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L’institution canadienne leur accorde des facilités

L’université d’Ottawa (Canada) a décidé d’offrir des facilités d’inscription aux étudiants francophones de certains pays d’Afrique. En vigueur à partir de la session d’automne 2014, cette offre prévoit de faire bénéficier d’une exemption des frais de scolarité majorés des étudiants étrangers, notamment les étudiants algériens. Les modalités pratiques de la mise en œuvre de cette entente seront connues ultérieurement, apprend-on de sources diplomatiques. L’ambassade d’Algérie à Ottawa se propose de recueillir les demandes des étudiants algériens intéressés. Ces derniers peuvent envoyer un email au service culturel de l’ambassade (info@embassyalgeria.ca) et consulter le site Web de l’université d’Ottawa (www.uottawa.ca) pour connaître les formations offertes par cette dernière.

 

Précisions sur les exemptions des frais de scolarité majorés accordées par l’université d’Ottawa

De nombreuses demandes de renseignements et de précisions sont parvenues à l’Ambassade suite à l’information relative à la décision de l’université d’Ottawa d’offrir à partir de l’année universitaire 2014/2015, des exemptions des frais de scolarité majorés aux étudiants étrangers notamment algériens.À cet effet, l’ambassade tient à apporter les précisions suivantes :

1) De nombreuses personnes confondent l’exemption des frais majorés avec une bourse classique.

Il y’a lieu de préciser que l’université n’accorde pas de bourse au sens financier du terme (versement financier mensuel) mais va grâce à cette exemption réduire considérablement les frais de scolarité que l’étudiant étranger devra payer pour suivre des études à Ottawa.

Ainsi et à titre d’exemple, l’étudiant étranger à l’université d’Ottawa paye actuellement pour une année universitaire entre 20.000 et 24.000 dollars. Lorsqu’il bénéficiera de cette exemption, il payera comme un étudiant canadien soit entre 6000 et 8000 dollars annuellement.

Par conséquent, même lorsqu’il bénéficiera de l’exemption l’étudiant étranger devra payer les frais de scolarité et prendre en charge l’ensemble de ses dépenses (logement, assurance, nourriture, manuels etc.).

2) L’étudiant qui souhaite bénéficier de cette exemption qui lui permettra de réduire les frais de scolarité, doit lui-même procéder à sa demande d’inscription par internet dans un programme offert par l’université d’Ottawa. Pour cela il devra satisfaire aux exigences et conditions d’admission mais également avoir des notes satisfaisantes, car l’université cherchera à attirer les meilleurs étudiants à travers le monde.

Vous trouverez, ci-aprés, une fiche d’information sur ce sujet émanant de l’université d’Ottawa.

Exonération partielle des droits de scolarité

  Ottawa, le 19 novembre 2013

 

L’Université d’Ottawa offre des exemptions des frais de scolarité majorés aux étudiants algériens

L’Ambassade d’Algérie à Ottawa a le plaisir d’informer les étudiants algériens désireux de suivre des études universitaires au Canada, de l’offre que vient de formuler l’Université d’Ottawa aux étudiants de certains pays d’Afrique francophone et notamment algériens.Cette offre qui sera valable à partir de la session d’automne 2014, leur permettra de bénéficier d’une exemption afin de suivre des formations à tous les cycles et dans les différents départements de cette université sans frais majorés appliqués aux étudiants étrangers.Les modalités pratiques de la mise en œuvre de cette entente seront connues prochainement.

Les étudiants algériens intéressés peuvent envoyer un email au Service culturel de l’Ambassade (info@embassyalgeria.ca) et consulter le site web de l’Université d’Ottawa (www.uottawa.ca) pour connaître les formations offertes par cette université.

  Ottawa, le 7 novembre 2013

 

 

Informations sur les modalités de demandes de l’exemption des frais de scolarité
L’Ambassade tient à rappeler aux étudiants candidats à l’obtention de l’exemption des frais de scolarité majorés que les modalités d’attributions sont déterminées par l’entente signée avec le Québec.Les dossiers doivent parvenir bien avant les dates limites fixées pour chaque session à l’ambassade d’Algérie à Ottawa et contenir les documents suivants :

  • lettre de motivation
  • admission de l’université
  • formulaire annexe II signé et daté.
  • Tout document sur le diplôme et les résultats antérieurs

Le service culturel et universitaire de l’ambassade se chargera de transmettre au MESRS pour accord préalable les dossiers complets et répondants aux critères fixés par l’entente.

Il y’a lieu de souligner que seul un nombre limité d’exemption est disponible pour chaque session. En effet, les Autorités québécoises n’accordent de nouvelles exemptions qu’en fonction du nombre d’étudiants qui ont terminé leur scolarité à la session précédente. C’est pourquoi, les nouvelles demandes, recevables et ayant eu l’aval préalable du MESRS figureront sur une liste d’attente établie sur la base de la date de réception du dossier complet.

Il y’a lieu de savoir que ces exemptions ne sont pas accordées aux programmes courts et les certificats pour le 1 er cycle, les diplômes d’études supérieures spécialisées au 2 ème cycle et les programmes courts au 3 ème cycle.

Enfin, pour plus d’informations sur les conditions et les obligations liées à l’exemption, veuillez consulter les liens suivants :

Ottawa, le 10 septembre 2013

 


Le parti de Sarkozy veut faire mieux que Le Pen: une «caution-retour» pour les demandeurs de visa

par Salem Ferdi, Le Quotidien d’Oran, 9 juillet 2011

Le parti de Nicolas Sarkozy ne peut plus se passer d’agiter, au moins une fois par semaine, le thème de l’immigration, de l’islam ou de la nationalité présumée douteuse de Français d’origine maghrébine ou africaine. Islam, laïcité, échec scolaire, le ministre français de l’Intérieur ne rate pas une occasion pour taper sur les étrangers et sur les Français « fils d’étrangers ».

Les choses sont allées jusqu’à accuser – en torturant avec mauvaise foi les statistiques – les enfants d’immigrés de plomber la note de l’échec scolaire de la France. Jeudi dernier, le parti de M. Nicolas Sarkozy a tenu une convention « anti-immigré » dans le but de montrer aux électeurs de « souche » tentés de votez pour le Front national que l’UMP fera beaucoup mieux. Et si l’UMP en fait beaucoup trop et se répète jusqu’à la nausée, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Coppé, l’explique avec une évidente mauvaise foi. « Personne ne doit être choqué que nous remettions régulièrement sur la table ces problématiques parce qu’elles sont évolutives ». En réalité, c’est le discours de l’UMP qui est évolutif. Tellement évolutif qu’un journaliste français a noté que ce n’était plus l’UMP qui courait derrière le Front national, mais l’inverse.

Le parti de Nicolas Sarkozy est déjà un parti sous emprise d’une extrême droite populiste xénophobe, anti-étrangers et, on l’a vu lors d’une précédente convention, antimusulmane. Les propositions de l’UMP élaborées avec la collaboration du ministre de l’Intérieur Claude Guéant qui est en campagne sur la thématique amalgame immigration-insécurité-dégradation comportent des propositions générales comme de faire de la question des flux migratoires un des sujets prioritaires du G8 et du G20, de relancer l’Union pour la Méditerranée pour une gestion concertée de migrations et de concentrer l’aide au développement dans les pays du Sahel. Les choses deviennent plus précises quand on approche de l’Europe ou de l’espace Schengen. Là il s’agit de renforcer les contrôles de l’agence Frontex, de créer une Agence de l’espace Schengen pour harmoniser l’octroi de visa.

La notion léonine de «dossiers à risque»

Le cap sécuritaire est clairement affirmé avec un appel à un renforcement des capacités des centres de rétention administrative. L’UMP propose également à ce que l’Europe conditionne le nombre de visas délivrés et l’aide au développement à la « coopération » dont ferait preuve l’Etat du Sud pour « le retour des immigrés illégaux ». Le clou de ces propositions est l’introduction du paiement d’une « caution-retour » pour les demandeurs de visa dont les dossiers sont classés « à risque ». Le demandeur de visa considéré comme « un risque » serait astreint à payer cette caution qui ne lui sera rendue qu’une fois de retour à son pays. Il y a clairement un aspect humiliant dans la procédure qui en cas de sa mise en place au niveau européen – ce n’est pas encore acquis – appellera à une réciprocité automatique. Mais ce qu’il faut noter est qu’en dépit des précautions de langage, on sait que les services consulaires ont tendance à considérer qu’une très grande partie des demandeurs de visa chercheraient à rester en France de manière clandestine. Un rapport de la Cimade rendu public en juillet 2010 illustre parfaitement ce climat de suspicion généralisée. L’Algérie enregistrait, selon ce rapport, le plus fort taux de refus de visas de la part de services consulaires français. A Annaba, ce taux était de 47,82% et de 43,98% à Alger. La Cimade notait que le taux global de refus pour les Algériens se situait à 35% alors que le taux de refus moyen était « de 9,6% en 2008 pour l’ensemble des consulats de France à l’étranger ». Ces chiffres montrent à quel point la suspicion est forte. Le niveau des rejets de visa élevé montre que les services consulaires français gèrent déjà les « dossiers dits à risque ». La formule, très léonine, permet tout ce que l’administration consulaire veut. L’introduction d’une caution-retour pourrait dès lors ne pas concerner les « dossiers à risque » qui sont rejetés. Elle peut devenir une quasi-règle pour l’ensemble des demandeurs de visa. Et ce n’est pas fini. Dans une campagne électorale « évolutive » en France, il ne faudra pas être surpris de voir M. Guéant et Coppé faire preuve de plus d’imagination pour démontrer qu’ils sont meilleurs que Le Pen en matière d’anti-immigrés.