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CRISE MONDIALE « Le Cartel des Banques a organisé toutes les crises économiques du monde ! »

 

Oligarchie financière : les huit familles derrière le cartel banquier privé international … l’ennemi des peuples a un nom et des visages !

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Nous avons traduit ici un article de Dean Henderson qui décortique le panier de crabes de la haute finance internationale pour nous. Il confirme ici que les banques centrales n’ont de « centrale » que le nom, et qu’elles sont des entités privées, dirigées pour le profit et mettre le contrôle total de l’économie mondiale dans le moins de mains possible.

 

Les banques sont un outil d’oppression sans précédent et des armes de destruction massive qui doivent être éradiquées si nous désirons vivre libre. Le néo-esclavagisme orchestré par le cartel des banques privées et bel et bien en marche. Il suffit de lui dire NON pour que tout s’arrête et que nous reprenions notre destinée en main.

Oui, c’est aussi con que cela: être capable de dire NON ! en masse et s’y tenir…

 

 

Les quatre cavaliers du système bancaire américain (Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup and Wells Fargo) possèdent les quatre cavaliers du pétrole (Exxon Mobil, Royal Dutch/Shell, BP Amoco et Chevron Texaco) en tandem avec Deutsche Bank, la BNP, Barclays et d’autres anciens pontes européens de l’argent. Mais leur monopole sur l’économie globale ne s’arrête pas aux limites des champs pétroliers.

D’après les déclarations d’entreprise 10K enregistrées avec la SEC (NdT: la commission des cotations boursières, le “shériff” de Wall Street, ou ce qui devrait l’être), les quatre cavaliers de la banque sont parmi les 10 actionnaires majeurs de pratiquement toutes les entreprises figurant dans le ghotta du Fortune 500 [1]

 

Alors qui sont donc les actionaires de ces banques centralisant l’argent ? Cette information est gardée de manière plus ferme. Mes demandes aux agences régulatrices bancaires concernant la question de savoir qui possède les actions des top 25 compagnies américaines tenant les actions des banques ont initialement reçu un status couvert par le Freedom of Information Act (NDT: loi sur la liberté de l’information, qui aux Etats-Unis prévoit d’empêcher le secret de l’information), avant d’être finalement refusées sous couvert de raisons de “sécurité nationale”. Ceci est très ironique, sachant que bon nombre d’actionnaires résident en Europe.

 

Un des monument de la richesse de l’oligarchie globale qui possède ces compagnies de holding bancaire est la US Trust Corporation, fondée en 1853 et maintenant propriété de Bank of America. Un des récents directeurs de l’US Trust Corporation et administrateur honoraire était Walter Rothschild. D’autres directeurs furent Daniel Davison de JP Morgan Chase, Richard Tucker d’Exxon Mobil, Daniel Roberts de Citigroup et Marshall Schwartz de Morgan Stanley. [2] J.W. McCalister, un membre éminent de l’industrie du pétrole avec des entrées dans la maison des Saouds, écrivit dans le Grim Reaper, qu’il a obtenu des informations de banquiers saoudiens, qui citaient le fait que 80% de la banque fédérale de New York, de loin la plus puissante branche de la réserve fédérale, étaient détenus par juste huit familles, dont quatre résident aux Etats-Unis. Ce sont les familles Goldman Sachs, Rockefellers, Lehmans et Kuh Loebs de New York, les Rothschild de Paris et de Londres, les Warburg de Hambourd, les Lazards de Paris et les Israël Moses Seifs de Rome.

 

CPA Thomas D. Schauf confirme les dires de McCallister, ajoutant que 10 banques contrôlent les douze branches de la réserve fédérale. Il nomme N.M Rothschild de Londres, Rotshschild Bank de Berlin, la banque Warburg de Hambourg, la banque Warburg d’Amsterdam, Lehmans Brothers de New York, Lazard Brothers de Paris, la banque Kuhn Loeb de New York, la banque Israel Moses Seif de Rome, Goldman Sachs de New York et la banque JP Morgan Chase de New York. Schauf également cite William Rockefeller, Paul Warburg, Jacob Schiff et James Stillman comme étant les individus qui ont le plus d’actions à tire individuel dans la réserve fédérale. [3] Les Schiffs sont étroitement liés à Kuhn Loeb, les Stillmans de Citigroup, qui se marrièrent dans le clan Rockefeller au début du siècle.

 

Eustace Mullins arriva aux même conclusions dans son livre “Les secrets de la réserve fédérale”, dans lequel il montre des diagrammes connectant la Fed et ses banques membres avec les familles Rothschild, Warburg, Rockefeller et autres. [4] Le contrôle exercé par ces familles sur l’économie globale ne peut pas être exagéré et est couvert volontairement du sceau du secret. Leur bras médiatique est prompt à discréditer toute information exposant ce cartel de banques privées comme étant une “théorie du complot”. Pourtant, les faits demeurent.

 

La maison Morgan

 

La banque de la réserve fédérale est née en 1913, la même année que mourut J. Pierpont Morgan et que la fondation Rockefeller fut créée. La maison Morgan présidait sur la finance américaine depuis le coin de Wall Street et Broad, agissant déjà en quasi banque centrale américaine depuis 1838, quand Georges Peabody la fonda à Londres.

 

Peabody était un partenaire d’affaires des Rothschilds. En 1952, l’enquêteur sur le Fed Eustace Mulins émit la suposition que les Morgans n’étaient de fait que les agents de Rothschild. Mullins écrivit que les Rothschilds “…préféraient opérer de manière anonyme aux etats-Unis derrière la façade de la JP Morgan and co”. [5] L’écrivain Gabriel Kolko écrivit “Les activités des Morgan en 1895-96 à vendre des bons du trésor or américains en Europe étaient basées sur une alliance avec la maison Rothschild.” [6]

 

La pieuvre financière Morgan enroula rapidement ses tentacules autour du monde. Morgan Grenfell opérait depuis Londres. Morgan et Ce depuis Paris. Les cousins des Rothschilds Lambert montèrent Drexel et compagnie à Philadelphie.

 

La maison des Morgans étaient impliquées avec les Astors, DuPonts, Guggenheims, Vanderbilts et les Rockefellers. Elle finança le lancement de AT&T, de General Motors, General Electric et DuPont. Tout comme les banques de Londres Rothschild et Barings, Morgan devint partie prenante dans la structure de bon nombre de pays.

 

Dès 1890, la maison Morgan prêtait à la banque centrale d’Egypte, finançait les chemins de fer russes, renflouait les obligations du gouvernememt provincial du Brésil et finançait des travaux publics argentins. Une récession économique en 1893 renforça la puissance financière de Morgan. Cette année là, Morgan sauva les Etats-Unis d’une panique bancaire, formant un groupement pour remonter les réserves fédérales avec un envoi d’une valeur de 62 millions de dollars d’or des Rothschilds. [7]

 

Morgan fut la force motrice derrière l’expansion occidentale des Etats-Unis, finançant et contrôlant les chemins de fer qui avançaient vers l’Ouest. En 1879 les chemins de fer centraux de New York, financés par Cornelius Vanderbilt-Morgan donnèrent des prix préférentiels à John D. Rockefeller pour son monopole pétrolier de la Standard Oil, scellant ainsi la relation Rockefeller/Morgan.

 

La maison Morgan alors tombe sous le contrôle familial Rothschild et Rockefeller. Un titre du New York Herald clame “Les géants du chemin de fer forment un trust gigantesque”. J. Pierpont Morgan qui déclara un jour “la compétition est un pêché” se réjouissait maintenant, “pensez un peu que tout le traffic ferrovière en compétition à l’Ouest de St Louis est placé sous le contrôle d’une trentaine d’hommes.” [8] Morgan et le banquier de d’Edward Harriman Kuhn Loeb obtenaient un monopole sur les chemins de fer, tandis que les dynasties banquières Lehman, Goldman Sachs et Lazard rejoignaient les Rockefellers à contrôler la base industrielle états-unienne. [9]

 

En 1903, les huit familles établirent le Banker’s Trust. Benjamin Strong du même organisme fut le premier gouverneur de la banque de la réserve fédérale de New York. La création de la réserve fédérale en 1913 fusionna la puissance des huit familles à la puissance militaire et diplomatique du gouvernement américain. Si leurs prêts internationaux n’étaient pas repayés, les oligarques pouvaient maintenant déployer les fusiliers marins américains (NdT: traduction la plus proche pour “US Marines ») pour collecter les dettes. Morgan, Chase et Citibank formèrent une alliance internationale syndiquée de prêteurs sur gage.

 

La maison Morgan était dans les petits papiers de la maison Windsor britannique et de la maison italienne de Savoie. Les Kuh Loebs, Warburgs, Lehmans, Lazards, Israël Moses Seifs et Goldman Sachs étaient également très proches des maisons royales européennes. Dès 1895, Morgan contrôlait le flot d’or qui entrait et sortait des Etats-Unis. La première vague des fusions américaines étaient dans sa prime enfance et était promue par les banquiers. En 1897, il y eut 69 fusions d’entreprises industrielles. En 1899, il y en eut 1200. En 1904, John Moody, le fondateur de Moody’s Investor Services, dit qu’il était alors impossible de séparer les intérêts des Rockefellers et des Morgans. [10]

 

La méfiance du public envers l’alliance se propagea. Beaucoup les considéraient comme des traitres à travailler avec le vieux système financier européen. La Standard Oil de Rockefeller, les aciers américains de Andrew Carnegie et les chemins de fer de Edward Harriman étaient tous financés par le banquier Jacob Schiff de  Kuhn Loeab, qui lui travaillait en relations étroites avec les Rothschilds d’Europe.

 

Plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis banirent les banquiers. Le populiste William Jennings Bryan fut trois fois le candidat présidentiel démocrate de 1896 à 1908. Le thème central de sa campagne anti-impérialiste fut de dire aux citoyens que les Etats-Unis étaient en train de tomber dans le piège de “l’esclavage financier au capital britannique”. Teddy Roosevelt battît Bryan en 1908, mais fut forcé à la suite de ce feu de brousse anti-impérialiste de faire passer le décret anti-trust. Il s’attaqua ensuite au trust de la la Standard Oil.

 

En 1912 eurent lieu les auditions Pujo, qui s’occupèrent des concentrations de pouvoir à Wall Street. La même année, Mme Harriman vendît ses parts substantielles de la banque du New York Guaranty Trust à J.P Morgan, créant ainsi Morgan Guaranty Trust. Le juge Louis Brandeis convainquît le présidfent Woodrow Wilson de terminer les situations d’inter-relations de comités directeurs. La loi anti-trust Clayton fut passée en 1914.

 

Jack Morgan le fils et successeur de J. Piermont, répliqua en demandant aux clients de Morgan Remington et Winchester d’augmenter la production d’armement. Il décida que les Etats-Unis devaient entrer dans la première guerre mondiale. Pressé par la fondation Carnégie et d’autres instances de l’oligarchie, Wilson céda. Comme Charles Tansill écrivit dans “L’Amérique s’en va en guerre”: “Même bien avant que la poudre ne parle, la firme française des frères Rothschild câbla à Morgan and co à New York suggérant le flottement d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle serait laissée aux Etats-Unis pour payer les dépenses françaises pour des achats de produits américains.”

 

La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour avoir introduit des sous-traitants comme General Electric, DuPont, les aciers Américain, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan. Morgan finança également la guerre des Boers britannique en Afrique du Sud et la guerre franco-prussienne. La conférence de la paix de Paris en 1919 fut présidée par Morgan, qui mena les efforts de reconstruction à la fois de l’Allemagne et des alliés. [11]

 

Dans les années 1930, le populisme refît surface après que Goldman Sachs, Lehman et autres banques eurent profité du crash de 1929. [12] Le président du comité bancaire du parlement américain Luois McFadden (démocrate-New York) dit de la grande dépression: “ce ne fut pas un accident. Ce fut planifié… Les banquiers internationaux pensèrent à créer une situation de désespoir afin de pouvoir en émerger comme nos dirigeants absolus.”

 

Le sénateur Gerald Nye (démocrate-Dakota du nord) présida une enquête sur les munitions en 1936. Nye conclua que la maison Morgan précipita les etats-unis dans la première guerre mondiale pour protéger des emprunts et pour créer un essort de l’industrie de l’armement. Nye produisit plus tard un document dont le titre était “La prochaine guerre”, qui réferrait cyniquement au “truc de le vielle déesse démocratie”, par lequel le Japon pourrait-être dupé dans une seconde guerre mondiale. En 1937, le secrétaire à l’intérieur Harold Ickes, mit en garde de “l’influence des 60 familles américaines”. L’historien Ferdinand Lundberg plus tard écrivit un livre ayant le même titre. Le juge de la cour suprême de justice William O. Douglas décria “l’influence de Morgan… la plus pernicieuse dans la finance et l’industrie aujourd’hui.”

 

Jack Morgan répondit en rapprochant les Etats-Unis de la seconde guerre mondiale. Morgan avait des relations très étroites avec les familles Iwasaki et Dan, les clans les plus riches du Japon, qui possédaient Mitsubishi et Mitsui respectivement, depuis que ces deux compagnies émergèrent des shogunats du XVIIème siècle. Quand le Japon envahit la Manchourie et massacra les paysans de Nankin, Morgan minimisa l’incident. Morgan avait aussi d’étroites relations avec le fasciste italien Benito Mussolini, tandis que le nazi allemand Dr. Hjalmer Schacht était la liaison entre la banque Morgan et l’allemagne durant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, les représentants de Morgan rentrèrent Schacht à la Bank for International Settlements (BIS) à Bâle en Suisse. [13]

 

La BIS est la banque la plus puissante du monde, une banque centrale globale pour les huit familles qui contrôlent les banques centrales de presque toutes la nations occidentales et des pays en voie de développement. Le premier président de la BIS fut le banquier de Rockefeller Gates McGarrah, un officiel de la Chase Manhattan Bank et de la réserve fédérale. McGarrah était le grand-père de l’ex-directeur de la CIA Richard Helms. Les Rockefellers, tout comme les Morgans, avaient des relations très étroites avec Londres. David Icke écrit dans “Les enfants de la matrix”, que les Rockefellers et les Morgans n’étaient que des “prête-noms” pour les Rothschilds. [14]

 

La BIS est une propriété de la réserve fédérale, de la banque d’angleterre, de la banque d’italie, banque du canada, banque de suisse, banque de hollande, banque fédérale allemande et la banque de france..

 

L’historien Carroll Quigley écrivit dans son épique livre “Tragédie et Espoir” que la BIS faisait partie d’un plan, celui de “créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son entiereté… un contrôle s’exerçant de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert à travers des accords secrets.” Le gouvernement américain avait une méfiance historique à l’égard de la BIS, et fit pression sans succès pour qu’elle soit abandonnée en 1945 à la conférence de Bretton-Woods. Au contraire de cela, la puissance des huit familles fut exacerbée avec la création par la conférence de Bretton-Woods du FMI et de la banque mondiale. La banque fédérale américaine ne prit des parts à la BIS qu’en Septembre 1994. [15]

 

La BIS détient au moins 10% des fonds de réserve d’au moins 80 banques centrales au monde, du FMI et autres institutions multilatérales. Elle sert d’agent financier pour les accords internationaux, collecte les informations sur l’économie globale et sert de prêteur ou de dernier rempart pour éviter un effondrement financier global général. La BIS fait la promotion d’un agenda de fascisme monopolistique capitaliste. Elle donna un prêt de soudure à la Hongrie dans les années 1990 pour assurer la privatisation de l’économie de ce pays. Elle servit de canal de financement d’Adolf Hitler pour les huit familles, emmené par Henry Schroeder des Warburgs et la banque Mendelsohn d’Amsterdam. Un certain nombre de chercheurs assument que la BIS est en fait le centre du blanchiement d’argent du traffic de drogue global. [16]

 

Ce n’est pas une coïncidence si la BIS a son QG en Suisse, la cache financière préférée pour la richesse de l’aristocratie globale et quartier général de la loge franc-maçonne P2 italienne Alpina et Nazi International. D’autres institutions que contrôlent les huit familles inclues le Forum Economique Mondial (Davos NdT), la Conférence Monétaire Internationale et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

 

Bretton Woods fut une aubaine pour les huit familles. Le FMI et la banque mondiale étaient centrales à ce “Nouvel Ordre Mondial”. En 1944, les premiers bons de la banque mondiale furent amenés par Morgan Stanley et la First Boston. La famille française Lazard devint plus impliquée dans les intérêts de la maison Morgan. Lazard Frères, la banque d’investissement la plus importante de France, est la propriété de Lazard et des familles David-Weill, vieille tradition bancaire de Gênes représentée par Michelle Davive. Un directeur récent et PDG de Citigroup fut Sanford Weill.

 

En 1968, Morgan Guaranty lança Euro-Clear, une banque basée à Bruxelles spécialisée dans le système de négoce des sécurités Eurodollar. Ce fut la première aventure automatique. Certains appelèrent Euro-Clear “la bête”. Bruxelles sert de QG pour la nouvelle banque centrale européenne (BCE) et pour l’OTAN. En 1973, les officiels de Morgan se rencontrèrent secrètement aux Bermudes pour opérer la résurrection illégale de la vieille maison Morgan, 20 ans avant que la loi Glass Steagal fut abandonnée. Morgan et les Rockefeller donnèrent l’apport financier de départ pour Merrill Lynch, la propulsant dans le top 5 des banques d’investissement américaines. Merrill Lynch est maintenant une partie de Bank of America.

 

John D. Rockefeller utilisa sa richesse du pétrole pour acquérir Equitable Trust, qui avait absorbé plusieurs grandes banques et entreprises dans les années 1920. La grande dépression de 1929 aida Rockefeller à consolider sa puissance. Sa banque Chase, mergea avec la banque de Manhattan de Kuhn Loeb pour former la banque Chase Manhattan, ainsi cimentant une relation familiale de longue durée. Les Kuhn-Loeb avaient financé, avec les Rothschilds, la quête de Rockefeller pour devenir le roi du pétrole. La banque National City Bank de Cleveland donna les fonds à John D. Rockefeller dont il avait besoin pour s’embarquer dans le monopole de l’industrie pétrolière américaine. La banque fut identifiée dans une enquête du congrès comme étant une des trois banques des Rothschilds aux Etats-Unis dans les années 1870; quand John D. créa pour la première fois la Standard Oil dans l’état de l’Ohio. [17]

 

Un des associés de Rockefeller dans la Standard Oil était Edward Harkness dont la famille fut amenée à contrôler Chemical Bank. Un autre fut James Stillman, dont la famille contrôlait Manufacturers Hanover Trust, Les deux banques ont mergé sous l’ombrelle de JP Morgan Chase. Deux des filles Stillman marièrent deux des fils de William Rockefeller. Les deux familles contrôlent une grosse part de Citigroup également. [18]

 

Dans les affaires des assurances, les Rockefellers contrôlent Metropolitan Life, Equitable Life, Prudential and New York Life. Les banques de Rockefeller contrôlent 25% de tous les biens des 50 plus grandes banques commerciales des Etats-Unis et 30% de tous les biens des 50 plus grosses compagnies d’assurance aux Etats-Unis. [19] Les compagnies d’assurance, la première aux Etats-Unis fut créée par les franc-maçons, jouent un rôle important dans la donne de l’argent de la drogue aux Bermudes.

 

Les entreprises sous contrôle des Rockefeller incluent Exxon Mobil, Chevron Texaco, BP Amoco, Marathon Oil, Freeport McMoran, Quaker Oats, ASARCO, United, Delta, Northwest, ITT, International Harvester, Xerox, Boeing, Westinghouse, Hewlett-Packard, Honeywell, International Paper, Pfizer, Mororola, Monsanto, Union Carbide et General Foods.

 

La fondation Rockefeller a des liens très étroits avec les fondations Carnegie et Ford. D’autres aventures philanthropiques de la famille incluent le fond des fréres rockefeller, Rockefeller Institute for Medical Research, General Foundation Board, Rockefeller University et l’Université de Chicago, qui vomit régulièrement un flot continue d’économistes d’extrême droite, apologistes du capital international, incluant Milton Friedman.

 

La famille possède 30 Rockefeller Plaza, où l’arbre de Noël national est allumé chaque année et le Centre Rockefeller. David Rockefeller fut instrumental dans la construction des tours du WTC. La maison de famille des Rockefeller est un complexe dans la partie bourgeoise de New York appelée Pocantico Hills. Ils possèdent également un duplex de 32 pièces sur la 5ème avenue à Manhattan, un manoir à Washington DC, le ranch Monte Sacro au Vénézuéla, des plantations de café en Equateur, plusieurs fermes au Brésil, une grande propriété à Seal Harbor, dans le Maine et des stations balnéaires dans les Caraïbes, Hawaïï et à Porto Rico. [20]

 

Les familles Dulles et Rockefeller sont cousines. Allen Dulles créa la CIA, assista les nazis, couvra l’assassinat de Kennedy de la commission Warren et fît une alliance avec la confrérie des Frères Musulmans pour créer des assassins conditionnés. [21]

 

Son frère John Foster Dulles, fut président des trusts bidon de la Goldman Sachs avant l’effondrement de la bourse en 1929 et aida son frère à renverser des gouvernements au Guatémala et en Iran. Tous deux étaient membres de la société secrète Skull & Bones, du Conseil en Relation Etrangère (CFR) et franc-maçons au 33ème degré. [22]

 

Les Rockefellers furent instrumentaux pour former le club de Rome et son agenda de dépopulation, dans leur propriété familale de Bellagio en Italie. Leur propriété de Pocantico Hills donna naissance à la Commission Trilatérale. La famille est une pourvoyeuse de fonds importante pour le mouvement eugéniste, qui accoucha d’Hitler, du clonage humain et de la forme courante d’obsession génétique sur l’ADN qui court dans les cercles scientifiques américains.

 

John Rockefeller Junior fut à la tête du conseil de la population jusqu’à sa mort. [23] Son fils du même nom est un sénateur élu pour la Virginie de l’Ouest. Son frère Winthrop Rockefeller fut lieutenant gouverneur d’Arkansas et demeure l’homme le plus puissant de cet état. Dans une interview avec le magazine Playboy en Octobre 1975, le Vice-président Nelson Rockefeller, qui était aussi gouverneur de l’état de New York, articula les vues globalistes et arrogantes de sa famille de cette façon: “Je crois absolument dans une planification mondiale totale de l’économie, des affaires sociales, de la politique, de l’armée…”

 

Mais de tous les frères Rockefeller, c’est le fondateur de la commission trilatérale et président de la banque Chase Manhattan David qui propulsa l’agenda fasciste de la famille sur la scène globale. Il défendît le Shah d’Iran, le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, et la junte militaire de Pinochet au Chili. Il fut le plus grand financier du CFR, de la commission trilatérale et (pendant la guerre du Vietnam), du comité pour une paix effective et durable en Asie, une aventure affairiste pour ceux qui faisaient leur argent et vivaient du conflit.

 

Nixon lui proposa d’être son secrétaire au trésor (ministre des finances, NdT), mais Rockefeller déclina l’offre, sachant que sa puissance était bien supérieure en étant à la tête de la banque Chase Manhattan. L’écrivain Gary Allen écrivit dans son livre “Le dossier Rockefeller” en 1973: “David Rockefeller a rencontré 27 chefs d’état, incluant les dirigerants de la Chine et de l’URSS.”

 

En 1975, après Le coup de la Nugan Hand Bank et de la CIA contre le premier ministre australien Gough Whitlam, son successeur nommé par la couronne britannique se dépêcha d’aller aux Etats-Unis où il rencontra Gerald Ford après avoir rencontré David Rockefeller. [24]

 

Contrôlent les banques centrales du modèle occidental (via l’impérialisme US) savent bien tout le bénéfice qu’ils en retirent puisque c’est leur ancêtre qui a inventé le principe. En mettant la corde au cou des gouvernements ils sont assurés de garder le contrôle dessus. Et quand cela dure depuis des siècles alors le pouvoir est solide. Ne croyez pas qu’il existe des banques centrales d’état, en vérité elles sont toutes privées et contrôlées par un cartel bancaire dominé par Rothschild l’initiateur du projet. Car c’est lui le premier à avoir privatisé la banque centrale anglaise et avoir importé le concept avec l’aide de Rockefeller aux USA. Cela s’est concrétisé par l’indépendance de la Fed Reserv US en 1913 qui n’est ni fédérale, ni de réserve, ni même américaine! En France notre banque centrale est privée depuis 1973 « grâce » à la loi Giscard-Pompidou ( ex-directeur général de la banque Rothschild). Or vous constaterez que la dette de la France commence exactement à cette époque pour augmenter exponentiellement car c’est là tout le système. Il est basé sur l’octroi de crédits à intérêts qui finissent par s’accumuler et devenir inremboursables. Un système impossible à gérer à moins de le détruire et c’est ce que demande les illuminés, comme moi, qui combattent cet ordre mondial financier sous la coupe des Rothschild! Vous imaginez le déséquilibre des forces…

La BCE européenne étant elle aussi européenne et sous contrôle des Rothschild exactement comme les banques centrales des pays arabes et musulmans dont on a financé le modèle économique et social par l’intermédiaire de dictateurs pendant trente ans. Nous avons donc « occidentalisé » les pratiques financières en confiant le prêt à l’autorité de la banque centrale contrôlée par un cartel bancaire privé contrôlé lui-même par Rothschild et ses alliés. Or ce système bancaire a une menace clairement identifié: la finance islamique. Pourquoi? Parce qu’elle ne pratique pas l’usure (pas de taux d’intérêt) et exige un investissement conforme à la charria c’est-à-dire respectant une éthique sociale et religieuse. Pas d’investissement dans le porno par exemple. C’est comme ça. Mais vous avez bien compris l’arme absolue de ne pas pratiquer l’usure qui permet de séduire nombre d’investisseurs et de nouveaux pratiquants.

 

Or la finance islamique est en plein développement dans le monde arabe et était très avancée …en Tunisie! Par l’intermédiaire de la famille Ben Ali qui avait lancé un vaste complexe financier islamique qui devait servir de tête de pont entre le Maghreb et l’Europe. Le projet était en place et allait monter en puissance quand… La banque s’appelle banque Zitouna et a été placé sous le contrôle de la banque centrale tunisienne (contrôlée par Rothschild) après le départ des Ben Ali. CQFD.Exit Zitouna…

On a la preuve du financement par l’intermédiaire de la NED et de Soros, de militants formatés à la révolution, d’avocats sensibilisés aux droits démocratiques, des enseignants etc et tout cela en soutenant ces dictateurs arabes qui avaient passé un deal de non-agression à Israël et de libre accès de leurs ressources naturelles aux grosses multinationales occidentales. Et cela s’intensifiait depuis quelques années en Tunisie. On apprenait aux militants révolutionnaires à se servir des réseaux sociaux pour propager la révolution. A l’instar des révolutions colorées d’Europe de l’Est dont on sait que Soros, homme de paille des Rothschild, était un acteur majeur.

 

L’enjeu est énorme et est mondial. La finance islamique est la seule finance capable actuellement de venir concurrencer le marché des banques occidentales contrôlées par Rothschild, d’où la réaction radicale de renverser ces régimes pour les remplacer par des dirigeants tout à fait disposés à continuer d’utiliser le même système financier qu’en occident. El Baradei en Egypte est l’homme de Rothschild et il assurera que le pays conserve sa banque centrale et donc le pouvoir occidental consolidé, et donc Rothschild rassuré.

La finance islamique souffre d’une faiblesse comme elle ne crée pas de l’argent à partir de rien (les intérêts) comme en occident, elle doit avoir des réserves correspondant réellement à l’argent qu’elle a prêtée. Son développement s’il est vertueux puisque que garanti par l’investissement réellement productif pour la société (exit la spéculation), peut se transformer en graves problèmes en cas de crise majeure et face à un retrait massif d’argent. C’est là où l’importance d’un réseau serré de banques islamiques peut aider à résoudre le problème. Un réseau qu’il vaut mieux contraindre avant de le voir mis en avant par sa réussite sociale et éthique. Il est amusant de noter que 7 des 10 plus grandes banques islamiques sont iraniennes. On comprend mieux pourquoi ce pays concentre sur lui un faisceau de haine de la part de l’occident et des médias financés par…Rothschild et ses amis bien sûr!

 

Nous sommes donc là au cœur de la bataille mondiale pour le contrôle global. L’islam reste encore le dernier rempart religieux vu l’affaiblissement de la religion chrétienne, et le dernier rempart financier face à la gabegie spéculative occidentale qui va nous précipiter dans la famine, la misère et le chaos. On y arrivera en Europe bientôt c’est prévu. Voilà ce qui se cache derrière le rideau de fumée de révoltes populaires pourtant bien compréhensibles mais qui sont manipulées encore et toujours par des forces supérieures et toutes ont trait à Rothschild.


Abderrahmane Hadj-Nacer : «Nous reproduisons l’échec en permanence»

 

le 05.08.11 | el watan

 

La Martingale algérienne, réflexions sur une crise, l’essai de Abderrahmane Hadj-Nacer, publié en juin 2011 à Alger aux éditions Barzakh, est sans conteste le livre de la rentrée sociale. Il fait déjà débat dans un pays où l’on parle rarement des problèmes réels qui menacent les fondements même de l’Etat. 

 

L’ancien gouverneur de la Banque centrale a été marginalisé pour avoir cru, un moment, à la possibilité de réformes économiques en Algérie, seule voie pour sortir de l’enlisement. Il est évident que le livre, destiné surtout aux jeunes, doit être lu par tous. Les vérités sont dites d’une manière crue avec un sens aigu de l’analyse et de l’explication. Abderrahmane Hadj-Nacer ne se contente pas de faire un constat mais propose des solutions, des formules, des idées, des clefs, pour sortir de la crise, à commencer par celle de la légitimité.

-Dans La Martingale algérienne, réflexions sur une crise, vous écrivez : «Mais qu’a-t-on fait de nos enfants ? On ne leur a rien transmis.» Rien transmis, pourquoi ?

L’origine du livre est celle-là. C’est le fait de rencontrer des jeunes, des gens de 20-30-40 ans, qui, dans le fond, ne comprennent pas ce qui s’est passé et pourquoi on en est là. Des jeunes qui n’ont pas connaissance de leur histoire, de leur profondeur sociologique et historique. Après analyse, on constate qu’on ne leur a pas enseigné l’histoire ancienne, préislamique, musulmane et celle de la colonisation. De temps en temps, on leur jette en pâture des mythes, des bribes d’histoire souvent écrits par des personnes qui ont essayé de nier l’histoire de l’Algérie. Nos enfants sont le fruit de la négation de leur propre histoire. Ils sont le fruit d’une tradition de nos dirigeants de zapper l’histoire et d’essayer de forger un homme nouveau à partir de leurs propres fantasmes.

Nous sommes dans un système d’éternels recommencements des erreurs. Des erreurs qui s’approfondissent parce qu’on ne tient pas compte de celles de nos ancêtres ni de celles de la génération précédente. A 15 ou 20 ans, le jeune est merveilleux, on voit que c’est de la bonne pâte. Au fur et à mesure qu’il avance dans l’âge, il devient une espèce d’ectoplasme qui rend service à ce système. D’où ma question : qu’a-t-on fait de nos enfants ? Je sais que c’est prétentieux, mais j’espère que ce livre sera lu surtout par des jeunes. Je souhaite que les 20-30-40 ans m’interpellent pour me donner leur avis et qu’ils sollicitent un débat.

-Pourquoi l’histoire de l’Algérie n’a pas été enseignée ?

Parce que les dirigeants ne connaissent pas l’histoire. L’histoire n’a pas été enseignée parce que ceux qui dirigent ne sont pas légitimes et ont peur de remonter le fil du temps et de démontrer leur illégitimité. Ils ont bien tenté de produire des fictions «légitimantes» qui n’ont pas réussi à s’installer dans le paysage mémoriel des Algériens. En 1962, ceux qui ont pris le pouvoir n’avaient pas légitimité pour le faire. Donc, ils ont zappé tout le passé, y compris préhistorique. Dès qu’on commence à construire un mythe historique, on est obligé de revenir aux fondamentaux, aux origines des royaumes, des dynasties, des institutions et, donc de remonter à eux.

-Vous écrivez qu’il est toujours difficile d’expliquer aux jeunes que l’Etat rustumide est la matrice du Maghreb central…

Un historien algérien, non mozabite, non ibadite, a dit que la matrice du Maghreb central est l’Etat rustumide. C’est une évidence. Pour la période islamique je veux dire. De la même façon que la matrice des Tunisiens sont les Hafsides et celle des Marocains les Idrissides. Mais il est difficile d’enseigner à des Algériens qu’ils furent tous rustumides, car cela signifie que nous avons tous été des ibadites. Dans l’exclusion permanente que nous avons de nous- mêmes, on leur dit oui, les Rustumides est un royaume qui a existé mais qui appartient aux mozabites. Or, les mozabites n’ont rien à voir avec les Rustumides.

La vallée du M’zab n’a jamais obéit à cette époque-là au royaume de Tihert. D’ailleurs, elle n’a pas été peuplée de gens originaires du royaume de Tihert qui furent minoritaires. Ce processus d’exclusion permanente fait qu’on ne peut enseigner à nos enfants l’histoire de leurs propres ancêtres. Ils sont donc dans le rejet. Rustumide = mozabite = minoritaires = khamssine fi eddine, etc. Si l’on arrive à dire à nos enfants qu’ils ont été ibadites puis chiites, devenus malékites, on peut renouer le fil et compléter le puzzle. On ne donne jamais à l’Algérien les éléments constitutifs de son puzzle pour qu’il élabore une personnalité dont il sera fier, ce qu’il lui permettra d’avancer.

-D’où votre insistance sur «la conscience de soi» dans l’essai…

Je travaille énormément en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie et je constate que l’on s’accapare des éléments de notre propre histoire. Notre histoire est non seulement en jachère, mais elle est offerte aux autres. En Tunisie, ils disent que Massinissa comme saint Augustin leur appartiennent et que la Numidie et les Fatimides c’est eux ! Badji Caïd Essebssi, Premier ministre tunisien, a déclaré récemment : «Nous n’allons quand même pas régresser à l’ère de la Numidie.» Ilsrécupèrent tout. Idem lorsqu’on va au Maroc, ils revendiquent le roi Abdelmoumen qui a bâti des institutions au-delà de la constitution de la dynastie des Almohades.

Ce réflexe n’existe pas en Algérie du fait qu’on ait méprisé notre propre histoire. On n’a pas conscience de ce qu’on est. Donc, on n’existe pas. Au lieu d’exister positivement avec une stratification de notre histoire, nous existons négativement. Nous ne sommes pas des Marocains, des Tunisiens ou des Français. Qui sommes-nous ? Une case essentielle nous manque et fait qu’on n’avance pas.

-Cependant, dans le discours officiel, on évoque souvent «la légitimité révolutionnaire», la guerre de Libération nationale, cela revient régulièrement…

La seule légitimité sur laquelle repose le régime, c’est la légitimité dite révolutionnaire. Ce n’est pas la légitimité historique. Si nous étions dans la légitimité historique, nous aurions dû, dès 1962, reconnaître que la présidence aurait pu se jouer entre Ferhat Abbas et Messali Hadj. Or, on a voulu nier leur combat. Un combat fondamental. Après le Congrès de Tripoli, la révolution était celle de quelques hommes. La révolution signifiait alors la force contre la légitimité de l’histoire…

-Pourquoi les élites algériennes donnent l’impression parfois d’être soumises et peinent souvent à échapper aux manipulations diverses, comme vous le mentionnez dans le livre ?

Un peuple vaut ce que valent ses élites quelle que soit la période, quel que soit le pays. Les élites, c’est un enjeu fondamental. Les Français l’ont compris. Ils ont mis en place un processus d’exclusion et d’élimination des élites. Malheureusement, nous avons eu affaire à un régime post-indépendance qui était issu de la matrice technique française. N’oublions pas que certains, des anciens de l’armée ou de l’administration françaises, ont perpétué cette logique parce que eux-mêmes n’ayant pas de légitimité. Ils ne pouvaient pas faire face à une structure, à une élite organisée qui aurait permis non seulement de remettre en cause leur pouvoir mais de les amener à partager ce pouvoir avec eux et avec le reste de la population. Que fait-on à l’élite ? S’il n’y pas mort accidentelle, c’est le départ vers l’étranger ou l’achat par les promotions.

-Les nombreux assassinats d’intellectuels algériens durant les années 1990 obéissaient-ils à la même logique ?

Je ne vais pas entrer dans le débat du «qui tue qui». Je n’ai pas les moyens d’y entrer. Quels que soient les initiateurs de cette opération d’élimination des élites, cela correspondait tout à fait à la logique des maquis islamistes. On a vu la naissance de la violence au début des années 1990. Une logique exprimée dans la prise du pouvoir en 1962 comme au déclenchement de la guerre en 1954 même si la légitimité historique est tout autre. Cette logique de violence imposait l’élimination de ceux qui étaient capables de produire une idéologie contre la reproduction de cette logique de violence. Aujourd’hui, la violence n’est pas l’apanage du pouvoir, même si le pouvoir a en théorie le monopole de la violence. En Algérie, nous avons inversé les choses : c’est la violence qui a le monopole du pouvoir. C’est pour cela que pour arriver au pouvoir, il faut faire preuve de capacités supérieures à celui qui en détient le monopole.

Les seuls qui peuvent avoir des grilles de lecture sont les élites. La population le comprend, mais le rôle des élites est de conceptualiser et de proposer des alternatives. Aussi peut-on dire que, dans le fond, cette élimination d’intellectuels a été le fait de maquis islamiste, mais cela a servi les intérêts du pouvoir, car lui aussi était remis en cause. C’est pour cela que l’on est dans une situation trouble. A la limite, peu importe qui est l’initiateur. Il y avait comme une alliance objective de deux ennemis qui pouvaient se mettre d’accord sur le fait que les élites étaient là pour déranger.

-Une partie de l’élite n’est-elle pas complice du pouvoir en jouant le jeu?

La trahison des clercs existe. C’est quelque chose d’historique. D’abord, ce ne sont que des êtres humains. Vous pouvez les corrompre, leur faire du chantage. Il y a aussi des pleutres et des veules. Certains ont trahi et fonctionné avec le système. Sur le plan statistique, ils représentent la part de lâcheté qui existe dans chaque groupe social. Il y a aussi les autres qui n’ont pas accepté cette offre de service. Ce n’est donc pas inquiétant, c’est presque normal. Le taux de gens qui sont capables de liberté et d’autonomie est toujours faible… mais il existe et ce serait vouloir renoncer que les ignorer.

-Le pouvoir, il faut le dire, a joué sur la division des élites, arabophones contre francophones par exemple…

Soyons clairs : les élites ont joué aussi sur cela. En Algérie, l’arabe règne mais le français gouverne. Cette situation a été voulue dès l’indépendance par le nouveau régime. Il y a un accord de gestion post-colonial entre la France et l’Egypte au détriment de l’Algérie, devenu une espèce de condominium franco-égyptien. Il y a eu cette volonté d’affaiblir cette élite algérienne qui a montré une capacité d’absorption de la culture occidentale et d’adaptation au monde moderne tout en revendiquant son algérianité. Cette situation a déstabilisé les Français. Les Français ont pu enregistrer quelques victoires militaires mais pas sur le plan politique grâce à cette élite. Donc pour éviter que cette élite ne se reproduise à grande échelle, on a mis en place un système qui a défavorisé la culture du français et qui n’a pas favorisé la culture arabe.

On a vendu une espèce de sous-culture arabophone en réduisant les capacités intellectuelles de la population. Là, ni les élites ni les médersiens n’ont joué leur rôle. Les médersiens auraient pu faire alliance avec les élites francophones. Les médersiens se sont trouvés grugés par l’indépendance puisqu’ils ont perdu le pouvoir technique, alors qu’ils s’estimaient plus légitimes. Il est vrai qu’on les a écartés de l’administration. Les francophones ont eu une tendance à regarder les arabophones comme des infrahumains qu’il fallait contrer. Ceux-là se sont vengés en créant une base sociale qui a été ignorée et méprisée par l’élite francophone. Cette base a permis plus tard l’émergence de personnes pour qui la religiosité est adoptée plus par réflexe pavlovien que par réflexion. En outre, il faut le souligner, les élites francophones et arabophones, occupées à des oppositions factices parce que loin des intérêts nationaux, ont participé à la suppression de l’histoire et de la philosophie dans l’enseignement.

-Vous dites que personne ne fait confiance à l’existence d’un l’Etat malgré l’existence «d’une administration pléthorique et d’une police répressive». D’où vient ce manque de confiance ?

Prenons l’exemple du maire de Zéralda. Encore une fois, je prends mes précautions, je ne connais pas la réalité. Ce que rapportent les journaux signifierait qu’aujourd’hui, la mafia a la prévalence sur le fonctionnement de la justice concernant un citoyen devenu maire qui a essayé de faire son travail. Tout est comme cela. A partir du moment où l’arbitraire l’emporte sur la règle de droit, évidemment, il n’y a plus d’Etat. Il y a une expression d’Alger que j’adore et qui m’a permis de travailler convenablement à la Banque centrale et que m’a rappelé un jeune employé qui m’a dit : «El Had,j a’tina gramme qima ou khatik.» Il suffit de donner à l’Algérien son droit, y compris le plus basique. Ce n’est pas de l’argent. Ce qui motive le plus l’Algérien est l’égalité du traitement. Si l’on est juste avec lui et que l’on fasse en sorte qu’il participe à la décision, on peut faire ensemble ce qu’on veut. C’est une richesse exceptionnelle. C’est le rôle de l’Etat.

La légitimité de l’Etat, c’est la justice, le droit à l’Etat de droit. Or, c’est cela qui est remis en cause aujourd’hui. Je peux multiplier les exemples. Quand vous avez un policier qui refuse d’intervenir alors qu’il assiste à l’agression d’une jeune femme dans la rue… Petit à petit, des tas de couches se superposent permettant de dire qu’il n’y a plus d’Etat. Idem pour l’économie. Pour la même marchandise, un importateur paye les droits de douane et un autre fait entrer ses containers en pleine nuit sans rien payer ! Avec le temps, tous les pans de l’Etat finissent par disparaître. Il n’y a plus de confiance. Aujourd’hui, si vous avez un problème de sécurité, vous avez peur d’aller au commissariat déposer une plainte car vous ne savez pas comment vous allez être accueilli. Dans le domaine économique, on favorise les rentiers par rapport aux producteurs, l’informel au détriment du formel.

-Et pourquoi l’informel est-il favorisé ?

Parce que le pouvoir est informel, parce que l’adresse qu’on nous montre ne correspondant pas à l’adresse où se prend la décision. En économie, l’adresse où se font les transactions n’est pas celle où elle devrait être. Et tout est comme cela. Ce n’est pas un hasard. C’est une logique qui est évidente. Ce n’est pas une question d’incapacité de contrôler des marchés tels que Tadjnent, Bir El Ater ou tous les «Dubaï» qui apparaissent ici et là. C’est le véritable reflet de l’administration et du pouvoir aujourd’hui. Or, la fonction de l’Etat est essentielle. N’oublions pas que pour pouvoir aller vers une économie libre, il faut un Etat fort. Plus l’Etat est fort, plus vous pouvez libérer les énergies des citoyens…

-Et si l’Etat est faible, il devient répressif…

La répression signifie que l’Etat s’est affaibli. Aujourd’hui, on pense que l’époque de Boumediène était celle d’une «libéralité» absolue. Or, notre génération l’a bien vécu, les gens avaient peur de la répression. Il y avait une forme d’Etat qui se constituait. Aujourd’hui, c’est le dépérissement total. Vous n’avez pas accès à la santé, aux services de base que l’Etat doit fournir et donc vous tournez le dos à l’Etat. Vous êtes obligé de constituer un Etat parallèle. Cela existe au niveau de chaque citoyen. C’est une logique voulue. C’est également une logique de l’organisation du pouvoir. En ce sens-là, c’est une forme de suicide. Le dépérissement de l’Etat, même voulu, conduit ceux qui en bénéficient en premier lieu à une forme de suicide collectif. Suicide vers lequel est entraînée toute l’Algérie.

-Le changement de cette situation doit-il signifier la fin du régime politique actuel ?

Le régime avait une possibilité d’évolution dans les années 1980 et 1990. En 1987, nous étions conceptuellement en avance sur l’Europe de l’Est. Il faut reconnaître que le pouvoir n’était pas prêt psychologiquement et conceptuellement à comprendre la nécessité du changement, néanmoins ces vingt ans de ratage absolu n’ont pas permis à ce régime de tirer profit de ce temps. Or, le temps ne joue jamais en faveur d’une situation de statu quo. Une politique de statu quo est toujours une politique de répression et de maintien en l’état des rapports. On se retrouve aujourd’hui dans une situation internationale marquée par des changements. Les vrais acteurs à l’étranger étaient favorables au statu quo, il y a vingt ans. Ils ne le sont plus actuellement pour leur propre survie. Ils ont estimé qu’on a perdu du temps et qu’on leur fait perdre du temps.

On ne semble plus être apte à comprendre comment renverser les choses pour être à la mesure des exigences internationales. Disons les choses simplement : face à l’émergence de la Chine, le monde occidental a besoin de mettre de l’ordre derrière le chef de file que veulent rester les Etats-Unis. Ils ont besoin que le monde arabo-musulman, à cause des réserves pétrolières, mais aussi que la population et l’idéologie se mettent en ordre. Et dans ce cas de figure, croire qu’on peut jouer les prolongations avec un statu quo renouvelé, c’est commettre une erreur fondamentale. Toutes les populations arabo-musulmanes expriment un besoin de changement en raison de l’éducation, d’Al Jazeera, de la télévision, de l’internet, des voyages, etc. Donc on a une poussée interne et une poussée externe. Certains croient que le statu quo se gère dans un tel contexte général.

-Et pourquoi le pouvoir algérien n’arrive pas à s’adapter, à changer ? Il y a toujours les mêmes pratiques, les mêmes réflexes. Cela est-il lié à la rente pétrolière ?

Ils pensent que l’argent achète tout parce qu’ils n’ont pas compris la signification de l’argent. Là, je parle en tant que banquier. La Banque centrale n’émet pas de la monnaie, elle émet de la confiance. C’est supérieur à la monnaie. Une monnaie fonctionne tant que les gens ont confiance en elle. Dès que cette confiance est perdue, la monnaie ne vaut rien. Or, eux, quelle monnaie émettent-ils ? Ils sont en train de détruire la confiance qu’a toujours eue la population en l’administration. Celle-ci a toujours fonctionné sur la base d’un minimum de contrepartie. Même s’ils s’accaparaient des pans entiers de la rente, il y avait une espèce d’équilibre. A l’ex-ministère du Plan, une direction s’occupait des équilibres sociaux pour qu’il y ait une distribution équitable des revenus en faveur de la population. A partir du moment où vous rompez ce pacte social, cet équilibre, vous détruisez la monnaie essentielle, la confiance. Voilà le problème du régime aujourd’hui auquel il n’arrive pas à faire face. Voilà pourquoi les augmentations de salaire octroyées semblent si injustes même pour leurs bénéficiaires.

-Il y a une question terrible dans votre livre : «Qui décide en Algérie ?» Il n’y a pas de réponse…

A partir du moment où le rapport économie informelle-économie formelle correspond à celui du pouvoir apparent et pouvoir non apparent, vous ne saurez évidemment qui dirige aujourd’hui. Dans les années 1990, j’étais étonné d’apprendre l’existence d’une Bourse du sucre et qu’elle était établie à la cité La Montagne à Alger. Une cité censée être un fief islamiste. Tout se gérait à deux chiffres après la virgule. Si le bateau, qui arrivait au port, n’était pas dans «la logique» de la cité La Montagne, il était, comme par hasard, bloqué par les douaniers, les dockers (…). Personne n’était en mesure de vous dire qui était le patron de «la Bourse» du sucre. Cela s’est instauré comme système. On ne sait pas qui. C’est la même chose pour le pouvoir.

-On dit généralement que c’est le DRS qui gère tout…

A chaque fois qu’on vous montre du doigt quelque chose, ne regardez pas la direction qu’on vous indique, regardez d’où vient le doigt et qui désigne cette direction. Dès qu’on me dit que c’est le DRS, que c’est le patron du DRS, je dis que c’est plus complexe et qu’il faut chercher où se trouvent les raisons profondes de cet état de fait. Cela peut être «l’étranger», mais c’est une fausse réponse. La réponse est toujours en nous. Ce système opaque dessert même ceux qui en bénéficient aujourd’hui. Sont-ils heureux ? J’ai des doutes sur le bénéfice qu’ils peuvent tirer de cette situation.

-Justement, pour vous, tel qu’écrit dans l’essai, «la main de l’étranger» est une des «ruses» du régime pour fédérer les appuis autour de lui…

Un étranger a ses propres droits et sa propre logique. On ne va pas demander à Israël de nous aider. Nous sommes en guerre virtuelle avec Israël…

-Quoique…

Je dis bien virtuelle ! Nous sommes dans un monde informel. Le discours tenu est un discours de guerre contre Israël. Aussi ne pouvons-nous pas exiger d’Israël d’avoir un comportement amical vis-à-vis de nous. Donc, ils font leur travail. C’est légitime. On ne peut pas exiger de n’importe quel pays de ne pas défendre ses propres droits. Mon problème n’est pas de dire que les Français ne nous laissent pas travailler ou que les Israéliens auraient liquidé l’ex-patron du nucléaire en Algérie, le lieutenant-colonel Sari (le lieutenant-colonel Redouane Rédha Sari, docteur en physique nucléaire et en informatique, a été assassiné à Bouzaréah à Alger, le 4 juillet 1993, ndlr). Les étrangers font leur job, mais notre job à nous est de nous défendre et éventuellement de faire la même chose chez eux. L’explosion du groupe Khalifa est une conséquence d’une faute de la Banque centrale, mais c’est aussi le travail des services de renseignements de toute couleur que de faire de la prévention. A quoi servent donc l’armée, la police ?

-Le contre-espionnage algérien ne fait-il pas son travail comme il le faut ?

C’est une question technique. Je ne sais si l’on sait piloter un Mig 23. Je constate en tant que citoyen et en tant que praticien dans certains domaines qu’il appartient aux services de sécurité, de toute nature, comme dans tous les pays, de participer à la défense du territoire national. Cette défense ne signifie pas de mettre des cartouches dans un fusil. De nos jours, il existe d’autres formes de cartouches. L’intelligence économique est beaucoup plus importante que l’intelligence militaire classique. Quand les Marocains pénètrent dans toute l’Afrique, ils sont devenus plus puissants que les Algériens. Ici, nous en sommes encore aux réflexes des années 1970 sans avoir l’aura de la diplomatie algérienne des années 1970. Les armements ont évolué dans le reste du monde. Les autres pays se sont adaptés. C’est pour cela que je dis que «la main de l’étranger» est une ruse du système.

Va-t-on accuser les Français de nous faire la guerre en Libye ou dans le Sahel ? Ils ne font pas la guerre mais poursuivent une logique qui leur appartient, ils défendent leurs intérêts. Idem pour les Marocains. Est-ce la faute aux Marocains si nous n’avons pas de système bancaire et qu’il n’existe aucune facilité pour les entreprises algériennes qui veulent exporter ? La bureaucratie algérienne empêche les entrepreneurs algériens de s’installer au Burkina Faso ou dans un autre pays africain. Nous avons pourtant historiquement l’habitude de nous mouvoir et nous installer à travers tout le Sahel. Nos populations le font depuis longtemps. C’est une ancienne tradition. Tout cela se fait dans l’informel. Allez demander à la Banque centrale de faire une exportation de capitaux ou même de faire une importation de capitaux ! On traite les gens comme des voleurs obligés de se justifier à chaque fois dès lors qu’ils le font honnêtement.

-Cette situation n’est-elle pas liée à «la malédiction» du pétrole ? Vous le dites dans le livre, à chaque augmentation des cours pétroliers, c’est l’immobilisme qui s’installe en Algérie.

C’est vrai. Le Brésil du début du siècle, c’était la malédiction du caoutchouc. Mais les grands peuples, comme les Brésiliens ou les Norvégiens, savent tirer les leçons des malédictions et mettent en place des mécanismes afin de les changer en bénédictions. En Norvège, des systèmes de transparence et de contrôle ont été mis en place, bref, de démocratie. Dès que vous avez un équilibre des pouvoirs, il n’est plus possible qu’une personne s’accapare de la rente, et pour perdurer, se mettre à gérer cette rente en la distribuant à tous les nervis du système. La démocratie est une condition de base pour moi puisqu’elle correspond à notre peuple. Nous sommes un peuple amazigh, il ne faut pas l’oublier. Chacun d’entre nous doit participer à la décision sinon il s’oppose puis se rebelle. C’est fondamental.

C’est dans nos gènes depuis des millénaires. Nous avons vu qu’à chaque fois qu’un dirigeant dans ce pays a mis en place un système d’équilibre de pouvoirs, cela a marché. Si l’on installe des institutions et de la transparence, la malédiction se transforme en bénédiction. J’avais comme programme à la Banque centrale, fin 1992, la convertibilité du dinar. Cela n’a pas été réalisé. La convertibilité assure la transparence. Contrairement à ce que les gens disent, la convertibilité du dinar ne signifie point la fuite des capitaux, bien au contraire, c’est la stabilisation des capitaux. Certains pensent que le dinar n’est pas convertible. Le dinar est à l’image du pouvoir. L’informel est une convertibilité plus souple que le formel, mais arbitraire puisque soumis à la traque, au chantage et à la manipulation. Si vous créez les condition de formalisation de la convertibilité de la monnaie, vous êtes obligé de tout faire apparaître. C’est la transparence, et la bureaucratie est supprimée. Le transfert des fonds sera plus fluide et les opérateurs seront tranquilles. Ils n’auront pas besoin d’aller dans l’informel et de se cacher…

-Aujourd’hui, on ne sait pas quel est le véritable rôle de la Banque d’Algérie. Une banque non autonome avec un gouverneur qui parle peu…

La Banque centrale est à l’image du pays. A partir du moment où l’on a changé la loi sur la monnaie et le crédit sur la base seulement de la déclaration du chef de l’Etat qui a dit être seul légitime dans le pays, sachant qu’il a été désigné avec un quiproquo en ce domaine (la présidentielle de 1999 a été marquée par le retrait de tous les candidats sauf Bouteflika, ndlr). Un quiproquo déstabilisant. Malgré cela, le chef de l’Etat a dit qu’il ne peut avoir sous ses ordres un responsable nommé pour une durée déterminée alors que celui-ci n’est pas élu. La loi a été modifiée et on a supprimé l’autonomie de la Banque centrale. Résultat : aucune décision ne peut être prise sans l’aval d’une autorité supérieure, formellement la Présidence de la République. On ne peut pas fonctionner dans ce cas de figure. On peut constater une situation de fait : il n’y a plus d’autonomie, mais cela ne devrait pas empêcher de former des cadres. Le jour où véritablement ça recommencera à fonctionner, où trouver les cadres ? L’effort de formation a été détruit, tous secteurs confondus. Il n’y a pas de relève. Il y a des diplômés mais pas de relève ! La capacité future de l’autonomie est grevée par la non-mise en place d’un système d’avenir.

-Comment expliquer l’absence de prospective et d’études futuristes en Algérie ?

Je n’ai jamais compris pourquoi le pouvoir a cassé tous les instruments d’analyse, de statistiques et de projections sur le futur. On nous a imposé la suppression du terme planification, avec le libéralisme qui avait le vent en poupe. Cela n’a pas été le cas pour eux, ceux qui ont exercé des pressions sur nous. Je ne connais pas un seul pays ultralibéral qui n’ait pas d’institut de prospective. Peu importe le mot. Au japon et en Corée du Sud, les instituts de planification sont essentiels. Quelle que soit la personne à la tête d’un institut, la structure aura sa propre logique. Elle continue à produire des éléments de comparaison. Or, comme si on a voulu, à un moment déterminé, briser une machine qui était capable de produire. C’était la période de la destruction de 500 000 emplois et de la mise en prison de presque 4000 cadres.

-La période Ahmed Ouyahia…

Je ne veux pas nommer non par peur mais parce que c’est sans intérêt. C’est un système qui produit ce résultat. Je ne citerai pas Ouyahia, pas même Bouteflika ou Tewfik. Ce n’est pas un problème d’individus. On a cité des noms par le passé, Benahmed Abdelghani, Larbi Belkhir, Smaïl Lamari… Ils sont tous partis. Eddayem rabi. Cela a-t-il amélioré le fonctionnement du système ou la vie quotidienne des citoyens ?

-Alors c’est quoi le système ?

Le système est une logique à laquelle adhèrent quelques individus. Ce n’est pas X qui crée une logique d’adhésion autour de lui. C’est pour cela qu’il faut travailler sur la nature du système et non sur les individus.

-Vous évoquez dans le livre le manque de discipline et d’autorité en Algérie. Comment faire pour que le manque de discipline et d’autorité ne servent d’alibis pour augmenter la répression ?

La répression ce n’est pas de l’autorité. La répression ne mène pas à la discipline. L’Algérie est constituée par un peuple rural qui s’est citadinisé en deux générations. Nous sommes passés de la discipline de la famille élargie du village et de la tribu à la ville, sans acquérir les repères de la ville, sans transition.

-Bien que dans le passé, l’Algérie avait des villes…

Bien sûr, mais les villes ont été vidées par les Français. Pendant la période coloniale, la culture citadine de ces villes a été vidée sinon violée. On revient à l’histoire de l’exclusion des élites et des classes bourgeoises, par la prison, le meurtre ou l’exil. Les villes ont été désurbanisées sous l’angle arabe pour les urbaniser sous l’angle européen. La campagne a été déruralisée. Il fallait occuper de façon militaire ces campagnes par les colons français. Nous avons affaire à une paysannerie qui a perdu ses repères. Des paysans qui ont accès brutalement à la ville au lendemain de l’indépendance. Tout cela a amené à la perte de la discipline après celle des repères. Cela s’est exprimé à l’intérieur des familles avec le rôle des parents qui a changé. Même chose pour les relations frères et sœurs. Ce changement de discipline a induit des comportements négatifs.

Ce qui est constaté à l’intérieur des familles, l’est également au sein de l’Etat et de son administration. C’est un Etat qui n’est pas parti de repères faisant le lien avec notre histoire, notre sociologie et notre anthropologie et la nécessité d’un monde moderne. On ne pas faire fonctionner une APC quand on tourne le dos à la tradition de la djemâa. Quand vous avez une Assemblée communale qui ignore cette tradition reconnue par la population, le citoyen ne sait pas quelle discipline il doit adopter. Il est quelque peu perdu. D’autres logiques se mettent en place. L’institution du service national était une bonne idée au départ dans les années 1970. Cela a créé une situation avec de nouveaux repères positifs comme celui de la nation. C’était un moment où l’on pouvait organiser le brassage de la population.

L’université était un autre moment pour réaliser ce brassage avec une autre discipline et accepter de nouvelles normes, avec une université par wali ce brassage a disparu… Mais c’étaient des moments où l’Etat n’a pas émis de règles. Cela ne vient pas tout seul. C’est le rôle de l’école aussi d’émettre des règles et des normes. La discipline est l’une des fonctions essentielles de l’Etat. A partir du moment où la justice n’est pas rendue, où l’éboueur ne fait pas son travail, où l’on jette les ordures par terre, où l’on ne respecte plus les voisins, toute la discipline s’effondre, parce que l’autorité n’est pas reconnue en tant que telle. Malheureusement, il faut revenir à une autorité plus forte, ce qui ne signifie pas l’autoritarisme. Revenir aussi à des règles de discipline. Des règles qui s’écrivent, cela ne s’invente pas. L’école n’assure pas la discipline, car elle ressemble au pouvoir et à tout le reste. Pour réussir de nos jours, il faut aller à l’école en dehors de l’école, suivre des cours particuliers et s’expatrier…

-L’absence d’accumulation culturelle et scientifique est un autre problème de l’Algérie, comme vous l’expliquez dans l’essai. Quelle est l’origine de ce problème ?

Il y a même une volonté de
. Ce n’est pas un hasard si à chaque fois qu’une équipe technologique se forme dans l’éducation, dans la pétrochimie, dans le gaz, dans les banques, on fait en sorte de supprimer l’équipe et de la faire disperser. Pourquoi le fait-on ? Pour faire plaisir aux étrangers qui nous dominent ? Oui. C’est le rôle du comprador dont les intérêts sont liés aux intérêts étrangers. Est-ce pour éviter qu’on accumule ? Oui. Car si l’on accumule, cela signifie une capacité autonome de production et de reproduction. Cela peut remettre en cause les circuits de rente et de prédation mais aussi le pouvoir. Parce que le pouvoir repose sur l’opacité et sur des règles d’indiscipline. Donc, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est une nécessité objective parce que nous avons affaire à des institutions illégitimes qui ne sont liées qu’aux intérêts de l’étranger. Encore une fois, ce n’est pas la faute de l’étranger (…).

La nature a horreur du vide. Les ingénieurs algériens font fonctionner actuellement des groupes pétroliers et gaziers dans le Golfe comme au Qatar. Objectivement, si ces ingénieurs algériens ne sont plus en Algérie, leurs places sont prises par des étrangers. Ils finissent donc par avoir la mainmise. Sonatrach est obligée de sous-traiter tout ce qui est complexe. Sa dépendance est plus forte qu’elle n’était avant alors qu’on produit plus d’ingénieurs que par le passé. La mainmise vient de cette situation de peur d’une élite qui accumule et qui peut prendre le pouvoir et remettre en cause certains statuts. Aussi met-on dehors cette élite algérienne et on la remplace par des étrangers qui, de plus en plus, prennent du pouvoir.

-Pourquoi la publication de cet essai critique aujourd’hui ? Aujourd’hui qu’un vent de révolte souffle sur les pays arabes et que des appels au changement sont de plus en plus audibles, de plus en plus forts ?

Le livre a été écrit il y a deux ans. Le monde arabe ne connaissait pas de révoltes. J’ai constaté qu’il y a un désir chez les jeunes de prendre une part du pouvoir. Je n’oublie jamais que j’étais gouverneur de la Banque centrale à 39 ans. A 39 ans, si l’on n’est pas général, vaut mieux être homme politique ou entrepreneur. On ne peut pas être rien. Je trouve légitime que les gens de 39 ou 40 ans appellent à changer les choses. Voyant que j’étais toujours considéré comme jeune par les tenants du pouvoir, alors que je suis grand-père, et voyant que ces jeunes refusaient même d’écouter ce que l’on avait à leur dire, je me suis dit je vais donner quelques clefs de compréhension à travers ce livre. C’est un algorithme, ce n’est pas de la littérature. Il s’agit de clefs qu’il faut manipuler. Par ailleurs, je me sens humilié.

Dans cet hôtel (hôtel El Djazaïr où l’interview a été réalisée, ndlr), une belle collection de lustrerie existait. Il y a deux pays arabes qui faisaient de la belle lustrerie, la Syrie et l’Algérie. Cette lustrerie a été remplacée par du plastique, du toc. Regardez ce décor du salon : ce n’est pas celui d’un hôtel de classe. Tout ce qui est ancien a disparu de cet hôtel. Les céramiques de Boumahdi ont été remplacées par de la faïence de salle de bain. Il y a un problème de respect et de conscience de soi. (…) On aurait pu enlever les meubles et les céramiques de cet hôtel et les mettre dans un musée, au moins provisoirement. Rien ! De la destruction permanente. Cela est humiliant. Les Algériens ne sont pas des bras cassés. Pourquoi les Marocains et les Tunisiens s’en sortent-ils ? Tous les pays ont avancé, et nous, nous passons notre temps à faire des constats. Nous sommes les derniers de la classe en tout. Prenez l’exemple de l’équipe nationale de football. Quel a été son problème ? Le manque de discipline ! Ce n’est pas un problème d’individus.

Collectivement, on est tellement hors du temps. Ce n’est pas l’échec d’un individu, Saâdane Rabah ou autre. C’est un échec collectif. Nous faisons appel à des joueurs avec une culture de discipline et on les met dans notre ambiance d’indiscipline. Donc ça suffit ! Des sommes considérables ont été dépensées pour cette équipe de football. Nous avons acheté de l’échec. Ce n’est pas les joueurs qui sont en cause à titre individuel. Parce que nous reproduisons l’échec en permanence. Cette équipe de foot est significative de l’état de notre pays. Je ne suis pas fier. Je pense à mes enfants qui ont le droit d’avoir un pays. Nous sommes à un moment de l’histoire où se reproduisent les conditions positives que nous avons eues pendant la préhistoire, une situation où le Maghreb central peut advenir de nouveau comme une position géographique de production intellectuelle et institutionnelle importante.

Mon livre peut être lu politiquement évidemment. On peut même le lire comme un programme politique. C’est pour cela que j’ai expliqué dans le livre ma relation avec Mouloud Hamrouche. J’ai tenu à dire que c’est quelqu’un que j’apprécie et pour qui j’ai un profond respect. On peut estimer quelqu’un en étant libre. Je travaille avec des gens qui acceptent mon point de vue. Cela a été le cas avec Abdelhamid Brahimi, Mouloud Hamrouche ou Ghazi Hidouci. C’est un hasard qu’il y ait eu le printemps arabe. J’ai dit que tout est possible puisque l’étranger est prêt. Cela n’était pas possible de notre temps parce que l’étranger ne voulait pas de changement. Il y avait une alliance objective entre les tenants du statu quo à l’intérieur et à l’extérieur.

Actuellement, les choses ont changé. Je pense que nos dirigeants n’ont pas compris la nécessité du changement. Ils croient que le temps peut se gérer et qu’on leur donne la possibilité de perdurer. Comme je suis contre la violence, il faut rompre avec la nécessité d’arriver au pouvoir par la violence. On peut toujours faire évoluer les choses. Chez nous, l’armée est essentielle. On peut être antimilitariste, ne pas aimer l’armée, mais pour autant considérer que c’est la colonne vertébrale du pays. Il faut absolument sauvegarder cette colonne vertébrale. C’est une nécessité absolue et objective quelle que soit la philosophie de tout un chacun. Il faut éviter qu’il y ait un collapsus à l’intérieur des institutions pour qu’elles restent vivantes.

Bio express :

Né à Alger en 1951, enfant de La Casbah d’Alger, Abderrahmane Hadj-Nacer appartient à une famille de lettrés de la vallée du M’zab puisqu’il est l’arrière-petit-fils de cheikh Teffayech et le cousin de Moufdi Zakarya. Introduit très tôt, par son cercle familial, aux débats politiques et culturels du siècle, il n’a jamais cessé de s’intéresser aux questions les plus centrales de l’Algérie, du monde musulman et de la région méditerranéenne.

Des études à Namur et Louvain, après un passage à l’Ecole polytechnique d’Alger, lui ont permis de nourrir des réflexions et une carrière d’économiste et de banquier national et international. Il a fait ses premières armes au ministère algérien du Plan, puis à la Présidence de la République, ce qui lui a permis de participer activement à la conception et à la réalisation des réformes nécessaires à l’évolution de l’économie algérienne. Il a donc été gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, conseiller pour le monde musulman à la Banque Lazard Frères et Compagnie, dirigeant auprès d’autres entités comme la Société marseillaise de crédit ou Natexis-banque populaire, à Paris.

Initiateur de la loi sur la monnaie et le crédit d’avril 1990, il est à l’origine de la création d’établissements financiers privés à Alger. Il dirige aujourd’hui, un holding à Paris (HBC), et est partenaire fondateur d’une banque d’affaires à Tunis (IM Banque). Abderrahmane Hadj-Nacer est par ailleurs membre de groupes de réflexion internationaux. Ainsi, il est président du comité de parrainage politique et dirige, avec l’économiste Christian de Boissieu, le conseil scientifique de l’Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen).

Fayçal Métaoui


Publier le 16.04.11
Algérie Poste veut se doter d’une banque postale. C’est ce qu’a annoncé jeudi le ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, en marge d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Sollicité pour plus amples précisions à propos de ce projet, le ministre expliquera que “la Poste vise la création d’une banque postale comme objectif essentiel et primordial, et elle y travaille avec un esprit d’engagement que commande ce nouvel enjeu”. Dans ce cadre, le ministre a expliqué que “ce projet n’est pas accepté de tout le monde, notamment par la concurrence, ce qui est compréhensible”.
Cela d’autant plus qu’une banque de 12 à 13 millions de comptes – ceux des chèques postaux ou CCP – avec un réseau étoffé et construit sur des technologies nouvelles ne peut qu’éclipser, en bonne partie, les autres réseaux bancaires. Sur cette question, le ministre fera observer que “nous sommes prêts à relever ce défi et accepter la concurrence. Il faut que nous soyons réellement mobilisés pour faire face aux nouveaux enjeux”.
Quoiqu’il en soit pour M. Benhamadi, “le plus important pour la Poste c’est son avenir, car elle vit essentiellement grâce à son réseau CCP qui est le plus grand réseau de clientèle, mais aussi présent partout dans le pays, ce qui est un atout spécifique à la Poste”. Sur sa lancée, le ministre indiquera que “les salaires des fonctionnaires et de beaucoup d’entreprises publiques et privées étaient virés, quasiment au même moment dans les réseaux du CCP, ce qui permet d’alimenter Algérie Poste, en permanence”. Évoquant l’utilisation des cartes de paiement électronique, le ministre de la Poste annoncera que les citoyens pourront utiliser les cartes de paiement électroniques à partir de 2012.
Interrogé, en outre, à propos du manque de liquidités au niveau des centres de paiement relevant d’Algérie Poste dans certaines wilayas, le ministre indiquera que “cette situation sera réglée après l’émission des billets de 2 000 DA et l’introduction de nouveaux mécanismes de paiement tels le paiement électronique, l’utilisation des chèques et les transferts de compte à compte”. À ce sujet, le ministre relèvera “l’absence de la culture d’utilisation des chèques et la nécessité de redonner confiance au citoyen quant à l’utilisation du chèque et d’utiliser rigoureusement la loi en cas de dépassements”.
À ses yeux, “la réticence des citoyens est injustifiée”. Intervenant sur une autre question, le ministre de la Poste indiquera que “tout citoyen ayant reçu un chèque sans provisions était en droit de demander un certificat de non-paiement auprès de l’établissement financier où il devait retirer le montant porté sur le chèque”. En outre, le ministre a expliqué qu’Algérie Poste “informe la centrale des impayés de la Banque centrale de toute émission de chèques sans provisions”.
source: Liberte (Nadia Mellal)


Promotion de l’emploi

D’aucuns savent que les nouvelles technologies de l’information et de la communication constituent de vraies plateformes pour la création d’emplois. Et c’est ce qui incite l’Algérie à se lancer dans la perspective de concrétiser la création d’emplois dans le secteur à travers les différents plans de développement préconisés par Algérie Poste.
Et comme tout passe d’abord par l’autonomie dont devrait jouir cet organisme public, voilà que le ministre du secteur, M. Moussa Benhammadi, déclare, à partir de Constantine, lors d’une visite dans cette wilaya, que les structures locales d’Algérie Poste jouissent « désormais » d’une « autonomie » en matière de gestion des personnels et des finances. Cette décision a été annoncée par le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, lundi dernier, durant l’inspection de la recette postale de la nouvelle ville Ali-Mendjeli à Constantine. Le ministre a tenu à relever que cette décision s’inscrit en droite ligne des mesures prises par les pouvoirs publics en vue de promouvoir l’emploi. La précision du ministre est de taille. « Chaque structure de wilaya est dorénavant appelée à déterminer ses besoins en toute autonomie, qu’il s’agisse de recrutements ou d’acquisition d’équipements », dira-t-il Et c’est ainsi qu’il n’a pas omis d’appeler les responsables concernés à « exploiter pleinement » la convention signée entre le ministère de la Poste et des TIC et celui de l’Emploi. Il est utile de remarquer qu’en Algérie, les TIC forment 4% du PIB. Pour évoluer vers la création de 100.000 emplois nouveaux directs et 300.000 autres indirects, l’Algérie doit moderniser ses infrastructures. Le développement des TIC, tendance qui favorise la création d’emplois, va ainsi avoir un effet d’entraînement sur la société algérienne. Avec l’avènement de la 3G, une autre opportunité de création de nouveaux métiers, 32 millions d’abonnés de la téléphonie mobile, 800.000 abonnés à l’internet et deux millions d’accès à l’ADSL, l’on enregistre néanmoins que 15% d’entreprises sont connectées et moins de 40% des PME en sont équipées. Pour le web, l’un des moyens importants de fonctionnement des entreprises, le nombre de sites ne dépasse pas 6000 dans tout le pays, ce qui doit inciter les entreprises algériennes à engager plus d’efforts pour être visibles sur le marché international. C’est donc dans ce même ordre d’idées que le ministre a tenu à expliquer, lors de sa visite d’inspection et de travail à Constantine, que « l’enjeu est d’ouvrir, par le biais des dispositifs de soutien à l’emploi, de nouvelles perspectives aux jeunes disposant des diplômes nécessaires et désireux d’investir dans des créneaux en rapport avec les TIC ». Il s’agit, selon M. Benhamadi, de « rompre avec les schémas classiques » afin de permettre également au secteur de se développer davantage en tirant la quintessence du savoir-faire des jeunes algériens en la matière. Il faut rappeler aussi que le chiffre d’affaires pour les télécoms était évalué à 4,7 milliards de dollars en 2009, dont la part consacrée au matériel logiciels et services ne compte pas beaucoup d’activités, alors que ce sont les créneaux les plus porteurs Il est nécessaire de savoir qu’au rythme où s’oriente le développement des TIC, l’économie de l’information est en train d’évoluer vers une économie de réseau qui transforme radicalement le monde du travail. En Algérie, et à titre d’exemple pour citer les nouvelles débouchées pour les femmes, les technologies de l’information et de la communication engendreront de nouvelles formes de travail qui avantagent les femmes en leur permettant de travailler à domicile et de mieux concilier leurs horaires professionnels et familiaux. Pour l’instant, les débouchés les plus prometteurs pour elles sont les emplois qui se créent dans les centres d’appels et ceux dans le traitement de données. D’autres opportunités s’ouvriront également aux femmes algériennes, à savoir les emplois délocalisés à l’échelle internationale, tels que la transcription de comptes rendus médicaux ou les services informatiques, lesquels auront à transformer leur existence et les perspectives de leur carrière. Avec le projet national d’installation de 62 000 km de câbles de fibre optique, l’on assistera à la création de plus de sociétés travaillant dans le secteur de la nouvelle technologie de l’information et de la communication (NTIC), la présence des investisseurs étrangers et la création de milliers d’emplois. On a estimé que 100.000 emplois seront générés par les TIC en Algérie. Et justement à l’annonce de la possibilité de générer ce nombre important de débouchés pour la jeunesse algérienne par la seule mobilisation des moyens offerts par les TIC, le ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la communication, M. Benhamadi, n’a pas manqué de souligner, au début du mois de février dernier, que la réalisation de cet objectif est lié à la réussite du programme e-Algérie. Autrement dit, la modernisation des infrastructures des télécoms, condition sine qua non pour l’accès au haut et très haut débit et synonyme de réduction de la fracture numérique, est un passage obligé pour la génération par l’appropriation des TIC de nouveaux gisements du travail en Algérie. D’autre part, et lors d’une séance de travail avec les responsables locaux du secteur à Oran, M. Benhamadi avait bien souligné que l’application rigoureuse de e-Algérie permettra de générer 100.000 postes d’emploi directs au bénéfice des jeunes diplômés universitaires et 300.000 autres indirects à travers la création de PME-PMI pour garantir des services dans les TIC.
Saïd Ben


فتح مسابقة مفتش رئسي للضرائب 4 أفريل 2011
• ________________________________________
حسب جريدة الشروق ليوم 04 أفريل 2011 تم فتح مسابقة مفتش رئيسي للضرائب لسنة 2011
عدد المناصب 403 توزع حسب الولايات

أيام الاستقبال : الأحد .الثلاثاء

ملف الترشح هو كالتالي

– طلب المشاركة ممضي من طرف المترشح-
-نسخة مصادق عليها طبق الأصل للشهادة المطلوبة
-شهادة الميلاد أو بطاقة الحالة العائلية للمتزوجين
– السوابق العدلية رقم 3
-الجنسية الجزائرية
-نسخة طبق الأصل مصادق عليها من شهادة إثبات الوضعية اتجاه الخدمة الوطنية
-شهادتان طبيتان (الطب العام وطب اراض الصدرية)
-(02) صورتان شمسيتان
-غلافان بالطابع البريدي بعنوان المترشح

ترسل الملفات الي :

وزارة المالية – المديرية العامة للضرائب – مديرة إدارة الوسائل والمالية – حي مالكي ببن عكنون الجزائر

في اجل أقصاه 15 يوم من تاريخ النشر الإعلان

المسابقة مفتوحة للمرشحين الحائزين علي شهادة الليسانس في التخصصات التالية
الاقتصادية والمالية والقانونية والمحاسبية أو شهادة معترف بمعادلته

Concours pour le poste ; Inspecteur principale des impôts
Nombre de poste ; 403

Candidatures concernées ;;

• Licence en Sciences économiques
• Licence en Sciences financière
• Licence en comptabilité
• Licence en Droit
• Ou attestation d’équivalence (reconnue)

Constitution de Dossier :

• Demande manuscrite
• Copie du diplôme
• Acte de naissance ou fiche familiale pour les mariés
• Casier judiciaire
• Nationalité
• Copie du justificatif vis-à-vis le service national
• 02 certificats médicaux (gnrl et pts )
• 02 photos d’identités
• 02 enveloppes timbrées libellées a l’adresse de candidat

Dernier délai de dépôt ; le 19 /04/211


2011
Concours ; Inspecteur principale des impôts
Nombre de poste ;403

________________________________________
حسب جريدة الشروق ليوم 04 أفريل 2011 تم فتح مسابقة مفتش رئيسي للضرائب لسنة 2011
عدد المناصب 403 توزع حسب الولايات

أيام الاستقبال : الأحد .الثلاثاء

ملف الترشح هو كالتالي
– طلب المشاركة ممضي من طرف المترشح-
-نسخة مصادق عليها طبق الأصل للشهادة المطلوبة
-شهادة الميلاد أو بطاقة الحالة العائلية للمتزوجين
– السوابق العدلية رقم 3]
-الجنسية الجزائرية
-نسخة طبق الأصل مصادق عليها من شهادة إثبات الوضعية اتجاه الخدمة الوطنية
-شهادتان طبيتان (الطب العام وطب اراض الصدرية)
-(02) صورتان شمسيتان
-غلافان بالطابع البريدي بعنوان المترشح
ترسل الملفات الي :

وزارة المالية – المديرية العامة للضرائب – مديرة إدارة الوسائل والمالية – حي مالكي ببن عكنون الجزائر

في اجل أقصاه 15 يوم من تاريخ النشر الإعلان
المسابقة مفتوحة للمرشحين الحائزين علي شهادة الليسانس في التخصصات التالية
الاقتصادية والمالية والقانونية والمحاسبية أو شهادة معترف بمعادلته