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FFS

Monsieur le Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet de la Présidence de la République,

Le FFS tient à remercier les organisateurs de cette consultation sur la révision constitutionnelle, pour l’invitation qu’ils ont bien voulu adresser à notre Parti en vue d’y participer.

La Direction Nationale du Parti a décidé, après un débat élargi, de répondre favorablement à cette invitation pour des raisons qui nous paraissent utiles de vous exposer.

1ère raison, la volonté de dialogue qui a toujours animé notre Parti et notre Président Hocine Ait Ahmed depuis la création du FFS en 1963, avec à son actif plusieurs initiatives depuis lors en direction des décideurs pour engager des discussions pour une sortie de crise, malheureusement restées sans suite. Cette volonté de dialogue n’est pas circonstancielle. Elle fait partie des valeurs fondatrices du parti.

2ème raison, l’objectif de réaliser un consensus national entre les acteurs politiques, du pouvoir, de l’opposition et de la société civile, un consensus qui permette de faire ensemble le bon diagnostic de la crise et de préconiser les mesures appropriées sur le plan constitutionnel, institutionnel,  du développement économique et du progrès social, à même d’assurer la paix, la stabilité et la prospérité de notre peuple. Ce consensus national a pu être réalisé le 1er Novembre et à la Soummam avec le succès que l’on sait pour faire triompher la Révolution et arracher l’Indépendance Nationale. Notre conviction est que la reconstruction de ce consensus national est possible aujourd’hui pour peu que l’on crée un climat de confiance, qu’on laisse tomber les préjugés et qu’on fasse preuve de volonté politique.

3ème raison, le devoir patriotique de témoigner et d’alerter le pouvoir sur le danger que court le pays pour  son unité, son intégrité territoriale, sa sécurité, ses ressources et l’avenir des futures générations si des changements urgents, impératifs et vitaux ne sont pas initiés dès à présent,  avec une approche systémique et inclusive, qui associe tous les acteurs du monde politique et  les représentants de la société civile incluant le mouvement associatif, les universitaires,  les entrepreneurs, les  journalistes et les  syndicalistes.

4ème raison, la fidélité au juste combat historique de notre Président Hocine Aît Ahmed de construire une Algérie libre et démocratique, en restituant au peuple algérien son droit à l’autodétermination, celui de choisir démocratiquement les institutions de son choix ainsi que les femmes et les hommes appelés à le représenter. A cet effet la tentative d’élaborer une Constitution en 1963 par une Assemblée Constituante n’ayant pas abouti, l’objectif demeure et reste à concrétiser car le système qui s’est construit depuis 5O ans sur des fondations non légitimées par le peuple se trouve confronté à des contestations internes et menacé dans sa sécurité par un environnement régional et international instable

Cela étant, nous souhaitons que notre démarche ne soit pas interprétée comme une caution au processus de révision constitutionnelle engagé, ayant exprimé dès le départ que l’élaboration et l’adoption de la constitution doivent émaner du peuple et de ses représentants légitimes, que toute approche dans ce domaine doit être concertée au préalable avec les acteurs politiques et ceux de la société civile pour espérer réaliser un consensus et que la rédaction d’une nouvelle constitution devrait intervenir non pas avant mais au terme de ces consultations.

Ceci dit, nous n’allons pas entrer en matière pour porter un jugement de valeur sur les révisions proposées.  Nous ne sommes pas non plus porteurs de propositions d’amendement car le parti est persuadé que ce texte ne répond qu’à un souci de gouvernance du régime à court terme, mais ne règle pas au fond la crise multidimensionnelle à la fois politique, économique, sociale, culturelle voire morale qui accable le pays. De notre point de vue une Constitution qui ne prend en compte que les intérêts du pouvoir n’aura pas le consensus nécessaire à sa stabilité. Toute Constitution devrait refléter un consensus le plus large de la population. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Nous sommes ici pour vous faire part, et à travers vous au Président de la République, des doléances, pour ne pas dire de la colère de nombreux citoyens dans le pays qui n’ont pas accès aux services sociaux de base, les communes n’ayant ni l’autonomie administrative, ni l’autonomie financière pour y pourvoir. Le chômage des jeunes est alarmant. Un plan national dans ce domaine s’impose plus que jamais car il y va de l’avenir du pays. A-t-on besoin de réviser la Constitution pour cela ?

Nous sommes là également pour vous exprimer la profonde préoccupation de la population sur l’avenir de nos ressources pétrolières, gazières, hydriques et solaires, exposées à l’appétit vorace et impitoyable des multinationales soutenues par leurs gouvernement respectifs, sentiment porté à son paroxysme après les récentes déclarations sur l’autorisation donnée à des firmes étrangères de prospecter le gaz de schiste. Il ne s’agit pas de démentir mais de s’interdire d’hypothéquer, en l’absence de tout débat, les ressources naturelles du pays, un bien commun de tous les algériens de cette génération et de celles à venir.  A-t-on besoin de la révision de la Constitution pour cela ?

Nous sommes là aussi pour lancer un cri d’alarme parce que le phénomène de la corruption se généralise à tous les niveaux de la société, que les activités informelles s’étendent à toutes les sphères d’activité, que des réseaux mafieux se développent dans les filières d’importation au détriment de la production nationale vouée à ce rythme à disparaître, que l’affairisme décourage toute activité productive. A-t-on besoin de réviser la Constitution pour combattre ces phénomènes et mettre fin à l’impunité en engageant les poursuites contre ceux qui ont violé la loi et volé la société.

Le devoir de vérité et de pédagogie que s’est assigné le Parti depuis sa création nous oblige à vous interpeller à cette occasion sur les engagements non tenus du pouvoir d’instaurer un Etat de droit, respectueux des libertés individuelles et collectives et  de démocratiser les institutions. La preuve en est que cet Etat de droit n’a pas été en mesure de protéger les biens et la sécurité de nos compatriotes de la région de Ghardaia, et que la démocratie promise se refuse à reconnaître officiellement les martyrs de 1963 qui ont sacrifié leur vie pour cet idéal, et continue à marginaliser la langue et la culture amazigh. Nul progrès constaté dans ce domaine, la révision constitutionnelle n’y change rien, alors que des dispositions peuvent être prises et annoncées dès à présent pour peu que s’affirme une volonté politique.

Nous sommes en même temps venus pour rassurer le système que notre souhait de reconstruire un consensus national pour le changer pacifiquement, ne vise pas à porter atteinte à l’administration nationale et locale qui œuvre dans sa grande majorité à servir dignement et honnêtement notre Etat à tous, mais au contraire à la consolider en l’adaptant à un environnement national, régional et international en mutation profonde et rapide. N’ayez donc pas peur du changement, il ne sera pas fait contre vous mais avec vous. Il n’y aura ni atteinte aux biens et à la sécurité des personnes, ni règlements de comptes. Ce changement du système n’a pas besoin d’une révision de la Constitution pour en discuter et fixer le contenu et les étapes avant de traduire les changements convenus dans une nouvelle Constitution.

Nous pouvons également ajouter- à la lumière des rencontres auxquelles nous avons participées et qui ont regroupé des partis se situant en opposition au système, et des contacts que nous avons eus et qui se poursuivent avec les acteurs du monde politique et de la société civile pour préparer la conférence du consensus- que les différentes initiatives engagées ou projetées pour sortir le pays de la crise pourraient converger sachant que dans leurs grandes lignes elles se rejoignent et peuvent donner lieu à un programme commun entre le pouvoir et l’opposition avec un calendrier  d’exécution permettant de sortir le pays de la crise.

Compte tenu de l’ensemble de ces considérations, nous avons engagé activement la préparation de la conférence du consensus national incluant la participation du système à travers ses représentants dans les partis politiques et les organisations gouvernementales, au côté des autres acteurs politiques de l’opposition et de la société civile. Cette participation s’entend à la fois sur le plan de l’organisation, de la définition des objectifs, de l’élaboration du programme et de l’esquisse des résultats escomptés. Votre adhésion à cette initiative est souhaitable dans l’intérêt national. Nous tenons à souligner à cet égard que le rôle du FFS se limite à celui de facilitateur et de catalyseur. Il a l’ambition de créer collectivement le cadre et le climat de confiance entre les différentes parties pour des échanges sereins et fructueux sur les voies et moyens de réaliser un large consensus national pour ouvrir des perspectives nouvelles au pays.

Alger, le 17 juin 2014


brahim tazaghart

Le FFS et (est) la solution à la crise nationale

De la matrice de l’opposition démocratique, le FFS dévoile de plus en plus son ambitionne de vouloir devenir la matrice de la solution à la crise nationale. Cette ambition est toute naturelle, considérant son prestige et son capital politique inestimable.

Surement, l’exercice de se positionner comme tel et de réussir à entraîner dans son élan l’ensemble de la classe politique est périlleux, tant les oppositions qu’elles soient de l’ordre du politique que de l’ordre du culturelle sont fortes.

Les oppositions politiques se structurent autour du refus du pouvoir en place et des segments du pouvoir qui se sont retrouvés exclus de la décision institutionnelle de considérer les partis politiques comme des entités capables de construire le processus de prise et d’exercice du pouvoir.

Les partis sont plus admis comme des associations qui cautionnent telle ou telle autre démarche, sans plus.

Les oppositions culturelles, quant à elles, s’expriment aussi bien par l’incapacité à saisir la démarche du FFS que par le refus délibéré de le faire, sous prétexte de sa complexité ! A croire que le propre du politique est le simplisme… ! Cela qui n’est pas étonnant lorsqu’on observe le populisme dominer le champ du politique et des idées.

A ce sujet, souhaitons que les choses vont évoluer rapidement, que le débat s’installe sérieusement avec l’ouverture médiatique que tout le monde attend. En effet, si les médias publics sont appelés à donner la parole pour tous, les médias privés ont tout à gagner à informer sans prétention de dicter les conduites à suivre !

Embargo médiatique

Ces oppositions multiples et multiformes expliquent, en partie, l’embargo médiatique dont est victime le parti de Hocine Ait Ahmed, -à l’exception des rares moments ou ses positions croisent conjoncturellement celles des forces qui mettent en place les options lourdes qu’on désire imposer-

Devant ces oppositions toutes prévisibles à l’émergence d’une classe politique autonome et d’une scène animée par des idées novatrices qui placent le peuple au cœur de l’action publique, le FFS résiste tant bien que mal. A vari dire, il le fait péniblement et dans la douleur.

Les coups reçus de toutes parts ne sont pas sans conséquences !

Au retrait de Hocine Ait Ahmed qui a laissé un vide terrible, s’est joint une série de défection de cadres qui étaient aux commandes du parti et qui persistent à faire de la politique en usant de la qualité d’Ex. Ces cadres, au lieu d’assumer les bilans de leurs gestions, ont tout rejeté sur l’appareil sous divers prétextes dans un élan d’irresponsabilité étourdissante !

Positionnement stratégique

C’est rare qu’on demande à un parti de maintenir la même stratégie et les mêmes tactiques lorsque son adversaire change les siennes. Chez nous, cette réclamation est devenue une vérité qui évacue le doute et le questionnement.

Face aux événements de 2011, aux réaménagements de stratégie qu’a apportée le pouvoir à sa politique, le FFS était contraint d’adapter la sienne, sans toucher aucunement à son idéologie.

Seulement, au lieu de saisir la chose, d’admettre, entre temps, qu’aucun parti ne peut échapper à la crise lorsque la société elle-même est secouée par celle-ci, nous avons observé un acharnement à culpabiliser le parti et à faire douter sa base.

Seulement, et contre les attentes de ses contradicteurs, le FFS a apporté une preuve éclatante de sa maturité politique lors de la dernière présidentielle, en échappant à tout conditionnement.

A cet effet, il faut reconnaitre que si le FFS a subis des coups au niveau organique et organisationnel, il est resté égale à lui-même sur le plan politique.

La cohésion d’une démarche

Dans la droite ligne du positionnement stratégique du parti de Hocine Ait Ahmed, la participation à la conférence sur la transition démocratique tenue à Mazafrane ce 10 juin sous la présidence de l’ex premier ministre de Bouteflika, M. Ahmed Ben Bitour est toute normale. Elle exprime un souci d’écoute et de concertation qui est au cœur de sa ligne depuis toujours. Cela d’un coté.

D’un autre coté, cette présence à Mazafrane rend utile l’acceptation de rencontrer l’autre ex premier ministre du même Bouteflika, M. Ahmed Ouyehia, actuellement chef de cabinet à la présidence.

Loin d’être une contradiction comme elle peut être saisie et présentée par certains, cette position exprime la cohésion d’une démarche qui privilégie la recherche du consensus au détriment de la confrontation.

Changement avec le système et non pas contre le système, ont à plusieurs reprises répétés ses responsables.

A bien préciser, avec insistance, que ce souci du consensus n’exclue nullement la pression et l’indispensable construction d’un rapport de force qui s’appuiera sur l’adhésion de la société. Car, sans quoi, le FFS perdra sa qualité d’acteur-partenaire au profit de celle de facilitateur, ce qui peut lui couter très cher.

Rencontre avec Ouyahia

A ne pas douter, la prochaine rencontre avec le représentant du président sera l’occasion pour le FFS d’exposer la démarche qu’il préconise et qui s’articule sur la reconstruction d’un consensus politique national, une transition dynamique à définir, et une constitution consensuelle pour donner corps au nouvel édifice…

Face à deux initiatives lancées respectivement par le pouvoir et une partie de l’opposition, initiatives tirées globalement de la feuille de route du parti de Hocine Ait Ahmed, celui-ci est dans l’obligation morale de se faire entendre par tous.

Cette attitude pragmatique et intransigeante, si elle réconforte la demande de changement exprimée lors de la conférence sur la transition démocratique, vise à empêcher le pouvoir d’opter encore une fois pour la politique de la fuite en avant,
option dangereuse pour le pays.

Eviter une nouvelle bipolarisation politique

Par ce positionnement, le FFS empêche la mise en place d’une nouvelle bipolarisation politique qui pouvait largement profiter au système.
Ainsi assiégé de toutes parts, celui-ci finira par se rendre à l’évidence que le moment du changement est venu, que le statut quo est intenable.

Aussi, face à une dynamique irréversible qui s’installe, l’Armée Nationale Populaire ne doit pas rester « à la marge » ! Seulement, il faut préciser qu’au lieu d’intervenir pour enclencher le processus du changement, elle doit, le moment venu, s’impliquer pour le garantir et le sécuriser.

L’engagement indispensable de la société

L’impacte des images de la conférence de Mazafrane regroupant des personnalités de diverses sensibilités politiques et idéologiques est très bénéfique pour l’avenir…
Certes, « que du temps perdu avant de réaliser que seul le dialogue politique peut être un moyen de règlement des conflits », dira l’autre.

Mais vaut mieux tard que jamais…

J’imagine Hocine Ait Ahmed, le plus grand des politiques algériens sourire : « Enfin, le temps a fait son œuvre ! »

« Mettre le mouvement dans le statut quo, mettre le mouvement dans la société ! »

Il est temps que son appel soit écouté !

contribution publiée le 17 juin par le Journal La Cité.


dalho

Une élection contre le changement – Par Hocine Aït Ahmed
Hocine AIT AHMED sur la mascarade du 09 Avril 2009.

Hocine AIT-AHMED, président du FFS

« Les autres risques encourus par le pays et non plus par le seul régime : déroute politique, économique et morale qui découlent des choix désastreux opérés par une oligarchie militaro-marchande déterminée à spolier le peuple algérien de ses droits et de ses richesses, ces risques-là, Bouteflika et ceux qui l’ont adoubé aux commandes du pays ne les voient pas. Plus grave, ils s’en accommodent. »

Le peuple algérien est convié à se rendre aux urnes pour « élire » un président qui s’est assuré une victoire sans risques. C’est une évidence pour l’écrasante majorité aussi bien des algériens que des observateurs étrangers, le résultat de l’élection présidentielle du 9 avril prochain ne fait pas de doute. Bouteflika et ses sponsors se sont assurés une victoire sans risques et sans surprises. Sans risque démocratique, sans risque de voir l’urne révéler le nom de l’élu, comme cela se fait en démocratie au terme d’une campagne, d’une élection et d’un dépouillement honorables.
Les autres risques encourus par le pays et non plus par le seul régime : déroute politique, économique et morale qui découlent des choix désastreux opérés par une oligarchie militaro-marchande déterminée à spolier le peuple algérien de ses droits et de ses richesses, ces risques-là, Bouteflika et ceux qui l’ont adoubé aux commandes du pays ne les voient pas. Plus grave, ils s’en accommodent.

Bouteflika et ses sponsors militaires et milliardaires sont, il est vrai, encouragés dans cette voie par leurs partenaires internationaux. Ces derniers trouvent leur compte en faisant commerce avec un régime plus soucieux de faire plaisir à des réseaux d’affaires influents sur la scène internationale qu’à remplir ses obligations à l’égard de son peuple.
L’histoire moderne des algériens est une succession de luttes contre toutes les multiples formes de la domination qui s’est imposée sous les visages successifs du colonialisme, de la dictature autoritariste et maintenant d’un despotisme de moins en moins soucieux de masquer sa nature. Une nature brutale qui transparaît dans l’outrance. Avec une débauche de moyens pour Bouteflika déguisé en « candidat » et en « indépendant », dans une partition jouée d’avance avec l’argent et les institutions de l’Etat mis au service d’un homme qui incarne la pérennité du système. Un système honni par les algériens qui paient jour après jour le prix de cette longévité.

On le voit clairement pour cette élection avec la convocation du plus indigent des folklores en guise de liesse populaire et d’un encadrement administratif et policier de la population digne des pires républiques bananières. On le voit également dans le carnaval prétendument pluraliste qui sert de façade et qui ne tient lui-même que grâce aux milliards puisés dans les caisses du pays et distribués à une clientèle avide de prébendes.

Prise en étau en pauvreté et répression, la société algérienne peine à résister à l’effondrement moral. Un simple coup d’œil sur les cinquante dernières années renseigne sur les souffrances endurées et les sacrifices consentis par un peuple dont la patience a rarement rencontré la sagesse chez ses oppresseurs.
Il est de bon ton, en ces jours sombres pour des pans entiers de l’humanité confrontés à la dureté des prédateurs économiques, politiques et militaires, de reprocher aux peuples la longévité des régimes qui les oppriment. Rappelons alors avec l’exemple de l’Algérie contemporaine à quel prix se maintiennent les prédateurs à la tête des nations et où ils les mènent. 200.000 morts, des milliers de disparus, des millions de déplacés et des milliards de dollars investis dans le seul « maquillage » du crime en tragédie. C’est le bilan de la seule décennie 90 et sa sale guerre que Bouteflika est venu maquiller en sale paix depuis 1999. De même que Bouteflika a eu pour mission de maquiller la déroute politique et morale en « moindre mal » en martelant que la paix est de retour. Tandis que l’horreur qui a diminué sur le terrain de la guerre, sans pour autant disparaître, se redéploie en criminalité tous azimuts et en violence économique.

Ceci ne doit pas nous dédouaner en tant qu’algériens, de toutes obédiences mais unis par un même souci de démocratie, de liberté et de justice, de faire nos bilans respectifs et d’assumer notre part de responsabilité dans la trop longue durée de chacun de ces épisodes de domination.
A la veille de ce énième viol du droit des algériens à l’autodétermination, de ce énième viol des promesses de l’indépendance et de ce énième mensonge que sont ces élections présidentielles destinées à pérenniser un régime de prédation, il n’est pas inutile de rappeler que l’ordre mondial qui a permis à une oligarchie corrompue de trouver les alliances utiles à son maintien est en train de changer sous la pression de sociétés qui n’en peuvent plus des mensonges et de l’arrogance que cet ordre a portés et maintenus au mépris de toutes les avancées de l’Humanité.

Qu’on cesse alors de regarder les algériens (ainsi que d’autres peuples de l’aire musulmane du reste) sous le seul prisme déformant de la lutte anti-terroriste ou de la « menace islamiste ». Là où leurs droits sont piétinés, leur dignité bafouée, leurs vies réduites à un simulacre de survie végétative, tous les peuples du monde ont le droit et le devoir de résister à leurs oppresseurs.
Malgré le décors Potemkine dans lequel excelle ce régime qui ne craint par ailleurs ni le crime d’Etat ni le viol de toutes les lois qu’il promulgue lui-même, malgré la persistance de divergences sévères au sein de l’élite algérienne sur les voies et moyens d’en finir avec cette insupportable agonie, des voix, chaque jour plus nombreuses, plus précises, plus rigoureuses se joignent à la longue marche de la protestation algérienne pour lui faire emprunter les chemins du changement démocratique et pacifique.

Cette victoire si difficile, contre les atavismes de tous bords, les sectarismes, l’enfermement idéologique et la manipulation des divers clans du pouvoir ; cette victoire qui consisterait en une véritable construction démocratique, les algériens ont compris qu’ils doivent d’abord la remporter sur eux-mêmes.
Cela le pouvoir n’y pourra rien changer. Un cap a été franchi sur le chemin de la maturité politique. Tant au sein de l’élite que de la société.
Désormais, patriotisme ne rime plus avec soumission au régime mais avec changement ! Un changement que la société appelle de toutes ses forces et vers lequel nos énergies doivent converger.

H.A.A


haa

Le Front des Forces Socialistes (FFS) a décliné une offre d’entrer dans le gouvernement d’Abdelmalek Sellal, rapporte le journal en ligne, proche du parti,

Libre Algérie.

Le site Libre Algérie rapporte, aujourd’hui, que le parti FFS a décliné une offre faite par Abdelmalek Sellal d’intégrer le gouvernent. « L’instance présidentielle du FFS a été, apprend-on de sources sures, contacté par le premier ministre pour faire partie de son équipe ». Sellal a proposé deux postes ministériels pour « pour appliquer le programme du président ».La Direction nationale du FFS « a décliné cette proposition au motif que la priorité du FFS c’est la reconstruction d’un Consensus national et l’organisation d’une Conférence nationale de consensus ». Le FFS n’entend pas intégrer un gouvernement « avant l’aboutissement de ce projet, qui vise à élaborer avec l’opposition politique, la société et le pouvoir un programme consensuel de sortie de crise ». Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle du Front, assuré que l’organisation d’une  conférence nationale de consensus était la « priorité » du parti. Le rejet de la proposition d’entrée au gouvernement ne constitue pas une surprise, le FFS considérant que la présidentielle du 17 avril ne résoudrait en rien la crise du pays et qu’il fallait aller vers un « consensus national » pour organiser le changement. Le FFS a d’ailleurs annoncé avoir engagé des contacts avec des forces politiques et des personnalités pour aller vers cet objectif. Ali Laskri s’est abstenu de donner des détails sur les démarches menées et les contacts entreprises par le parti. Le FFS, a-t-il indiqué  » rendra « public au moment opportun » les « contacts » avec des formations politiques, des candidats à l’élection présidentielle, des personnalités indépendantes et universitaires et des animateurs des organisations sociales qui ont,, manifesté un « intérêt pour une issue démocratique et pacifique à la crise nationale ». Ahmed Betatache, premier secrétaire du parti, a exprimé ses réserves à l’égard de de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique en relevant que celle-ci a déjà fixé, sans consulter les autres, le lieu et la date de la conférence nationale pour la transition démocratique, les 17 et 18 mai 2014. Pour lui, il faut  établir au préalable une « entente et un consensus entre les différentes parties, y compris le pouvoir, pour que cette initiative réussisse ».


Annie Micilli

La direction du FFS a décidé de relancer le journal Libre Algérie, fondé par Ali Mécili. Que pensez-vous de cette initiative ?

Je salue cette initiative qui me touche beaucoup et qui, je n’en doute pas, saura répondre au devoir de vérité que s’était fixé Ali Mécili. Dès son premier éditorial d’août 1986, intitulé «Le devoir de vérité», il fixait en effet l’objectif du journal: «LIBRE ALGERIE se veut un carrefour de toutes les réflexions, de toutes les différences. Nous accueillerons toutes les opinions, fussent-elles les plus controversées, dussent-elles nous déranger et nous donnerons la parole à tous ceux qui n’ont jamais eu le droit de la prendre. Forum du libre débat, LIBRE ALGERIE entend prouver au monde que la confrontation d’idées n’est pas l’apanage des seules sociétés dites développées, mais qu’elle constitue au contraire la seule voie permettant à chaque citoyen de former son jugement politique en s’informant librement afin d’être mieux armé pour imposer le respect des libertés démocratiques et des droits de l’Homme».

Pouvez-vous nous rappelez dans quel contexte feu Mécili a-t-il créé ce journal ?

Ali Mécili a créé ce journal pour répondre à un besoin crucial d’information. Son ambition : «mettre à la disposition de ses lecteurs un journal tout simplement digne de ce nom.» Laissons-le décrire les circonstances de la création du journal : «Cet événement intervient à un moment où nos dirigeants sont contraints de mettre un terme au grand rêve pétrolier. Le modèle de développement algérien que les auteurs du coup d’état militaire du 19 juin 1965 proposaient avec arrogance à tous ceux qui tournaient leurs regards vers l’Algérie révolutionnaire, a désormais définitivement vécu. Sa mort était hier symbolisée par les persécutions subies par les créateurs de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme et, aujourd’hui par l’expulsion criminelle de milliers de Touaregs, victimes d’un ethnocide inauguré il y a longtemps déjà contre l’un des peuples les plus fiers de la planète. La vérité explose cependant chaque jour davantage. Les slogans creux n’arrivent plus à masquer la triste réalité économique et sociale et la Nomenklatura elle-même craint pour ses propres intérêts. LIBRE ALGERIE arrive à point nommé pour dénoncer ce scandale. Il le fera sans haine mais sans concession d’aucune sorte si ce n’est à son devoir de vérité».

Que gardez-vous de cette expérience ?

Je garde le souvenir de l’enthousiasme d’Ali et de son regard qui pétillait d’intelligence lorsqu’il me lisait les articles qu’il venait d’écrire, je garde aussi le souvenir de nos enfants qui, le dimanche après-midi, le tiraient par le bras et attendaient impatiemment la fin d’un éditorial pour qu’il les amène jouer au jardin du Luxembourg.

Si vous permettez, faisons un petit détour sur la personnalité de Maître Ali Mécili. Comment l’avez-vous connu ? Quels étaient sa meilleure qualité et son pire défaut ?

Nous nous sommes connus à Aix-en-Provence où nous faisions nos études de droit. Ce qui m’a séduit en lui, de prime abord, c’est son regard qui livrait tout de lui, son intelligence, son humanité, sa générosité et aussi son humour.

Sa plus grande qualité, c’était le don de soi, mais c’était aussi son plus grand défaut car en se donnant entièrement aux autres et à son combat, il s’oubliait lui-même.

Comment se comportait-il avec vous et ses enfants, vu son occupation par la vie professionnelle et surtout militante trop chargée ?

C’est vrai qu’il était très pris et, souvent, même quand il était avec nous, je le sentais absent, préoccupé, tout à son combat que ce soit pour la défense de ses clients, je rappelle qu’il était avocat, ou pour la démocratie en Algérie. Il essayait néanmoins de préserver un espace de paix et de trouver le temps de s’occuper de ses enfants.

Vous qui ne connaissez pas vraiment l’Algérie. Quelle image gardez-vous de ce pays, telle que présentée par votre époux ?

J’ai une immense tendresse pour ce pays et pour son peuple. A travers Ali et l’amour qu’il portait à l’Algérie, je garde l’image d’un peuple fier et courageux, très attachant. J’ai toujours une immense tristesse lorsque je repense aux joies de l’Indépendance et aux déceptions qui ont suivi.

Que disait-il sur son choix après l’indépendance de soutenir Aït Ahmed, avec lequel il sera arrêté en 1964, alors qu’il a été l’un des officiers les plus respectés de l’ancienne sécurité militaire ?

Ali est devenu agent des services de renseignement du FLN pendant la guerre de libération, par hasard, je tiens à le souligner, et non par choix ou inclination naturelle. Il s’y est trouvé affecté, sans même avoir été consulté, après avoir subi une sorte de test qui s’est révélé sans doute trop concluant sur son intelligence et son engagement au service de la Révolution. Cette expérience lui a en tout cas permis d’acquérir une parfaite connaissance des services de renseignement et de percevoir très tôt les dérives à venir. Il a compris que cette machine deviendrait «un monstre qui allait dévorer le pays…», et confisquer les acquis de la Révolution. Dès le lendemain de l’Indépendance, il a rompu avec les services et s’est engagé aux côtés de Hocine Aït Ahmed dans le combat démocratique.

Justement, qu’est-ce que représentaient, pour lui, Aït Ahmed et le FFS ?

Sa rencontre avec Hocine Aït-Ahmed est la rencontre de sa vie. Leur amitié n’a cessé de se renforcer au cours des années et cette rencontre de deux êtres exceptionnels était une vraie chance pour l’Algérie: l’émulation entre ces deux intelligences politiques totalement complémentaires, leur tolérance et leur sens de l’ouverture au monde, leur honnêteté intellectuelle, leur probité et leur courage permettaient tous les espoirs.

Ali Mécili a été connu comme celui qui a voulu unifier tous les courants de l’opposition algérienne contre le parti unique. Il était l’artisan des accords de Londres 1985. Pour beaucoup d’observateurs, ces accords ont été l’une des raisons principales de sa liquidation physique. Êtes-vous d’accord avec cette thèse ?

Je dirais que cette thèse est un raccourci simplificateur comme tous les raccourcis d’ailleurs. Il y a, à l’assassinat d’Ali, des raisons profondes qui ont fait de lui une cible privilégiée. Il y a tout d’abord sa conduite subversive, sa volonté inébranlable de servir l’idéal révolutionnaire et le combat démocratique comme le montrent les choix qu’il a faits tout au long de sa vie. N’oublions pas qu’il a démissionné des services de renseignement dès l’Indépendance et que cet acte n’a pu qu’être considéré comme une trahison qui ne lui sera jamais pardonnée. Il y a surtout son engagement aux côtés de Hocine Aït-Ahmed dans le combat démocratique. Ali n’a de cesse de dénoncer l’omnipotence de l’armée dans la vie politique du pays et les violations des droits de l’Homme en Algérie alors qu’à cette époque, comme il le dit dans un discours prononcé à Alicante en 1986, les observateurs tout à leur admiration pour le combat du peuple algérien n’osent pas l’admettre. Ali rompt la loi du silence et casse le tabou. Il est d’autant plus dangereux pour le pouvoir qu’il a un grand charisme et une force de conviction peu commune suscitant l’adhésion. Voilà ce qui explique avant tout l’élimination physique d’Ali.

A ces raisons de fond, s’ajoutent des raisons conjoncturelles qui l’amènent à occuper le devant de la scène et à le désigner comme la cible à atteindre pour «casser ce couple redoutable»: Aït-Ahmed – Mécili. C’est là qu’interviennent les accords de Londres de 1985 qui scellent le rapprochement de Ben Bella et d’Aït Ahmed, mais également la création du journal LIBRE ALGERIE et le succès qu’Ali remporte en faisant échouer l’expulsion par le gouvernement français de treize opposants benbelistes. Autant d’éléments qui vont conduire à son élimination.

A ce moment donné, est-ce qu’il a senti que sa vie était en danger ?

Oui, il était inquiet car il avait reçu des menaces à son cabinet et il les prenait au sérieux.

Certes, c’est un épisode douloureux. Mais vous rappelez-vous des derniers moments de sa vie ? La dernière fois que vous l’avez vu, ses derniers mots…

Oui, je m’en souviens très bien. Le matin du 7 avril 1987, nous avons ensemble traversé le jardin du Luxembourg, il allait à son cabinet et les enfants à l’école. Le ciel était gris, il avait l’air soucieux, il a plaisanté avec Yalhane et Léa, puis nous nous sommes séparés. Je lui ai parlé une fois encore le soir même au téléphone, la dernière. Il me disait qu’il allait rentrer tard…

Où en est l’enquête de la justice ? Avez-vous des nouvelles informations à communiquer sur son assassin et ses commanditaires ?

Non, à ce jour, je n’ai pas de nouvelles informations.

Faites-vous confiance à la justice française qui tarde à régler cette affaire?

Je fais confiance et je veille. Je rappelle qu’en 1992, nous avons échappé de peu à un non-lieu dans cette affaire.

Est-ce que les autorités algériennes ont essayé de prendre contact avec vous depuis le lâche assassinat de votre mari ?

Non et elles n’ont pas répondu favorablement à la commission rogatoire internationale qui leur avait été adressée en 1988 en vue notamment d’entendre Abdelmalek Amellou, principal suspect dans cette affaire.

Quel message adressez-vous à l’Etat algérien ?

Je pourrais demander à l’Etat algérien de collaborer avec la justice française pour que toute la vérité soit faite sur l’affaire Mécili.

Ce sept avril, nous célébrons le 27e anniversaire de sa disparition, mais aussi 27 ans d’impunité dont bénéficient ses assassins. Croyez-vous qu’un jour la justice sera rendue ?

Je l’espère en tout cas et nous continuerons à réclamer justice. C’est une question d’honneur et de respect pour la mémoire d’Ali et pour nos deux pays.

* Doctorant en communication et journaliste


FFS

Le Front des Forces socialistes (FFS) a été le précurseur de l’idée de l’organisation d’un dialogue national entre toutes les forces politiques et sociales en vue de la recherche d’une issue démocratique et pacifique à la crise nationale. Il n’est par conséquent pas surprenant qu’il en fait la relance lundi. C’est le silence qu’il a observé sur elle depuis qu’il l’avait émise qui l’était. Il est vrai qu’alors le FFS semblait avoir prêché dans le désert, car rares ont été les formations partisanes et les personnalités politiques à s’être déclarées intéressées par sa proposition. Depuis, et au regard de l’aggravation de la crise nationale exacerbée par la perspective d’une élection présidentielle dont le résultat fait planer de lourdes inquiétudes sur la stabilité et la paix dans le pays, elle s’est imposée à nombre d’entre elles comme démarche adéquate qu’elles ont reprise à leur compte et ont entamé des consultations et des préparatifs pour lui donner une traduction. Il aurait été singulier que le FFS reste à l’écart de cette convergence que suscite sa proposition. Il n’ya rien d’étonnant donc que le FFS annonce qu’il a décidé d’entreprendre des contacts sur le thème avec les parties « qui ont manifesté un intérêt pour une approche consensuelle des questions politiques, économiques, sociales, environnementales et culturelles qui se posent au pays. « Ceci, ajoute le FFS, « afin d’assurer l’unité, la cohésion et la souveraineté nationale dans un contexte international et régional sensible. Comme le font des boycotteurs de l’élection présidentielle, le FFS préconise la tenue d’une « conférence du consensus » mais s’en distingue en considérant qu’instruit par les expériences passées, il ne pose aucun préalable et sera attentif à réunir les conditions de sa réussite. La question est de savoir si le FFS va pouvoir convaincre les acteurs politiques et sociaux qu’il va contacter d’adopter la même attitude. Il en est qui campent justement sur des préalables et des rejets qui risquent d’enlever à la conférence nationale qu’ils projettent d’organiser le caractère « consensuel » qu’ils lui assignent et de la réduire à une rencontre d’opposants dans laquelle seules primeront leurs visions quant à une issue de la crise nationale. Bien avant d’autres, le FFS a alerté que l’élection présidentielle n’allait pas mettre un terme à la crise nationale parce que la résolution de celle-ci n’est pas du ressort d’un personnage quelle que soit sa stature. Sa résolution ne peut s’envisager que si les forces vives nationales sans exclusive s’entendent et parviennent à « définir ensemble un certain nombre de règles permettant un meilleur fonctionnement de l’Etat et des institutions acceptées et respectées par tous ». Le débat des controverses que suscitent certaines propositions et prises de position sur la nécessité d’une issue à la crise nationale font présager par les vindictes qui en émanent qu’il va être ardu de faire émerger un consensus national. Apparemment le FFS n’est pas rebuté par la perspective puisqu’il a décidé de « mouiller le maillot » et de prêcher par l’exemple en renonçant de son côté à poser les préalables. Lui qui en a eus, et des constants, depuis sa création ! C’est dire que le parti d’Aït Ahmed a pleinement conscience que la situation du pays est grave et que pour l’en sortir il faut savoir se faire pragmatique et réaliste sans abdiquer sur l’essentiel : la préservation de l’unité nationale et la mise en place des fondements d’un système politique « ouvert » et l’édification d’une république moderne, à la fois démocratique et sociale. En somme, la réalisation de la promesse de la déclaration du 1er Novembre.

par Kharroubi Habib in le quotidien d’oran


da lho

Communiqué

Le Front des Forces Socialistes a décidé d’entamer des rencontres avec les acteurs politiques et sociaux pour la tenue d’une Conférence de Consensus pour une issue démocratique et pacifique à la crise nationale.

Des contacts seront pris avec les parties qui ont manifesté un intérêt pour une approche consensuelle des questions politiques, économiques, sociales, environnementales et culturelles qui se posent au pays. Ceci afin d’assurer l’unité, la cohésion et la souveraineté nationale dans un contexte international et régional sensible, et de répondre aux besoins de développement durable, de diversification économique et de demandes sociales urgentes.

L’objectif de cette Conférence est d’offrir un cadre d’échange et de concertation à tous les participants : formations politiques, candidats à l’élection présidentielle, personnalités indépendantes, universitaires, animateurs et organisations sociales.

Le but est de parvenir à définir ensemble un certain nombre de règles permettant un meilleur fonctionnement de l’Etat et des institutions acceptées et respectées par tous. Il s’agit aussi de définir ensemble les étapes, les instruments et les modalités pour mettre en place un système politique ouvert et édifier une république moderne à la fois, démocratique et sociale.

Sur certaines questions d’intérêt national, un consensus sur les politiques à mener est d’une importance vitale pour faire renaître la confiance, remettre le pays au travail et préserver l’avenir des générations futures.

Pour la préparation de cette Conférence de Consensus, le FFS ne pose aucun préalable mais, instruit par les expériences passées, il sera attentif à réunir les conditions de la réussite.