Ali Benflis, a affirmé à El Watan 2014 qu’il n’était pas surpris : « Il n’y avait pas de suspens. C’est juste une confirmation. Nous savions que le dossier de M. Benflis remplissait toutes les conditons légales. Nous attendions cette décision sereinement ». Moussa Touati non plus n’est pas étonné : « Nous étions les premiers à déposer notre dossier et à récupérer les parrainages. Nous étions donc confiants. Le résultat quant aux autres candidats ne me surprend pas. C’est un combat loyal. Nous espérons que le peuple soit entendu ». Ali Fawzi Rébaïne a également affirmé : « Je n’en doutais pas. J’ai fait un long travail de proximité, je n’ai collecté que des signatures de citoyens et j’ai travaillé pendant 45 jours avec des militants. Je ne me prononce pas concernant les autres candidats sélectionné ». De son côté, Abdelaziz Belaid est pourtant prudent : « Ce n’est qu’une première étape. Il faut voir comment mobiliser les gens pendant la campagne. La campagne sera difficile. C’est une grande responsabilité. C’est la première fois qu’un jeune de l’indépendance se présente en Algérie et la jeunesse est réticente à la politique et ne vote généralement pas. Ces élections sont fermées, presque jouées d’avance. Mais il faut que les gens votent pour qu’il n’y ait pas de fraude ».


Djamel Zenati

Quelles que pourraient être les évolutions possibles dans le rapport entre les divers acteurs du sérail, le système est désormais arrivé à son terme. Vouloir le prolonger est une hérésie. Quel danger pourrait être raisonnablement invoqué pour différer la transition démocratique ? Le seul danger est justement de la différer

Grave et incertain moment que ce prélude à l’élection présidentielle d’avril 2014. La situation est certes inédite. Elle suggère néanmoins un parallèle frappant avec l’une des séquences les plus sanglantes de la guerre de Libération nationale : l’épisode de la sinistre OAS et du putsch manqué des généraux, en 1961.
Terrifiés à l’idée de devoir quitter l’Algérie, les ultras de «l’Algérie française» se jettent avec l’énergie du désespoir dans une ultime bataille, faisant fortement vaciller les fondements mêmes de la Ve République.
A quelques décennies d’intervalle, avec des acteurs algériens cette fois, l’histoire semble se répéter. Disons plutôt qu’elle bégaie. En effet, affolé par une fin de règne imminente, le clan présidentiel se met à la manœuvre, empruntant les voies douteuses de la diversion et du chantage. Ni le bilan désastreux ni l’œuvre de la nature ne semblent les modérer dans leur soif du pouvoir. Dès leur arrivée, Bouteflika et sa cour se sont peu à peu constitués en véritable système dans le système, satellisant les institutions et enveloppant le pays d’une toile réticulaire maffieuse. Un nouveau pas vient d’être franchi dans cette attitude de défiance arborée depuis peu.
Le conflit ne porte pas sur les idées ou les projets ; il oppose une caste à tout ce qui est de nature à contrarier ses desseins.

Le protégé s’insurge contre son protecteur, expression d’un syndrome de Stockholm inversé. Le clan fustige les agissements du DRS en oubliant de préciser qu’il en est le principal bénéficiaire. Omission qui enlève au propos toute portée crédible et le relègue au registre étroit du règlement de comptes.
De même, la supercherie qui consiste à s’approprier tardivement les thèmes chers à l’opposition démocratique ou à se découvrir de la sympathie pour des personnalités jadis persécutées. Les convictions ne naissent jamais de l’agénésie et de l’hystérie.

Nul ne s’est d’ailleurs laissé abuser, exceptés ceux qui y puisent prétexte à soulager leur conscience d’une collusion secrète encombrante.

Prendre ainsi le risque de diviser l’institution militaire, voire le pays, est une entreprise pour le moins dangereuse. Il ne s’agit nullement d’un alignement ou de quelque parti pris. Notre position sur l’institution militaire ne souffre aucune ambiguïté : nous avons toujours plaidé pour une armée forte, moderne, unie et subordonnée à un pouvoir politique démocratiquement mandaté. L’inquiétude est grande de voir à nouveau notre pays sombrer dans la mésaventure. Surtout dans un contexte régional explosif et une mondialisation qui ne connaît aucune barrière ni ne s’encombre de la légalité internationale A-t-on perdu le sens de la mesure au point de vouloir ériger la déraison en raison d’Etat ? Faire preuve de lucidité et de patriotisme aujourd’hui c’est se rendre à l’évidence que ce débordement inhabituel est révélateur de l’incapacité du système à gérer ses propres contradictions. Choisir l’entêtement et le passage en force, c’est accepter de perdre toute habilitation à dire le droit. Et, du même coup, donner argument et légitimité à l’anarchie et la désobéissance.

Quelles que pourraient être les évolutions possibles dans le rapport entre les divers acteurs du sérail, le système est désormais arrivé à son terme. Vouloir le prolonger est une hérésie.

Quel danger pourrait être raisonnablement invoqué pour différer la transition démocratique ? Le seul danger est justement de la différer. A maintes occasions, invitation a été faite à Bouteflika de graver son nom dans l’histoire en engageant résolument une transition démocratique. Hélas, à la grande œuvre, il préfère la petite histoire faite d’intrigue et d’arrogance, celle-là même qui finit au mieux dans la désuétude et l’oubli.

J’ai honte. J’ai honte pour nos dirigeants. J’ai honte pour nos élites. J’ai honte devant tant d’indifférence et d’impuissance. A travers son histoire douloureuse, le peuple algérien a toujours fait montre de grandeur. Grandeur de l’esprit, grandeur de l’engagement et grandeur dans l’aptitude à surmonter les pires difficultés. Pourquoi vouloir en faire un peuple corvéable, corruptible, colonisable ? C’est incontestablement dans cette grandeur qu’il a puisé ressources et ressort dans sa longue marche pour la liberté et le progrès. Est-il besoin de rappeler qu’un peuple libre, maître de son destin, est l’unique garant de la prospérité et de la souveraineté du pays ? Il est possible de renouer avec l’épopée glorieuse de nos prédécesseurs. Il suffirait de se départir de nos rancœurs et égoïsmes.

Les acteurs du changement et les patriotes sincères, où qu’ils soient et au-delà la diversité de leurs opinions, doivent en urgence se retrouver en congrès national afin d’évaluer la situation et jeter les bases d’un renouvellement de la perspective historique en Algérie. Il s’agit de définir les contours d’une transition pacifique et négociée. Cette initiative ne se pose pas en concurrence avec l’élection présidentielle, qui se tiendra normalement en avril prochain. Au contraire, elle peut en être le complément, l’encadrement nécessaire qui apportera sens et crédit à cette élection. Il suffit pour cela que les candidats s’engagent, en cas d’élection, à mettre en œuvre les recommandations du congrès national. L’articulation de ces deux moments est le fondement d’une garantie mutuelle. Une dynamique à double polarité est le meilleur gage pour une issue pacifique et démocratique à la crise. Ce dispositif offre l’avantage d’aller vers le changement sans violence et sans bouleverser totalement l’ordre constitutionnel ni l’édifice institutionnel.

L’Algérie a besoin de stabilité et de liberté. Elle a tout autant besoin d’un homme du juste milieu, celui qui brisera les chaînes sans dresser les échafauds. Un homme qui saura rassembler et mobiliser les Algériennes et les Algériens autour d’un seul objectif : la reconstruction du pays. Cet homme existe. Il en existe même plusieurs. Les meilleures comme les pires perspectives s’offrent à nous. Il faut désormais choisir.
Djamel Zenati. Militant de l’opposition démocratique


Le General Toufik voit en Ouyahia un successeur éventuel à Bouteflika.

Les diplomates américains semblent prêter une attention particulière à ce que peut penser le puissant chef du Département du renseignement et de la sécurité, le général-major Mohamed Mediène, connu sous le nom du «général Toufik».
Dans un câble daté du 14 mars 2007, le nom de Médiene revient à plusieurs reprises. «L’Algérie a longtemps été gérée par des groupes d’hommes connus collectivement comme ‘’le pouvoir’’», écrivent les diplomates américains. Ces dernières années, il est devenu clair que le «pouvoir» aujourd’hui se compose principalement de Mediène et Bouteflika, est-il noté dans le télégramme en question. Les problèmes de santé du président Bouteflika font que, à en croire le câble, Médiene a plus d’influence sur les orientations futures de l’Algérie.

Se basant sur une discussion tenue avec le député du RND, Abdeslem Bouchouareb, présenté comme un «confident de Ouyahia», les diplomates américains croient déceler quelques-uns des plans secrets du DRS.
Ils voient en Ahmed Ouyahia un successeur éventuel au président Bouteflika, car, glisse-t-on, celui-ci jouit du soutien du patron du DRS. Le fait est, notent les diplomates américains, que le RND est le seul parti politique qui n’a pas été déchiré par des dissensions internes. A en croire le câble, le président Bouteflika et le général Médiene chercheraient à scinder la classe politique algérienne en deux courants : l’un conservateur-islamiste, dirigé par Belkhadem et l’autre moderniste-nationaliste conduit par Ouyahia.

• Le lien du câble : http://www.wikileaks.ch/cable/2007/03/07ALGIERS330.html