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APW de Bejaia, le 19 mai 2014

Journée d’étude : « L’officialisation de Tamzight, atout pour le dépassement de la crise nationale. »

Introduction au débat par Brahim Tazaghart

Mesdames, messieurs,

Azul fell-awen, Salam Alikum, Bonjour Tout d’abord, je tiens à remercier le P/APW, M. Mohamed Bettache, et à travers lui toutes les élues et tous les élus de cette assemblée pour l’amabilité de nous recevoir et de nous écouter.

Mesdames, messieurs,

50 ans après l’indépendance, l’Algérie est mûre pour vivre de nouvelles mutations et transformations en mesure de lui permettre de jouer un rôle essentiel au niveau régional et continental.

La maturation des revendications démocratiques dans la société place l’Etat devant l’exigence de tendre une oreille attentive aux rêves citoyens, seul moyen de se consolider au lieu de persister dans la voie du statu quo.

Si les revendications sociales, économiques, sécuritaires sont d’une importance vitale, les revendications culturelles et linguistiques ne le sont pas moins, car elles déterminent la personnalité du peuple et structurent sa vision du monde et de l’existence. La solution à la question linguistique à travers la reconnaissance de Tamazight comme langue officielle sera, à coup sûr, une chance pour l’Algérie. Je dis chance, parce que Tamazight est un élément constitutif et émancipateur du pays à travers l’histoire.

Nous n’avons pas le temps ici pour parler de la relation privilégiée des amazighs avec les pharaons et les phéniciens, ni des royaumes amazighs musulmans, mais nous pouvons utilement nous arrêter un moment devant un instant historique sensible et essentiel, lequel, nous espérons, ne sera plus traité avec légèreté et superficiellement.

Face aux tentatives du colonialisme français d’amarrer sa présence à celle des Romains sur nos terres, et de se présenter comme son continuateur légitime, les penseurs de l’Association des Ulammas Musulmans Algériens n’ont trouvé de moyen à opposer à cette thèse que le recours à l’histoire antique de l’Afrique du nord et aux résistances légendaires de Jugurtha, Takfarinas et autres. Avec leur retour à l’histoire antique de notre pays par le moyen de leurs livres publiés entre 1930 et 1933, Cheikh Mbarek El Mili et Toufik El Madani ont participé à replacer l’histoire amazigh, comme le souligne bien Mohend Ouyidir Ait Amrane dans ses mémoires.

Vous voyez, c’est cela la force de l’amazighité, celle d’être là ou on l’attend le moins au service de la liberté et de la dignité des hommes et de la nation ! Après les événements de 08 mai 1945 et les crimes contre l’humanité commis par le colonialisme, une nouvelle pensée radicale a vue le jour parmi les jeunes nationalistes algériens. Cette pensée a œuvrée à préparer le mouvement libérateur à travers l’utilisation des symboles historiques qui ont donné à la lutte du peuple sa profondeur et son sens.

Entre 1945 et 1954, un mouvement d’idées a bouleversé le champ culturel et politique national. L’eternel Jugurtha de Jean El Mouhoub Amrouche, L’Emir Abdelkader de Kateb Yacine, Le message de Jugurtha, puis L’Emir Abdelkader, chevalier de la foi de Mohand Chérif Sahli, des œuvres qui avaient nourries le sentiment national et qui présentaient les fondements de la nation algérienne moderne. Une nouvelle fois, comme vous pouvez le constater, l’amazighité était une occasion pour la libération et Jugurtha et Abdelkader, les symboles de l’élan consensuel du peuple algérien pour son indépendance.

Par cette introduction au débat, j’ai voulu réaffirmer que si Tamazight était une chance pour l’indépendance, elle est sans aucun doute un atout pour la réconciliation de l’Algérie avec elle-même, une réconciliation en mesure de la placer sur le chemin du développement et du progrès.

Mesdames, messieurs,

Notre rencontre aujourd’hui se veut un moment significatif d’une dynamique politique et culturelle qui ambitionne de dépasser les questions superficielles pour atteindre par le débat franc et constructif l’essentiel qui doit nous réunir. Oui, nous devons déterminer avec intelligence ce qui doit nous rassembler de ce qui peut nous diviser. Cet effort est surtout celui de l’élite qui doit réfléchir, produire et prendre position au lieu de s’installer dans la fatalité et d’attendre Godos !

L’invitation des respectables conférenciers à plaider devant vous, dans cette honorable assemblée, est un appel solennel à toute l’élite nationale afin qu’elle s’implique dans la dynamique de construction d’un Etat de droit et des libertés. Au même moment, c’est un message clair à tous les responsables, à tous les niveaux, afin qu’ils bénéficient de la production des élites engagées qui refusent le rôle de faire valoir.

Mesdames, messieurs,

A cette journée d’étude, nous avons invités M. Mokrane Agoune, animateur culturel et ex prisonnier politique pour un moment de mémoire, une mémoire qui s’articule avec le présent pour nous pointer l’avenir.

Nous avons invité M. Mustapha Tidjet, ex chef de département de langue et de culture amazigh de l’université de Bejaia pour nous donner un aperçu sur l’enseignement de Tamazight à l’université et les moyens nécessaires que les enseignants et chercheurs réclament pour son développement.

Nous avons invité M. Tahar Aissi, enseignant, pour nous informer des conditions de l’enseignement de Tamazight dans les écoles de notre wilaya en général, et de la région du Sahel en particulier. Obligation de l’enseignement et sa généralisation est leurs objectifs, comment pouvez-vous être à leur coté et les aider comme élus du peuple ?

Nous avons invité M. Djamal Baloul, enseignant du droit, pour nous édifier sur la place de Tamazight dans les textes de lois, et en premier, dans la constitution, et voir avec lui la manifestation de ces textes dans les institutions et les obstacles à dépasser pour permettre à la langue des ancêtres de vivre au-delà du 21 siècle.
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jeudi 25 avril 2013

Entretien avec Brahim Tazaghart
militant du Mouvement amazigh et auteur

à l’occasion d’une journée d’études recommandant la tenue d’une Conférence nationale autour des questions linguistiques

Chafaa Bouaïche
la Nation info
le 24 Avril 2013

Dans quel contexte intervient la célébration du printemps amazigh de cette année 2013 ?

Brahim Tazaghart Le printemps amazigh de cette année intervient dans un moment particulier. En premier lieu, il y’a la continuité de ce que la presse désigne sous le vocable de « printemps arabe » avec la persistance des événements en Syrie ; en second lieu, il y’a l’annonce de la révision constitutionnelle qui va intervenir prochainement, et en troisième lieu, il y’a l’élection présidentielle d’avril 2014 qui va coïncider avec le 34ème anniversaire des événements de 1980.
Vous voyez, la célébration de cette année, et à plus d’un titre, particulière…

Avant d’avancer, quel bilan faites-vous en ce 33ème anniversaire ?

Brahim Tazaghart L’irruption de la population sur la scène publique en 1980, la formulation rationnelle de la revendication amazighe et son articulation à la demande démocratique constituent des moments essentiels de notre histoire postcoloniale. À ce sujet, il faut réaffirmer le rôle du printemps amazigh dans le renforcement du mouvement démocratique qui avait atteint sa maturation avec les événements d’octobre 1988 et l’ouverture des champs politique et médiatique qui a suivi.

Il faut reconnaitre, avec bonheur, que malgré le fait que le pouvoir, dans son aveuglement politique, avait utilisé l’islam et la langue arabe pour combattre la revendication amazighe, la majorité du peuple algérien a fini par sortir du conditionnement et faire sienne cette demande.

Aujourd’hui, Tamazight fait partie du paysage linguistique, culturel, médiatique de notre pays.

La lutte incessante de plusieurs générations de militantes et militants a fini par payer. En 1990, trois jours avant le rassemblement du 25 janvier devant l’APN, le gouvernement de M. Mouloud Hamrouche avait annoncé la création de l’institut de langue et de culture amazigh à l’université de Tizi-Ouzou. Suite au boycott de l’année scolaire 1994-95, tamazight avait intégré l’école et le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), institution chargée de sa réhabilitation, fut crée. En 1996, Tamazight apparait dans le préambule de la constitution comme élément de l’identité nationale. En 2002, en plein printemps citoyen, elle est reconnue, pour la première fois de son histoire, comme langue nationale en vertu de l’article 3 bis.

Seulement, force est de constater qu’aucun texte de mise en œuvre de cette reconnaissance n’a été promulgué. Plus grave encore, des décrets qui font obstacle à la promotion de l’amazighité sont toujours en vigueur. Je parle du décret portant arabisation de l’environnement qui doit être enrichi ou abrogé, du décret portant code de l’état civil… À cela, il faut signaler le refus du législateur de faire à tamazight une place dans l’article 178 comme constante nationale. Fait qui ne la sécurise nullement et qui maintient ses défenseurs sous pressions.
L’enseignement quant à lui reste expérimental après 18 de son entame. Il est facultatif et point généralisé. Plus grave encore, de 15 wilayas en 1995, et au lieu de gagner de plus en plus d’espace, Tamazight est enseignée aujourd’hui dans 10 wilayas avec les wilayas d’Alger et Bordj Bou Arreridj qui ne disposent que d’un enseignant chacune !!
Face à cette situation intenable, il est plus que temps de réagir….

À cet effet, le Front des Forces Socialistes a organisé une journée d’étude sur tamazight que vous avez présentée…

Brahim Tazaghart Oui, la direction du FFS m’a sollicité pour contribuer à l’organisation d’une journée d’étude sous le slogan “« Tamazight facteur d’intégration nationale et maghrébine »”. C’est avec un immense plaisir que j’ai participé à la conception et à l’animation de cette rencontre rehaussée par la présence de Mme Meryam Demnati du Maroc et de M. Mahmoud Abekkouche de Libye. En plus de ces deux amis, nous aurions aimé recevoir quelqu’un de la Tunisie, mais ce n’est que partie remise. Lors de cette journée d’étude, nous avons tenu à mettre en évidence la dimension Nord Africaine de la question amazighe, d’autant plus que tamazight est langue officielle au Maroc et va le devenir prochainement en Libye.

Par la suite, nous avons tenté de cerner la situation de l’amazighophonie et de l’amazighité dans notre pays, essentiellement en Kabylie et dans le M’zab.
Durant les travaux, la qualité des intervenants : le Pr Kacher, le Pr Mestfaoui, le Dr Salhi et les autres, a permis de dresser un état de lieux profitable, avec des éclairages indispensables pour une meilleure visibilité. Tamazight dans la constitution, dans les médias, à l’université, à l’école…

Un bilan en somme …

Brahim Tazaghart La modernité politique impose d’établir à chaque étape de la lutte un bilan en mesure de permettre des perspectives viables. Nous avons essayé de le faire, avec l’espoir que d’autres vont aller dans la même direction. C’est la seule façon d’être dans le réel et d’éviter diversion et égarement qui guettent souvent les luttes et leurs meneurs.

D’un autre coté, il faut dire qu’avec cette rencontre riche en débats, le FFS, principale force d’opposition démocratique en Algérie, a replacé tamazight dans le champ politique national avec comme mission essentielle la contribution à l’intégration nationale et nord africaine. C’est là une ambition à la hauteur du parti, du pays et de la région.

Seulement, force est d’admettre que tamazight ne peut remplir cette mission sans qu’elle soit rétablie dans ses droits légitimes et en premier, son élévation au statut de langue officielle.

Pourquoi le choix du slogan « Tamazight facteur d’intégration nationale et maghrébine » ?

Brahim Tazaghart Incontestablement, nous sommes à la croisée des chemins. Tamazight sera un facteur d’intégration nationale ou un facteur de désintégration ! Il n’y a pas de position médiane possible. Il faut se voiler la face et faire preuve de naïveté politique pour ne pas saisir cela.

Autour de nous, le monde bouge, il est comme sur un volcan. Les répliques peuvent être très dangereuses sur l’avenir de notre pays. Cela, d’autant plus que le pouvoir en place cherche plus son maintien que la pérennité de l’Etat qu’il lie maladroitement à son sort.

La vigilance nous dicte de ne pas perdre de vue que l’utilisation de l’Islam à des fins politiques nous a occasionné plus de 150 000 morts.
L’instrumentalisation de tamazight sera, sans aucun doute, une hécatombe.

Vous liez la question amazighe au printemps arabe ?

Brahim Tazaghart Ce que vous nommez printemps arabe nous concerne, nous implique directement, d’autant plus qu’il est parti de Tunisie. Nous ne pouvons pas échapper à sa face négative faite de violence et de drame de sang sans engager un grand chantier de changement de gouvernance.

Le changement sera le produit de notre action en tant que forces de changement ou bien il nous sera imposé de l’extérieur, ce qui sera dramatique.
Il faut observer, d’ailleurs, qu’au moment même ou dans le nord, l’Europe s’unie pour éviter d’être définitivement déclassée par les USA et la Chine engagés dans une course implacable, les pays d’Afrique et du monde arabe se précipitent, têtes baissées, vers la fragmentation, préparant leur « douce » recolonisation et leur mise sous tutelle.
Nous sommes conscients des enjeux et de la sensibilité du moment historique.

Fidèle à l’esprit d’Avril 1980, le Mouvement amazigh ne peut s’installer dans cette perspective sans se remettre en cause et sans renier les sacrifices inestimables de ses militants. Kamal Amzal, assassiné par les salafistes en 1981, n’accepterait jamais de servir l’offensive impérialiste enveloppée sous le couvert de la fin de l’histoire et de la guerre des religieux et des identités !
C’est loin d’être cohérent que d’être séduit par l’occident et de rompre au même temps avec l’esprit républicain et l’humanisme qui prévaut chez lui et qui fait sa force.

Comment peut-on réagir face à cette situation ?

Brahim Tazaghart Anticiper sur les événements pour ne pas les subir. Demain se fera aujourd’hui comme dit l’adage.
Ceux qui sont éblouis actuellement par un « radicalisme Kabyle sectaire » peuvent nous imposer une intégration négative du dit printemps arabe, avec toutes les conséquences dramatiques que cette perspective peut induire. L’internationale terroriste et d’autres forces embusquées dans les ténèbres n’attendent que ça !
Or, comme peuple de paix et hommes libres, nous devons travailler à privilégier une intégration positive qui fera notre salut. L’intégration positive c’est le travail sans relâche à la construction d’un rapport de force favorable à un changement pacifique et démocratique, imaginé ici et maintenant ! Le premier axe est celui de renforcer l’algérianité en donnant tous les moyens aux langues algériennes afin qu’elles se développent dans l’harmonie.

Revenant à la rencontre, vous êtes sortis avec la recommandation d’une conférence nationale sur la question des langues en Algérie.

Brahim Tazaghart Effectivement, nous sommes sortis avec la recommandation d’une conférence nationale sur la question des langues. Il s’agit de penser, de débattre et de proposer une politique linguistique pour notre pays. Définir les statuts, les fonctions, les moyens à mettre au service des langues arabe et tamazight qui sont les langues de la nation, mais aussi, discuter de la place des langues étrangères qui permettent notre relation avec le monde, la science et le développement.
Tamazight langue officielle doit faire l’objet d’un consensus entre l’ensemble des forces sociales et politiques conscientes de leur algérianité et des défis à relever pour placer le pays sur la voie du progrès. La conférence nationale peut être un moment idéal pour le réaliser.
Dans ce sens, je crois que toutes les élites doivent s’impliquer dans ce combat. Il est aisé d’observer que l’élite française avait soutenue la guerre d’Algérie avec le manifeste des 121, alors que l’élite nationale, dans sa majorité, observe un silence lourd et une attitude défensive face à la revendication amazighe.
Il est temps de se secouer et de réagir.

Êtes-vous optimiste ?

Brahim Tazaghart Je suis réaliste. Tamazight sera langue officielle. Comme conséquence, la langue arabe, libérée d’une dualité injustifiée, s’épanouira davantage. À cet instant précis, il faut mettre en place une politique d’échange et de traduction entre ces deux langues au bonheur de la culture nationale.


 أطلق الباحث والناشط في مجال الحركة الثقافية الأمازيغية، إبراهيم تازغارت، أول أمس، مبادرة تحت عنوان “لمنح فرصة للجزائر”. وتتمثل هذه المبادرة في “إنشاء منتدى للثقافة الأمازيغية يكون فضاء للنقاش والعمل من أجل الأمازيغية والديمقراطية”. وكشف إبراهيم تازغارت لـ”الخبر” أن مبادرته وجدت تأييدا لدى جمعيات ومنظمات وطنية معروفة، لحد الساعة، بالإضافة إلى شخصيات ونشطاء في الحركة الأمازيغية في الجزائر وفي الخارج. ومن المقرر أن يعلن عن ميلاد المنتدى رسميا الأسبوع القادم. وتتزامن هذه المبادرة مع تاريخ 25 جانفي من سنة 1990، حين نظمت الحركة الثقافية الأمازيغية تجمعا ضخما أمام مقر المجلس الشعبي الوطني للمطالبة بالاعتراف بالأمازيغية. وحينها أيضا تم إيداع خلاصة الاقتراحات التي خرج بها المنتدى الثاني للحركة الأمازيغية المنعقد سنة 89، من قبل المغني الراحل معطوب لوناس، لدى مكتب المجلس الشعبي الوطني. ويذكر إبراهيم تازغارت، في ندائه، أن ثلاثة أيام بعد هذا التجمع استجاب رئيس الحكومة آنذاك، مولود حمروش، للحركة بإنشاء أول معهد للغة الأمازيغية في جامعة تيزي وزو. وكان تجمع المجلس الشعبي الوطني بذلك “أول وقفة وضعت المسألة الأمازيغية في قلب الساحة السياسية التي طغى عليها آنذاك الزحف الإسلاموي”. وبعدما ذكر النداء بمختلف المراحل التي مر بها المطلب الأمازيغي منذ سنة 1990، طرح مجموعة المطالب المستقبلية كـ«الاعتراف بالأمازيغية لغة رسمية وإنشاء أكاديمية ومجلس أعلى تكون مهمته إعداد مخطط لترقية الأمازيغية وتجسيد ترسيمها ميدانيا”… أما الهدف الثاني للمنتدى الأمازيغي الجديد فيتمثل، حسب نفس النداء، في “إطلاق بيان من أجل انتخابات رئاسية انتقالية”. ويقترح النداء الرسالة التي وجهها الراحل عبد الحميد مهري لرئيس الجمهورية سنة 2011 وزكاها الرئيس السابق للأفافاس حسين آيت أحمد كأرضية للانتقال الديمقراطي. قضية أخرى أخذها البيان بعين الاعتبار، تتمثل في أحداث غرداية وبرج باجي مختار بين السكان الناطقين بالأمازيغية والناطقين بالعربية، معتبرا إياها “قضية تتعدى حدود هاتين المنطقتين، بل تخص كل الجزائر والحوض المتوسط”. ويرى النداء أن “دولة القانون القائمة على الديمقراطية الاجتماعية وحدها القادرة على وضع البلاد في سكة التقدم والحريات” – See more at: http://www.elkhabar.com/ar/culture/382045.html?fb_action_ids=10203089003814421&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map=%5B1469807726580032%5D&action_type_map=%5B%22og.likes%22%5D&action_ref_map=%5B%5D#sthash.flR6RNGa.MuRZHjbp.dpuf