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Le nouveau consensus et la nouvelle société civile

Nous traversons une période de transition. Une période de transition démographique, sociale, économique et politique à l’issue incertaine. Certaines parties, pour des raisons différentes, refusent de la considérer comme telle. Les unes souhaitent tout simplement en masquer les opérations, les autres veulent les ouvrir à la société selon une mesure variable. La thèse que je soutiendrai ici est la suivante : on ne peut à mon sens dissocier la formation d’un consensus de l’émergence d’une élite. Aussi sera-t-il question dans cette transition de la capacité de la société à faire émerger les nouvelles élites qui pourraient diriger le pays et construire le consensus sur la base duquel elles pourraient gouverner. L’ancien consensus qui liait la « famille révolutionnaire » et la société, commence à se déliter en perdant sa base sociale et démographique en même temps que sa légitimité. Le nouveau consensus doit concerner la société civile et la société dans la mesure où il doit aboutir à la construction d’une activité sociale cohérente et équilibrée (1). L’on discutera du caractère implicite ou explicite que peut prendre une telle transition, large ou restreint que peut revêtir un tel consensus.

D’un consensus restreint à son élargissement

Une telle transition sera donc le lieu de luttes de pouvoir autour de la définition du mode de production et de répartition des richesses : comment vont se mettre au travail les différentes catégories sociales, quels droits auront-elles sur le produit de leur travail et les biens communs, quel usage pourront-elles en faire ? C’est dans de tels processus d’appropriation et de production de ressources qu’émergeront les nouvelles forces de la production, les nouvelles élites. Dans une situation caractérisée par une crise de la médiation et de la représentation politique et citoyenne, les autorités pourront répéter qu’elles n’ont pas d’autre choix que d’obtempérer à une politique qui vise à introniser le moindre mal en dégageant les nouvelles élites de l’argent pour prendre le relais du financement public des activités sociales et économiques. La crise de la médiation et de la représentation ayant entamé la capacité de la société à se projeter dans un nouvel état et à s’identifier dans une élite qui pourrait l’y conduire, le nouveau consensus auquel elle peut parvenir ne peut concerner qu’une partie de la société dont la légitimité ne pourra être confortée que par l’efficacité de son action (2). Il faut donc être très modeste.

Un consensus finira par s’imposer à la société, car consensus il doit y avoir, afin que la domination puisse recueillir un minimum d’obéissance. Il pourra être au départ étroit plutôt que large, implicite plutôt qu’explicite, relativement confus plutôt que clair mais au fil de l’exercice du pouvoir, il ne pourra que persister, s’étoffer ou s’amenuiser. Le consensus devra donc être en mesure de se développer. La légitimité démocratique ne pouvant pallier à celle révolutionnaire, la défiance minant le rapport entre les élites et la société, l’autorité devra être confortée par l’exercice du pouvoir (3). De consensus étroit, construit par des intérêts monopolistes dominants, conscients d’eux-mêmes et de leur pouvoir, il devra s’élargir pour intégrer des intérêts toujours plus larges, jusqu’à ce que l’ensemble des intérêts privés aient le pouvoir de se représenter, de s’identifier et de se réaliser dans des intérêts collectifs et des contrats nationaux réguliers. Alors et alors seulement, la légitimité de principe démocratique pourra se substituer à celle de principe révolutionnaire parce que pouvant être suivie d’une légitimité d’exercice qui ne la contestera pas. D’où l’importance de la qualité d’un tel « consensus réduit » au départ : à l’image d’une graine qui renferme le développement d’un arbre et de ses fruits, il doit contenir la formule de son développement étendu.

Pour atteindre le consensus le plus large possible, il aura été remédié à la crise de la médiation et de la représentation sociale et politique. L’identification de la société à son élite aura été réalisée. Il n’y a pas d’autres moyens de sortir la société de sa division, de sa dispersion. Il n’y a pas d’autres moyens de faire contrepoids pour encadrer les intérêts constitués et leur compétition. Il n’y a pas d’autres moyens pour créer une solidarité active entre les différents intérêts et mobiliser de manière intense et rigoureuse les ressources du pays. Un consensus large ne peut être atteint, sans la prise de conscience qu’il est nécessaire et possible d’agréger les demandes, de mutualiser les ressources et les efforts. Mais le consensus le plus large possible ne se donne pas au départ. Ce que nous pouvons avoir au départ c’est un consensus réduit que l’on pourra dire de base qui aura une propension à s’élargir ou à s’effilocher ; c’est la confiance d’une élite en elle-même qui aura tendance ou pas à gagner l’ensemble de la société. La persistance d’un consensus étroit et flottant, qui maintient la société dans l’infra-politique expose celle-ci et le pouvoir politique à une constante instabilité.

Une société civile étagée

Remédier à une telle crise, « entrer dans l’ère politique » aujourd’hui précisément, avec la nouvelle crise mondiale, ne sera pas une chose aisée. En même temps que les marchés concurrentiels se globalisent, se réduit la part du travail dans la production des richesses. Trop de monde est aujourd’hui en dessous des machines, trop peu à côté ou au-dessus. La prise citoyenne sur le cours des choses ne peut être immédiate comme y aspire le plus grand nombre. Dans un contexte technologique de transfert massif du savoir des hommes vers les machines, dans une conjoncture où une énergie fossile bon marché permet l’élargissement de l’usage des machines et où un tel usage aggrave la crise climatique et globalise la menace sur l’espèce humaine, la prise citoyenne ne peut être que complexe et médiate. Aussi la tentation d’un consensus étroit est elle puissante : à quoi bon avoir des associés inutiles ? Car la distance qui sépare une élite en mesure de porter et de défendre les intérêts de la société dans le monde, et la société, a été considérablement réduit mais reste appréciable. Car pour produire une légitimité d’exercice (efficience politique), il ne suffit pas d’une légitimité de principe (révolution ou élections), autrement dit d’une identification de la société à une élite, il faut de plus une élite en mesure de tenir ses promesses et donc de justifier a posteriori sa légitimité. Elle doit conserver la confiance sociale et ne pas la perdre. Dans le cours mondial actuel des choses, dans le sillage du monde occidental, où une part grandissante de l’humanité est vouée à l’irresponsabilité, il n’est pas aisé de tracer le chemin d’une activité volontaire efficace et efficiente. Dans un texte précédent, nous avons distingué un cours local d’un cours mondial, en m’appuyant sur la tripartition de l’économie selon Fernand Braudel. L’un exposé et l’autre soustrait à la compétition internationale. Il nous faudra distinguer deux niveaux de compétition et de représentation et une circulation entre les deux. Sur les deux niveaux, on assistera à une gradation de la prise citoyenne sur le cours des choses qui évoluera d’une nature immédiate à une nature de plus en plus médiate. De directe et simple, elle deviendra de plus en plus indirecte, médiatisée et multiple. Il faudra distinguer des élites avec des objectifs locaux et nationaux d’autres avec des objectifs nationaux et internationaux. Pour que les prises citoyennes puissent être effectives elles doivent être distinctes bien qu’ouvertes les une sur les autres. La maîtrise citoyenne sera sur l’ensemble du corps social ou ne sera pas. Pour être citoyenne, la mise à plat est nécessaire, la maîtrise doit être vérifiable et contestable.

Le militaire exposé, le social impliqué.

Ceci étant dit, quelle place pour le militaire dans un tel consensus ? Cette transition politique a-t-elle des chances de voir les militaires « refoulés » dans leurs casernes à la manière des pays démocratiques comme le réclament bien des opposants ? Autrement dit, au sein de la nouvelle élite quelle place pour celle militaire ? Quel rapport entre les sociétés civile et militaire ? Notre réponse défendue à maintes reprises est la suivante : tant que la base économique aujourd’hui en crise fera défaut, le politique ne pourra pas se séparer du militaire. Et le militaire déteindra sur le politique parce que la sécurité des biens et des personnes primera sur le bien-être matériel. La prise citoyenne sur le cours des choses dépendra donc de son rapport au militaire, à sa sécurité physique, elle sera d’abord une prise militaire ou ne sera pas(4). Dans le contexte africain de relative confusion du social et de l’économique, il faut donc interpréter le primat du politique sur le militaire comme une forte implication de la société dans la gestion de sa sécurité et non pas comme une dissociation du politique (de l’économique et donc) du militaire, à l’image du modèle européen. On ne peut commander à l’armée de l’extérieur quand on ne tient pas les cordons de sa bourse. Il faut faire du gouvernement par le peuple et pour le peuple (du politique) avec un social, un économique et un militaire construits de nouvelle manière, relativement aux sociétés européennes. Les sciences sociales européennes pourraient parler de ré-encastrement de l’économique et du sécuritaire dans le social. Comme je l’ai déjà soutenu ailleurs, la « démocratie » comme système ne peut donc émerger que d’une profonde réforme du secteur de la sécurité (justice, police et défense) qui implique la société et ne l’exclut pas. Quant à la nouvelle société civile, comme médiation de la prise citoyenne sur le monde, elle ne peut émerger que d’une différenciation cohérente et efficiente de la société dans le monde. Nous serions comme en présence de deux mouvements et de leur mise en cohérence : l’un procédant du monde vers la société, l’autre de la société vers le monde. L’un d’incorporation et d’échange des progrès du monde, l’autre d’innovation et de mise en cohérence sociales et territoriales.

Tant qu’il ne pourra y avoir une professionnalisation réelle du secteur de la sécurité (5), la sécurité ne pourra être l’affaire de corps particuliers autonomes et la sécurité, le marché et la société resteront sans autonomie réelle (6). La fonction militaire qui ne pourra pas dès lors s’effacer derrière la fonction économique (assurée par une minorité) et celle politique (assurée au nom de la majorité), apparaîtra à la pointe du travail social (7). Sa prééminence restera bien apparente et sa légitimité qu’elle ne pourra tenir de la seule extériorité professionnelle tiendra de sa capacité à déplier les autres fonctions. C’est pour cette raison que le consensus de base devrait définir précisément la grammaire d’une telle fonction de sorte qu’émerge une élite sociale en mesure de gouverner sur la base d’un large consensus.

Notes :

[1] Le discours politique avait coutume de parler de contrat social plutôt que de consensus. Ce n’est pas le lieu de s’étendre ici sur le sujet. On peut aussi apparenter la notion de consensus à celle d’hégémonie culturelle d’Antonio Gramsci. Tous deux requiert le consentement de la société à une certaine domination.

[2] La légitimité de principe est démocratique ou révolutionnaire ; elle est acquise au cours d’une guerre de libération ou d’un processus électoral. La légitimité d’exercice l’est par l’efficacité et l’efficience du politique, qui accroit la confiance sociale ou la défait. Sur ces deux notions de légitimités cf. Juan Linz dans Breakdown of Democratic Regimes ; sur le net voir Guy Hermet « Autoritarisme, démocratie et neutralité axiologique chez Juan Linz », Revue internationale de politique comparée 1/2006 (Vol. 13), p. 83-94.)

[3] C’est dans cette problématique de conservation de la légitimité (issue du principe révolutionnaire) par celle d’exercice que se comprend le point de vue qui nie la nécessité d’une période de transition. Car à la différence de la légitimité révolutionnaire, celle démocratique trop creuse à leurs yeux ne pourra compter ni sur une expérience de pouvoir, ni sur une réelle adhésion de la société.

[4] Une telle évidence devrait aujourd’hui s’imposer. La construction de la société est tributaire de sa prise sur le territoire et ses richesses et l’état de droit de son consentement à une monopolisation de la violence. Il faut que le militaire redevienne dans la société «comme un poisson dans l’eau » et non comme un appareil de capture parmi d’autres. C’est là une condition de l’efficience du politique et de l’émergence d’une société civile.

[5] C’est-à-dire un développement de l’économie de marché en mesure d’entretenir durablement l’efficience d’un tel secteur. En d’autres termes ce que nous avions désigné au plan de la structure sociale comme une séparation de l’économique et du politique (ou autonomisation de l’économique par rapport au politique), puis du politique et du militaire.

[6] La place de l’implication du travail civil dans le travail militaire ou policier est un bon indicateur de cette confusion entre le civil et le militaire.

[7] La prééminence du militaire est prépondérante dans la compétition internationale. Elle est simplement dissimulée ou exposée. Dans les sociétés industrielles, elle passe en arrière plan derrière les nouvelles institutions civiles. On a tort de ne pas voir que la compétition économique à son niveau monopolistique est militaire. Ce n’est pas simplement la géographie qui sert la guerre (Y. Lacoste), c’est la science tout entière. C’est à elle que sont réservées les innovations de pointe avant de se trouver civilisées par la production concurrentielle. Et c’est le secteur militaire qui les finance. Le capitalisme est d’abord un capitalisme d’Etat, et le capitalisme d’Etat d’une puissance industrielle et militaire, son complexe militaro-industriel. Ensuite, un Etat-nation est d’abord un état militaire (c’est pourquoi on parle de nation-Etat avec Juan LINZ pour séparer l’Etat de son bras armé). La monopolisation de la violence par le secteur de la sécurité dans un champ est la condition d’existence de l’état de droit dans ce champ.

Arezki DERGUINI
Bgayet le 02.02.2015


ContributionsMardi, 01 Juillet 2014 09:50boudiaf ait ahmed

Elle date du 29 septembre 1964

Lettre de Mohamed Boudiaf à Hocine Aït-Ahmed

Par : Mohamed Boudiaf

À l’occasion du vingt-deuxième anniversaire de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, nous publions ci-après  le texte de la lettre qu’il a adressée, le 29 septembre 1964, à Hocine Aït Ahmed. Il y évoquait un sujet qui,  60 ans après, reste encore d’une actualité brûlante : l’union des forces de l’opposition pour imposer  le changement démocratique souhaité.

Cher Hocine,

Je t’écris cette lettre de Paris où je suis arrivé il y a environ une vingtaine de jours. Ma sortie a été décidée en accord avec Si Moussa pour des raisons majeures. Il a été question de t’informer en temps utile de l’événement mais le manque de liaison joint aux difficultés inhérentes aux débuts de l’action ne nous l’ont pas permis.
Comme tu as dû le savoir, Si Moussa (1) et moi-même, forts de l’accord intervenu lors de ta rencontre avec la délégation que nous t’avons envoyée, lequel accord a été confirmé par ta lettre manuscrite, nous avons décidé de passer à l’action le 6 juillet dernier sans plus attendre avec l’idée de te rencontrer après, comme tu l’as suggéré en vue de régler les problèmes de coordination et d’arrêter d’un commun accord une position sur le seul point resté en suspens entre nous et se rapportant à l’inclusion du frère Saddek (2) dans le comité, point sur lequel nous étions en principe tous les deux d’accord. A cette occasion, un appel signé de Si Moussa a été diffusé et jamais en notre esprit nous n’avions pensé que ses termes contredisaient en quoi que ce soit l’optique générale. En prenant donc le chemin de l’extérieur, je m’attendais à trouver les frères unis et travaillant ensemble comme je m’attendais à commencer immédiatement le travail sérieux en partant d’une situation claire et normale. Hélas ! Il n’en était rien. A deux reprises, j’ai pris contact avec Daniel (3) qui maintient tout ignorer du CNDR (4) comme de tout ce qui touche à ce problème essentiel de l’Union. Excipant du principe que tant que le pays, autrement dit toi, ne lui donnerait pas de directives précises il continuerait à activer séparément au nom du FFS. 
J’ai, personnellement, la nette impression qu’il en sait beaucoup plus et que les fameuses directives ne sont qu’un prétexte derrière lequel il s’abrite pour se refuser à engager la discussion sur l’Union qui doit, comme entendu, nous faire dépasser les vieilles et fausses contradictions de chapelle et de sigle. Il m’a laissé également entendre que les contacts du pays (sic) ne signifient aucunement la fusion. Nous revoilà chacun de son côté ! Ce rapide historique fait, je me permets de te signaler que le temps presse et que le monde nous observe et attend de nous des décisions dignes de patriotes que rien ne doit plus séparer pour engager dans l’Union et la confiance, le dernier combat contre la dictature du gang de Ben Bella. Par ailleurs, je suis maintenant convaincu que si par malheur chacun continuait à se revendiquer de telle ou telle appartenance il y a lieu de s’attendre à un échec certain pour tous. Nos adversaires sont nombreux ainsi que nos détracteurs pour sous-estimer leur force ou faire semblant de les ignorer. Un autre danger et non des moindres est représenté par tous les pêcheurs en eau trouble qui ne manqueront pas de profiter de la confusion pour multiplier les manœuvres, et accentuer les divisions de ceux qui, sur le terrain et ailleurs, sont confrontés aux mêmes difficultés et partagent les mêmes responsabilités. Du côté du Constantinois, du Nord au Sud, la volonté est unanime de parvenir à l’Union qui signifie la fusion à tous les niveaux et dans tous les domaines. Pour notre part, conscients de cette profonde aspiration des masses et des militants, nous ferons tout pour que cette Union se réalise le plus rapidement possible.
Sache que depuis longtemps et surtout depuis la concrétisation de la formule d’Union, il n’a plus été question du PRS pour mes amis et moi-même; aujourd’hui je suis en droit de me poser la question s’il en est de même pour les autres. Imagine un instant que chacun s’amuse à se cantonner dans son fief, si fief il y a, et à se réclamer d’une étiquette politique particulière ? 
Je me refuse à formuler la réponse ni à concevoir, même en pensée, une telle éventualité parce qu’elle est synonyme de trahison et de fatalité.
J’espère avoir tout dit et j’attends de toi une réponse nette allant dans le sens de cette Union sacrée que notre peuple attend avec impatience. Je m’excuse si mon langage te paraît dur par contre je te donne l’assurance que mon vœu le plus cher est que tous, nous nous mettions à l’œuvre sans arrière-pensée et sans calcul.
Il reste à préciser que le CNDR, sigle que nous avons adopté en tenant compte de tes remarques n’est pas en réalité notre création propre ni encore moins la propriété de tel ou tel personne.
En notre âme et conscience, nous l’avons arrêté en partant de l’idée maîtresse de dépasser les questions de personnes et de régions qui ont, qu’on le veuille ou non, été les écueils sur le chemin de l’entente et de la compréhension.

Salutations fraternelles. 
M. B. 
(1) Le commandant Moussa avait dirigé 
les forces de l’opposition dans l’Oranie.
(2) Le colonel Saddek, membre 
fondateur du FFS.
3) Daniel : Mohand Akli Benyounès, 
fondateur du FFS, actuellement sénateur du tiers présidentiel de Bouteflika.
(4) CNDR: Conseil national pour la défense 
de la République.


Le Forum Économique Mondial a publié son rapport, sur les technologies de l’information et de la communication sur les pays arabes dont il dispose de leurs données nécessaires, cependant il soulève une sorte de contradiction, à savoir celle de l’Algérie qui est classée 129ème précédée des pays qui souffrent des guerres et des conflits à l’instar du Mali , le Liberia, le Nigeria, le Rwanda, alors que le gouvernement algérien occupe le 134ème rang à l’échelle mondiale en termes de contrôle et d’utilisation des technologies de l’information et de la communication par rapport aux gouvernements des autres pays inclus dans l’étude.

Selon ce rapport établi par le Forum économique mondial, en coopération avec l’agence,” l’INSEAD ” est ”les avantages et les risques de données massifs’’, était publié en 369 pages, l’Algérie connaît un grand déficit en matière des technologies de l’information et de la communication , où la majeure partie des indicateurs ont occupé les dernières classes, comparée à des pays voisins et à d’autres en situation de guerre et n’ayant pas assez de ressources humaines et matérielles qui sont disponibles en Algérie.

Forum Economique International 2014

Sur le plan arabe, l’Algérie occupe la dernière place du classement parmi ses voisins, la Tunisie est venue au  87ème rang et le Maroc au 99ème, en décalant par dix places par rapport l’année précédente. L’Égypte qui a vécu une instabilité politique et économique est classée au 91ème rang. Les pays du  Golf, quant à eux, sont à la tète du classement, le Qatar a été classé 23ème sur l’échelle mondiale et le premier au niveau des pays arabes, les Émirats arabes unis 24ème, Bahreïn 29ème, l’Arabie Saoudite 32ème, et la Jordanie 44ème. La Finlande occupe le premier rang à l’échelle mondiale, suivie par Singapour et la Suède, tandis que le Tchad occupe la dernière place du classement selon le rapport.

L’indicateur du e-readiness a par contre progressé en passant du 131ème rang au 129ème  par rapport à l’année dernière, l’évaluation du forum s’est avérée sévère au niveau de l’indicateur de la troisième génération ainsi qu’ niveau d’autres critères  adoptés dans le classement.

Les divers critères utilisés dans l’évaluation sont, d’abord, le climat général des technologies du secteur public de l’information et de la communication en Algérie qui est classé 143ème à l’échelle mondiale, le climat politique et réglementaire dans le secteur au 140ème rang, l’indicateur de l’environnement économique et l’esprit d’innovation est classé au 145ème rang à l’échelle mondiale, et la volonté des sous-secteurs occupant la 101ème place, ce dernier comprend,  à son tour, trois autres indicateurs à savoir les infrastructures et le contenu numérique (127ème), la capacité financière (classée 42ème ), et la main d’œuvre qualifiée (102ème rang).

Selon ces données , le classement de l’Algérie aux derniers rangs s’explique par l’absence et la mauvaise exploitation personnelle des technologies de l’information et de la communication, un manque d’encadrement pour les professionnels dans les secteurs qui dépendent fortement des TIC, y compris le secteur public, ainsi que d’un petit nombre d’utilisateurs de réseaux virtuels tels que les réseaux sociaux, sachant que l’utilisation de ces réseaux est l’un des critères bien classé en Égypte et en Tunisie suite à leurs exploitation efficace, notamment durant la période des changements  qui ont eu lieu pendant ces deux dernières années sur plusieurs plans .

May 2, 2014 by


ait larbi

الانتخابات الرئاسية
مــن أجــل التغـيير السـلـمي

يتوجه الناخبون الجزائريون غدا الخميس 17 أبريل 2014 إلى صناديق الاقتراع. وسيفترض أنهم سيفعلون ذلك لاختيار رئيس الجمهورية للخمس سنوات القادمة.
في الدول الديمقراطية تجري الانتخابات أيام العطلة الأسبوعية، ويفترض أن تنظم عندنا أيام السبت، لأن جعل يوم الانتخاب عطلة مدفوعة الأجر، سيكلف الاقتصاد الوطني عدة ملايير نحن بحاجة لاستثمارها في مجال التنمية. ومن جهة أخرى فمن يريد أن ينتخب، سيفعل ذلك ولو في الليل، ومن يقاطع فلن ينتخب ولو منحت له عطلة مدفوعة الأجر لمدة أسبوع.
بعد هذه الملاحظة، أسجل أن الحملة الانتخابية كانت رديئة ودون مستوى التطلعات، خاصة ما يتعلق بالرئيس المترشح عبد العزيز بوتفليقة ورئيس حكومته الأسبق علي بن فليس.
تتلخص « البرامج  » في تبادل التهم والشتائم والوعود التي لا تلزم إلا من يؤمن بها، وفي مسائل محسومة « كالاستقرار والأمن » من جهة و »محاربة التزوير وتحرير الصحافيين واستقلال القضاء » من جهة أخرى، وغيرها من الشعارات التي لم تعد تقنع أحدا. وكنا ننتظر من مرشحي النظام نظرة مستقبلية في المجالات الاقتصادية والصناعية والعمرانية والفلاحية والاجتماعية والأمنية والتربوية والمؤسساتية لمدة جيل، وإبراز قدرات وإمكانيات الجزائر المادية والبشرية لوضع خطة جادة وبالأرقام لآفاق 2040. ولعل أسوأ وأخطر ما حدث بين المرشحين عبد العزيز بوتفليقة وعلي بن فليس يتلخص في أن الأول إما هو وإما الطوفان، والثاني إما أن يفوز أو الظلام، كأن الجزائر التي أنجبت ثورة نوفمبر أصبحت عاقرة ،لا تستطيع إنجاب دولة ديمقراطية بالوسائل السلمية.
وحول هذه الانتخابات، انقسمت الطبقة السياسية والمجتمع المدني والشخصيات إلى فئات متباينة، فالأولى تنادي بالمقاطعة والثانية بالمشاركة والثالثة مع العهدة الرابعة والخامسة ضدها والسادسة مع مرحلة انتقالية والسابعة مع احتلال الشارع… وكل هذه الاتجاهات ليست لها برامج ولا نظرة للمستقبل،لأن صلاحيتها تنتهي يوم 17 أبريل، وبعده ستصبح غير صالحة للاستهلاك.
والسؤال الذي ينبغي طرحه عشية هذه الانتخابات: ماذا ينبغي أن نعمل من أجل تغيير سلمي ابتداء من يوم 18 أبريل؟
يمكن أن نستخلص من النقاش الدائر منذ حوالي أربعة أشهر وجود شبه إجماع صريح أو ضمني حول القضايا التالية:
1 – ضرورة التغيير بالوسائل السلمية.
2 – إعداد دستور توافقي يتضمن تجديد العهدة الرئاسية مرة واحدة فقط، وتوسيع مجال الحريات الأساسية وحقوق الإنسان والمواطن، والتقليص من صلاحيات رئيس الجمهورية لصالح الحكومة والبرلمان، واستقلال القضاء، ومحاربة الفساد بكل أشكاله والتداول على السلطة بانتخابات نزيهة.
3 – مراجعة بعض القوانين وعلى رأسها ما يتعلق بالانتخابات والأحزاب والجمعيات والإعلام والسمعي البصري.
4 – فتح المجال للشباب في كل المجالات والمؤسسات .
5 – جعل الجيش ومصالح الأمن خارج اللعبة السياسية وفي الخدمة الحصرية للشعب والوطن والدولة، بغضّ النظر عن الأغلبية الرئاسية أو البرلمانية.
6 – ضرورة بناء الدولة الديمقراطية ورفض فكرة
وقصد تجسيد هذا القاسم المشترك، أرى أنه لا بد من فتح حوار بين قوى التغيير السلمي أينما كانت وبدون إقصاء. ولكن التغيير السلمي لا يمكن تجسيده بدون مشاركة السلطة. مما يقتضي وضع خطة واضحة يلتزم بها الجميع. ويمكن تلخيص هذه الخطة في :
ا – وضع إطار مرن تلتقي فيه قوى التغيير السلمي للاتفاق حول برنامج انتقالي في إطار المؤسسات القائمة.
ب – دعوة السلطة لمناقشة البرنامج الانتقالي وتحديد المراحل عن طريق وضع رزنامة دقيقة ومفصلة.
ج – تأسيس لجنة وطنية تضم ممثلي الأحزاب والجمعيات والشخصيات والسلطة للعمل التوافقي. ويمكن أن تكون برئاسة شخصية تحظى بثقة الجميع، وأرى أن الرئيس اليمين زروال مؤهل لهذه المهمة.
د – تنظيم انتخابات رئاسية وتشريعية مسبقة في مدة تتراوح بين 12 و18 شهرا. ويتم خلال هذه الفترة إعداد البرامج وبروز شخصيات شابة تتحلى بالنزاهة، وتتمتع بكفاءة عالية تمكنها من دخول الانتخابات المقبلة بقوة. وسينتخب الشعب عن دراية، بعد وضع آليات واضحة لضمان انتخابات حرة ونزيهة فعلا. وسيسترجع الشعب سيادته بالوسائل السلمية. ولكن إذا لم تستجب السلطة للرغبات الشعبية في الانتقال إلى نظام ديمقراطي بالوسائل السلمية وفقا للمقاييس الدولة فستتحمل مسؤولية ما يمكن أن يحدث وحدها.
وفي هذا الإطار، فإنني مستعد للمشاركة الفعلية في أي نشاط هدفه التغيير السلمي في خدمة الشعب وخاصة الطبقات المحرومة، وفي خدمة جزائر الغد، جزائر الحقوق والحريات والكرامة والعدالة.


Afrique du Nord en danger

Algérie dans le viseur des USA

François Charles. http://www.lautreafrique.info lundi 10 février 2014

Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme « pays à risque pour la sécurité des diplomates », ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique.

Sachant par ailleurs, que les Etats-Unis visent désormais la région frontalière située entre le sud tunisien et l’Algérie : « Signe que les Etats-Unis sont décidés à agir, le Pentagone vient de récupérer, dans le sud de la Tunisie, une ancienne base désaffectée qui doit être rénovée pour intervenir sur le théâtre libyen, affirme une source diplomatique à Tunis. (le Figaro, 1er février 2014), le moins qu’on puisse dire, même s’il n’est question pour l’instant que d’intervenir en Libye, est que l’ogre se rapproche…

Menaces de punition pour n’avoir pas suffisamment soutenu l’intervention militaire française au Mali ? Projet de déstabilisation d’un dernier bastion encore par trop indépendant de l’influence US ?

Toujours est-il que, après les maliens et au vu de l’état de tension régnant dans toute la sous-région, les algériens sont fondés à nourrir de grandes inquiétudes.

Une intervention militaire annoncée

500 marines, huit avions militaires de combat…Les Etats-Unis ont ainsi déployé, depuis l’été 2013, une force militaire d’intervention conséquente, dans la petite ville de Moron en Espagne. Si le stationnement de militaires américains sur le sol espagnol n’est pas un scoop, ce qui est nouveau en revanche est la spécificité dédiée à cette nouvelle implantation. L’aveu du gouvernement espagnol à ce sujet est d’ailleurs de taille : » permettre à l’armée américaine d’intervenir dans le nord de l’Afrique en cas de troubles majeurs ». On ne saurait, en effet, être plus clair !

Aujourd’hui, alors que les USA viennent de faire une demande officielle au gouvernement Rajoy d’augmenter de moitié le contingent des marines déjà en place, appelé « Force de riposte pour la crise en Afrique », on apprend, par le quotidien espagnol El Pais, que sont prévus d’importants mouvements de la marine militaire US sur les côtes espagnoles : » Le 11 février prochain le destroyer américain USS Donald Cook arrivera avec ses 338 membres d’équipage à la base navale de Cadix. Un second navire, USS Ross arrivera en juin et deux autres, USS Porter et USS Carney, en 2015. Au total, ce seront 1100 marines, avec leurs familles, qui s’installeront sur la base de Cadix ».

Interrogé à propos de toutes ces manoeuvres et implantations militaires, Gonzalo de Benito, secrétaire d’Etat espagnol aux affaires étrangères, se contentera de commenter : » Quelles opérations réaliseront ces marines suréquipés ? Je ne peux pas le dire car ces forces sont pas venues pour des opérations précises mais pour des contingences qui peuvent se produire… »

Entre menaces et langue de bois, on mesure combien ces bruits de bottes sont à prendre au très sérieux.

Que ce soit en Italie ou en Espagne, au Nord Mali ou au Niger, qu’elles soient françaises ou US, force est de constater que les implantations militaires se multiplient dans la région proche Maghreb.

L’humanitaire d’abord et puis… la guerre

Toutes les interventions extérieures qui ont procédé, et y tendent encore, à ce processus de désintégration territoriale et politiques des nations, notamment africaines… ont toujours été précédées de campagnes ultra-médiatiques menées sur le terrain de « l’humanitaire ». On connaît parfaitement le déroulé des opérations : « humanitaires » et ONG signalent, généralement là où on le leur dit, une situation dramatique pour les civils, y dénoncent des famines en cours ou à venir, identifient des multitudes de génocides (ou risque de), abreuvent les opinions publiques d’images-choc et finalement… les grandes puissances se voient »contraintes », à leur corps défendant s’entend… d’intervenir au nom du « droit à la vie des populations concernées ». CQFD en Libye, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, au Mali…tous désintégrés, découpés et finalement partitionnés.

C’est ainsi que, après avoir rôdé il y a fort longtemps son procédé au Biafra et en Somalie, tous deux désintégrés (1), le »bon » docteur Kouchner, devenu ministre français de gauche et de droite, allait inventer en ex-Yougoslavie, elle aussi désintégrée, la version définitive du « droit d’ingérence » ! Invention qui, après avoir montré toute son efficacité dans l’implosion des Balkans, allait faire florès aux quatre coins d’une planète soumise à la globalisation impériale.

De l’Irak des « armes de destruction massive » à la Libye du « sanguinaire » Kadhafi » meilleur ami de la France, de la Syrie au Mali, de la Côte d’Ivoire à la Centrafrique… on s’aperçoit que c’est surtout au nombre de guerres menées, en son nom, sur le continent qu’on peut mesurer les résultats de cette politique « humanitaire ».

Afrique du Nord, Algérie et Tunisie clairement visées

Qu’on n’oublie pas que le département américain des affaires étrangères a récemment classé l’Algérie dans sa trop fameuse liste des pays « à risque sécuritaire pour les diplomates ». Par ailleurs, au même moment, sous forme d’amendements, était rediscutée au Congrès américain la loi anti-terroriste avec comme objectif affiché de permettre l’intervention des Forces Armées, sans consultation préalable en…Afrique du Nord ! Tiens donc…

Les ONG humanitaires dont on a déjà dit l’empressement à « appeler les grandes puissances » et leurs armées au secours, sont depuis longtemps à pied d’oeuvre en Algérie. Selon la centrale syndicale UGTA (Union Générale des Travailleurs Algériens) ces ONG mènent campagne dans le but de diviser et opposer les populations entre elles : Nord contre Sud, Berbères contre Arabophones, salariés contre chômeurs… En tête de liste de ces « humanitaires » on trouve les ONG telles que Freedom House, Canvas, NED…dont les liens avec la CIA sont un secret de polichinelle. (2)

L’UGTT les accuse nommément d’infiltrer les mouvements sociaux aux fins de « les dévoyer et de les conduire vers des actions violentes, cherchant ainsi à créer une situation de troubles pouvant justifier une intervention extérieure » et encore » Alors que les jeunes manifestent légitimement pour la création d’emplois, contre la précarité et l’exploitation, les jeunes animateurs de Canvas leur proposent de régler la question de l’emploi dans un cadre séparatiste, du Sud de l’Algérie, c’est à dire là où se trouvent les grandes richesses minières, pétrolières et gazières. » Comme par hasard, serait-on tenté d’ajouter ou plutôt…comme d’habitude. (3)

Insécurité et troubles sociaux provoqués en de ça des frontières, insécurité généralisée provoquée au delà. La méthode est connue. Les USA qui s’appuient déjà sur la déstabilisation régionale pour justifier le déploiement de leurs dispositifs militaires en Méditerranée ne manqueront pas de prendre demain le prétexte des troubles sociaux ou « du danger pour les diplomates » pour intervenir directement.

Ne serait-il pas légitime, pourtant, de poser la question de la responsabilité des grandes puissances, et très précisément de celle des USA, dans la prolifération des activités terroristes armées dans toute cette région d’Afrique ? N’est-ce pas, et ce n’est pas là le moindre des paradoxes, au nom de cette insécurité que les USA, par OTAN et France interposées, ont décidé de faire exploser la Libye en 2011 ? N’est-ce pas pour les mêmes raison que l’armée française est entrée en guerre au Mali en 2012. Deux interventions qui, rappelons le, loin de ramener la paix, ajoutant la déstabilisation à la déstabilisation, ont fait du Sahel, et de toute la sous-région, une véritable poudrière.

Ces nouvelles menaces US inscrites dans le cadre de la stratégie dite des « dominos », si chère à l’ancienne administration Bush, doivent être prises très au sérieux. On le voit, les prétextes même les plus fallacieux, ne manquent pas et ne manqueront pas, dans un avenir proche, pour une intervention militaire extérieure. Les grandes puissances ne s’arrêteront pas, bien au contraire, devant les risques de désintégration régionale et leurs conséquences meurtrières pour les peuples.

Déjà, c’est toute la région qui subit l’incroyable prolifération des armes due à l’explosion de l’état Libyen et au flux continu d’armements en tout genre, totalement irresponsable, à destination d’islamistes extrêmes en Syrie. Les ondes de choc de cette situation on les connait au Mali où une France militairement dépassée se montre très (trop) bienveillante à l’égard de séparatistes très bien équipés, en Algérie où ressurgit une certaine forme de terrorisme islamiste qu’on pensait éradiquée et jusqu’en Tunisie où sévissent désormais des groupes paramilitaires se réclamant de l’Islam et où, dans le même temps, le pouvoir laisse impunis les assassinats d’opposants politiques.

Il apparaît de plus en plus clairement aux populations concernées que ces menées distillatrices dirigées contre des états souverains n’ont pour objectif que de laisser des nations affaiblies aux mains de supplétifs, divisées et impuissantées, incapables de résister aux appétits des multinationales.

C’est bien pourquoi les états d’où sont originaires ces multinationales s’entendent si bien, au gré de leurs intérêts et quoi qu’ils en disent, avec les islamistes les plus furieux, qu’il s’agisse aujourd’hui du Sahel et de la Syrie ou de la Libye hier. Autrement dit, à chacun son pré-carré, à chacun ses profits et ses caisses bien remplies.

Décidément, jamais les « vieilles chimères », portées par les pères fondateurs des Indépendances, comme le « panafricanisme » ou « l’Afrique aux africains »… jetées depuis aux oubliettes de l’histoire, ne semblent pourtant avoir été autant d’actualité.

De toutes les manières et quoi qu’il en soit des débats urgents qu’impose la situation dramatique infligée au continent, l’actualité dicte que l’Algérie ne se voit pas dicter sa conduite sous intervention militaire.

1/ Après le Biafra, Bernard Kouchner expliquera qu’il convient de « convaincre » d’abord les opinions publiques. S’en suivirent alors les opérations à grand spectacles comme « un sac de riz pour la Somalie », « un bateau pour le Vietnam »…les dissensions avec MSF, son départ et la fondation de Médecins du monde.

2/ UGTA Alger le 28 juin 2013 in Fraternité journal du PT algérien

3/ Sur le rôle néfaste des « humanitaires », des ONG et la dislocation des nations, voir http://www.lautreafrique.info (« Banque Mondiale et ONG déstabilisent les états »)


ottawa

L’institution canadienne leur accorde des facilités

L’université d’Ottawa (Canada) a décidé d’offrir des facilités d’inscription aux étudiants francophones de certains pays d’Afrique. En vigueur à partir de la session d’automne 2014, cette offre prévoit de faire bénéficier d’une exemption des frais de scolarité majorés des étudiants étrangers, notamment les étudiants algériens. Les modalités pratiques de la mise en œuvre de cette entente seront connues ultérieurement, apprend-on de sources diplomatiques. L’ambassade d’Algérie à Ottawa se propose de recueillir les demandes des étudiants algériens intéressés. Ces derniers peuvent envoyer un email au service culturel de l’ambassade (info@embassyalgeria.ca) et consulter le site Web de l’université d’Ottawa (www.uottawa.ca) pour connaître les formations offertes par cette dernière.

 

Précisions sur les exemptions des frais de scolarité majorés accordées par l’université d’Ottawa

De nombreuses demandes de renseignements et de précisions sont parvenues à l’Ambassade suite à l’information relative à la décision de l’université d’Ottawa d’offrir à partir de l’année universitaire 2014/2015, des exemptions des frais de scolarité majorés aux étudiants étrangers notamment algériens.À cet effet, l’ambassade tient à apporter les précisions suivantes :

1) De nombreuses personnes confondent l’exemption des frais majorés avec une bourse classique.

Il y’a lieu de préciser que l’université n’accorde pas de bourse au sens financier du terme (versement financier mensuel) mais va grâce à cette exemption réduire considérablement les frais de scolarité que l’étudiant étranger devra payer pour suivre des études à Ottawa.

Ainsi et à titre d’exemple, l’étudiant étranger à l’université d’Ottawa paye actuellement pour une année universitaire entre 20.000 et 24.000 dollars. Lorsqu’il bénéficiera de cette exemption, il payera comme un étudiant canadien soit entre 6000 et 8000 dollars annuellement.

Par conséquent, même lorsqu’il bénéficiera de l’exemption l’étudiant étranger devra payer les frais de scolarité et prendre en charge l’ensemble de ses dépenses (logement, assurance, nourriture, manuels etc.).

2) L’étudiant qui souhaite bénéficier de cette exemption qui lui permettra de réduire les frais de scolarité, doit lui-même procéder à sa demande d’inscription par internet dans un programme offert par l’université d’Ottawa. Pour cela il devra satisfaire aux exigences et conditions d’admission mais également avoir des notes satisfaisantes, car l’université cherchera à attirer les meilleurs étudiants à travers le monde.

Vous trouverez, ci-aprés, une fiche d’information sur ce sujet émanant de l’université d’Ottawa.

Exonération partielle des droits de scolarité

  Ottawa, le 19 novembre 2013

 

L’Université d’Ottawa offre des exemptions des frais de scolarité majorés aux étudiants algériens

L’Ambassade d’Algérie à Ottawa a le plaisir d’informer les étudiants algériens désireux de suivre des études universitaires au Canada, de l’offre que vient de formuler l’Université d’Ottawa aux étudiants de certains pays d’Afrique francophone et notamment algériens.Cette offre qui sera valable à partir de la session d’automne 2014, leur permettra de bénéficier d’une exemption afin de suivre des formations à tous les cycles et dans les différents départements de cette université sans frais majorés appliqués aux étudiants étrangers.Les modalités pratiques de la mise en œuvre de cette entente seront connues prochainement.

Les étudiants algériens intéressés peuvent envoyer un email au Service culturel de l’Ambassade (info@embassyalgeria.ca) et consulter le site web de l’Université d’Ottawa (www.uottawa.ca) pour connaître les formations offertes par cette université.

  Ottawa, le 7 novembre 2013

 

 

Informations sur les modalités de demandes de l’exemption des frais de scolarité
L’Ambassade tient à rappeler aux étudiants candidats à l’obtention de l’exemption des frais de scolarité majorés que les modalités d’attributions sont déterminées par l’entente signée avec le Québec.Les dossiers doivent parvenir bien avant les dates limites fixées pour chaque session à l’ambassade d’Algérie à Ottawa et contenir les documents suivants :

  • lettre de motivation
  • admission de l’université
  • formulaire annexe II signé et daté.
  • Tout document sur le diplôme et les résultats antérieurs

Le service culturel et universitaire de l’ambassade se chargera de transmettre au MESRS pour accord préalable les dossiers complets et répondants aux critères fixés par l’entente.

Il y’a lieu de souligner que seul un nombre limité d’exemption est disponible pour chaque session. En effet, les Autorités québécoises n’accordent de nouvelles exemptions qu’en fonction du nombre d’étudiants qui ont terminé leur scolarité à la session précédente. C’est pourquoi, les nouvelles demandes, recevables et ayant eu l’aval préalable du MESRS figureront sur une liste d’attente établie sur la base de la date de réception du dossier complet.

Il y’a lieu de savoir que ces exemptions ne sont pas accordées aux programmes courts et les certificats pour le 1 er cycle, les diplômes d’études supérieures spécialisées au 2 ème cycle et les programmes courts au 3 ème cycle.

Enfin, pour plus d’informations sur les conditions et les obligations liées à l’exemption, veuillez consulter les liens suivants :

Ottawa, le 10 septembre 2013

 


L’Unesco dénombre près de 6,5 millions d’Algériens analphabètes

Elle qualifie de “moyenne” la pénurie d’enseignants au primaire

Liberté, 6 octobre 2011

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a indiqué, mercredi, que l’Algérie est parmi les pays où “la pénurie d’enseignants au primaire est moyenne”.

Dans un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants célébrée annuellement le 5 octobre, cette organisation onusienne explique que les pays confrontés à une pénurie d’enseignants sont ceux où le nombre d’enseignants actuellement employés ne sera pas suffisant pour assurer un enseignement de qualité pour tous les enfants en âge d’entrer au primaire d’ici à 2015. Sur cette base, elle a classé les pays en quatre catégories : pénurie sévère d’enseignants au primaire, pénurie moyenne, faible pénurie et effectifs suffisants. Outre l’Algérie, les pays où la pénurie des enseignants au primaire est moyenne sont notamment l’Arabie Saoudite, l’égypte, les émirats arabes unis, l’Irak, Oman, les états-Unis, l’Espagne, l’Italie et la Suède. Pour cette catégorie de pays, l’Unesco estime que les recrutements nécessiteront un taux de croissance annuel d’embauche variant entre 0,25% et 2,9%. Estimant le nombre existant d’enseignants au primaire en Algérie (stocks d’enseignants) à “141 400 effectifs” (chiffre de 2009), l’Unesco considère que le nombre requis pour l’année 2015 est de “151 400 enseignants”.

En conséquence, précise-t-elle, le recrutement nécessaire devra être de “53 600 jusqu’à 2015” mais en prenant en considération le nombre d’enseignants qui quitteront la profession : retraite, maladie, décès, changement d’orientation professionnelle, changement de niveau d’enseignement ainsi que les enseignants qui quittent leurs fonctions pour assumer des tâches administratives. Abordant l’analphabétisme, l’organisation onusienne indique que le nombre d’analphabètes en Algérie est de “6,48 millions de personnes, dont 65,7% sont des femmes”.