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Le Forum Économique Mondial a publié son rapport, sur les technologies de l’information et de la communication sur les pays arabes dont il dispose de leurs données nécessaires, cependant il soulève une sorte de contradiction, à savoir celle de l’Algérie qui est classée 129ème précédée des pays qui souffrent des guerres et des conflits à l’instar du Mali , le Liberia, le Nigeria, le Rwanda, alors que le gouvernement algérien occupe le 134ème rang à l’échelle mondiale en termes de contrôle et d’utilisation des technologies de l’information et de la communication par rapport aux gouvernements des autres pays inclus dans l’étude.

Selon ce rapport établi par le Forum économique mondial, en coopération avec l’agence,” l’INSEAD ” est ”les avantages et les risques de données massifs’’, était publié en 369 pages, l’Algérie connaît un grand déficit en matière des technologies de l’information et de la communication , où la majeure partie des indicateurs ont occupé les dernières classes, comparée à des pays voisins et à d’autres en situation de guerre et n’ayant pas assez de ressources humaines et matérielles qui sont disponibles en Algérie.

Forum Economique International 2014

Sur le plan arabe, l’Algérie occupe la dernière place du classement parmi ses voisins, la Tunisie est venue au  87ème rang et le Maroc au 99ème, en décalant par dix places par rapport l’année précédente. L’Égypte qui a vécu une instabilité politique et économique est classée au 91ème rang. Les pays du  Golf, quant à eux, sont à la tète du classement, le Qatar a été classé 23ème sur l’échelle mondiale et le premier au niveau des pays arabes, les Émirats arabes unis 24ème, Bahreïn 29ème, l’Arabie Saoudite 32ème, et la Jordanie 44ème. La Finlande occupe le premier rang à l’échelle mondiale, suivie par Singapour et la Suède, tandis que le Tchad occupe la dernière place du classement selon le rapport.

L’indicateur du e-readiness a par contre progressé en passant du 131ème rang au 129ème  par rapport à l’année dernière, l’évaluation du forum s’est avérée sévère au niveau de l’indicateur de la troisième génération ainsi qu’ niveau d’autres critères  adoptés dans le classement.

Les divers critères utilisés dans l’évaluation sont, d’abord, le climat général des technologies du secteur public de l’information et de la communication en Algérie qui est classé 143ème à l’échelle mondiale, le climat politique et réglementaire dans le secteur au 140ème rang, l’indicateur de l’environnement économique et l’esprit d’innovation est classé au 145ème rang à l’échelle mondiale, et la volonté des sous-secteurs occupant la 101ème place, ce dernier comprend,  à son tour, trois autres indicateurs à savoir les infrastructures et le contenu numérique (127ème), la capacité financière (classée 42ème ), et la main d’œuvre qualifiée (102ème rang).

Selon ces données , le classement de l’Algérie aux derniers rangs s’explique par l’absence et la mauvaise exploitation personnelle des technologies de l’information et de la communication, un manque d’encadrement pour les professionnels dans les secteurs qui dépendent fortement des TIC, y compris le secteur public, ainsi que d’un petit nombre d’utilisateurs de réseaux virtuels tels que les réseaux sociaux, sachant que l’utilisation de ces réseaux est l’un des critères bien classé en Égypte et en Tunisie suite à leurs exploitation efficace, notamment durant la période des changements  qui ont eu lieu pendant ces deux dernières années sur plusieurs plans .

May 2, 2014 by


Semaine du Web d’Alger

« L’entreprise des TIC ressemble à ce beau cyber parc …entouré de zones hostiles »
Samir Hir, Maghreb Emergent, 25 Avril 2011

La semaine du web d’Alger s’est déroulée du 18 au 23 avril dans le bâtiment baptisé « l’incubateur » du cyber-parc de Sidi Abdellah. Pour rejoindre cet « échantillon » de la future Algérie, situé dans la commune de Mehelma à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alger, point de train électrique, de bus à propulsion d’hydrogène ou de jet pack. Il faut se munir de bonnes chaussures de trappeur, avoir un bon sens de l’orientation en guise de GPS et une capacité d’étonnement au-dessus de la normale.

A chercher le lieu sur google earth, on risque de se perdre. On finit par les découvrir, en marchant, nichés au milieu de vastes champs verdoyants – boueux et impraticables quand on s’y aventure – que se partagent les communes de Mehelma et Rahmania. Les blocs d’immeubles cubiques, gris béton ou bleu vitrail, du cyber parc cassent le paysage à la façon du monolithe de l’odyssée de l’espace 2001. Un habitant du coin à la langue de scie affirme que se connecter à internet reste encore une histoire de science-fiction malgré la proximité du « célèbre » cyber-parc. 2001 n’est pas que la référence d’un film culte. C’est aussi en cette année qu’avait été lancée l’étude de faisabilité de la «technopole » Sidi Abdellah. Et de son cyber-parc qui devait regrouper une série de dix bâtiments «intelligents ». Dix ans plus tard, seul trois blocs sont achevés avec l’inévitable revêtement aluminium et verre pour suggérer la modernité de l’ouvrage. Les autres bâtiments, nul besoin de vos dix doigts et encore moins d’une calculette pour les compter, sont encore à l’état de grandes carcasses en béton entourées de charpentes métalliques dénudées inesthétiques. Moussa Benhamadi, le ministre de la Poste et des TIC, himself, qui se disait « sceptique » lors de la réception de la demande de parrainage de l’évènement, est bien venu pour inaugurer la semaine du web. Un jeune participant – décidément, ils respectent rien ces jeunots ! – a trouvé le visiteur « un peu encombrant » puisqu’il a « retardé le déroulement du programme » et focaliser l’attention des médias avec des déclarations sans grande nouveauté. Pourquoi la connexion ADSL reste chère et plafonnée à 1 méga ? Comment expliquer le retard, difficilement justifiable, de la 3G et du paiement électronique ? Réponses à noyer un poisson électronique et rendez-vous fixé à… juin. Mais le ministre s’informe et demande ce que coute le prix de l’abonnement ADSL… 2000 dinars ? Etonnement. Ce n’est pas si cher que cela ! Mais avec un public « averti », le ministre a eu les bonnes comparaisons : c’est le prix que payer un européen avec un salaire minimum dix fois supérieur à celui de l’Algérien pour avoir une connexion d’un débit 20 fois plus rapide et bien plus riche en valeurs ajoutés. Pour la 3G, le ministre évoque le caractère «colossal » de l’investissement. Des « avertis » refont la comparaison et rappellent ce temps, pas si lointain, où personne ne misait sur la rentabilité de la téléphonie mobile avant l’arrivée de l’opérateur privé. Remarque balayée et non avenue ! Pour le payement en ligne, rien de neuf. Une affaire de mentalité des algériens qui continuent à préférer du palpable. Les centaines d’étudiants et visiteurs de la semaine du web auraient eu des avis fort différent mais ils étaient déjà occupés ailleurs.

De cent fournisseurs à… aucun

Ailleurs. C’est un programme qui s’est étalé sur six jours. Plusieurs conférences, dont une, très remarquée, en présence du ministre des TIC, animée par Mebarek Boukaba directeur général de Vorax Technologies et vice-président de l’association algérienne des fournisseurs de services internet. Des chiffres sont lancés sur les régressions enregistrées notamment pour les fournisseurs de services internet passés d’une « centaine en 2000 » à « aucun » aujourd’hui pour cause d’agréments retirés. La régression se décline même sur un mode poétique (poé-TIC ?) : «l’entreprise des TIC en Algérie ressemble à ce beau cyber parc…entouré de zones hostiles ». Ah, ces embuches administratives ! Et cet environnement pas préparé. Le programme de la semaine du web, initié principalement par deux jeunes entrepreneurs, Omarouayache Ahmed Mehdi fondateur de CONNEXT, une web agence installée au parc technologique de Sidi Abdellah, et Arab Farid, fondateur de Pureplayer (agence publicitaire) et acteur du web parisien, était riche. Le meilleur, c’était la « startup week-end Alger ». Un concours qui consiste à créer une start-up (entreprise naissante) en moins de 52 heures. On commence par présenter une idée en une minute ! Il faut faire fastoche au pays du dougua dougua (doucement- doucement). De sélection en sélection, sur les 36 équipes participantes, dix sont choisies. Elles passeront deux nuits autour d’une table pour travailler et affiner leurs idées. Au final, quatre équipes décrochent le gros lot, celui d’être suivie professionnellement au sein de l’incubateur du cyber-par cet une possibilité de louer un local dans l’aile des start-up (5000 DA par mois) pour créer une entreprise.

Un pauvre petit méga

Durant cette semaine, on beaucoup parlé de Joomla, système de gestion de contenu web, avec lancement officiel et interventions d’experts venus de l’étranger. Le seul bémol de cette semaine du web est dans… son site web, semaineduweb.com… Un site finalement pas très dynamique, pourtant certifié Joomla, qui manquait de mise à jour, et ne permettait même pas de suivre le déroulement de la semaine du web…sur le web. Les organisateurs ne sont pas les seuls fautifs. Dans ce haut-lieu des TIC qui est censé préfigurer l’E-Algérie de demain, on ne dispose que d’une connexion d’un méga.

Vincent, entrepreneur et développeur web français, invité de la semaine du web d’Alger résume un peu la situation sur son blog (blognode.fr) « Pour les français qui me suivent et qui ont l’habitude d’avoir au minimum 8 Méga de débit avec de l’ADSL ou même du 100 Mega avec de la fibre optique, il faut imaginer qu’en Algérie une connexion de 1 Mega est sans doute un des meilleurs débits que vous pourrez trouver à prix abordable. Du coup, la plupart des sites web algériens proposent peu de contenu, pour l’instant… »