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Dans son édition du lundi 5 septembre 2011, le quotidien arabophone  » Elkhabar » annonce que 2000 milliards de dinars ont été convertis en devises et transféré ces derniers mois à l’étranger par les dirigeants algériens et leur clientèle. Le quotidien indique que ces transferts massifs sont le signe de la peur qui s’est emparé du régime algérien et de ceux qui le soutiennent.

Par Mohamed Boussena

La question qui me taraude n’est plus celle de savoir si le glas sonnera sur la tyrannie MEDIENO-BOUTEFLISTE mais bien celle de savoir quand l’armée populaire se bouge pour donner la main au peuple meurtri pour se soulever comme un seul homme contre ceux qui ont vidé nos puits de pétrole et nos gisements gaziers? Ce qui me taraude, c’est pourquoi ce silence assourdissant de ces officiers libres et de ces soldats vaillants issus du peuple qui n’a eu de cesse de leur faire du pied et de les appeler au secours ?

La mafia dirigée par le couple MEDIENO-BOUTEFLISTE, est entrain de jouer à la politique de la terre brulée, en suçant les dernières gouttes de sang de ce peuple qui saigne déjà à blanc. Les généraux-hommes d’affaires et la bande d’Abdeka sont entrain de vider les caisses de l’état et les richesses de cette terre fertile aux vues et aux sus du monde entier.

Ce n’est plus un secret que cette mafia ramasse à la pelle les pétro-euro-dollars pour les bloquer dans des comptes suisses, luxembourgeois, américains, émiratis, mais ce que nous ne savions pas encore c’est qu’ils ont trouvé d’autres planques dans des pays insoupçonnables. Au Maroc par exemple, le butin de SAID BOUTEFLIKA se chiffre en milliards d’Euros. Les banques du Tchad, de l’Afrique du sud, du Congo Brazzaville, des îles Comores, en Israël, en Chine, en Corée du nord, etc., sont entassés de billets verts et des lingots d’or de Mediene, Bouteflika, et consorts…

Pire encore, l’argent du peuple algérien dort tranquillement dans les plus grandes bourses mondiales, sous forme d’action, d’obligation et d’autres produits financiers. Les généraux pilleurs s’organisent en s’entourant de conseillers pour la plus part israéliens, connus pour leur maitrise de la haute finance.

Mais là où les choses dépassent l’entendement, c’est que ces généraux -hommes d’affaires ne s’arrêtent pas là, ils saccagent le peu qui reste du système économique algérien, en s’accaparant de l’argent du petit peuple en créant des sociétés avec des géants américains , israéliens et européens, dans tous les domaines de l’industrie agroalimentaire, des télécommunications, de l‘hôtellerie, tout, tout et tout… leur appartient sous couvert de prêtes – noms, d’hommes de paille, d’oncles, neveux et nièces, beaux frères et belles sœurs, gendres et beaux-pères, …..  Étonnantes enfin les révélations d’un expert américain chevronné qui affirme que ce que les généraux algériens et leurs complices ont volé en 50 ans dépasse de loin ce que la France a pillé en 132 ans !

Voilà sans doute pourquoi aucun peuple au monde ne nous envie et aucun peuple au monde ne nous plaint car notre liberté ne nous sera pas offerte sur un plateau d’argent. Pour la mériter nous devons l’arracher comme viennent de le faire nos frères en Tunisie, en Egypte, en Libye, et comme sont entrain de le faire le syriens et les yéménites, ….

M.B

http://lanationdz.com/2011/09/05/le-couple-mediene-bouteflika-planque-l%E2%80%99argent-du-peuple-dans-des-pays-insoupconnables%C2%A0/

 


Wikileaks Algérie: Saïd Bouteflika et ses ambitions politiques

WikiLeaks Algérie | Les Français ont tenté de limiter la circulation d’informations relatives à la vie privée et aux ambitions politiques de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président de la République, selon un câble de l’ambassade américaine à Paris, classé secret, datant de décembre 2009, et rendu public, fin août 2011, par WikiLeaks.

Citant Anne-Claire Legendre, qui occupe actuellement le poste de chargée de mission auprès du directeur pour les affaires européennes au ministère français des Affaires étrangères, et qui est qualifiée de «contact fiable», le câble relève que Saïd Bouteflika a commencé à avoir «un rôle de plus en plus significatif» dans la vie politique algérienne depuis qu’il a dirigé la campagne électorale de son frère lors de la présidentielle de 2009. «Il a travaillé étroitement avec les leaders du RND, avec des technocrates laïcs et des hommes d’affaires», est-il indiqué.

On s’est interrogé si cette «association» allait aboutir à «quelque chose». «Mais, Saïd Bouteflika reste vraiment un homme d’ombre», est-il remarqué, soulignant que Saïd Bouteflika a fait campagne, à la faveur de celle de son frère, pour «l’aministie générale».

«Une idée applaudie par les islamistes, refusée par les laïcs», est-il noté. Anne-Marie Legendre n’a pas écarté la thèse que les frères Bouteflika préparaient un soutien à la succession présidentielle parmi l’élite algérienne. Des frères qui ont «remarquablement» réussi à freiner l’accès du public à des informations sur leur vie privée et leurs actions politiques.

«En plus de leur préférence forte pour le secret et la discrétion, les frères Bouteflika peuvent avoir une autre motivation pour dissimuler leurs plans de succession : un désir de construire le support parmi l’élite de l’Algérie, qui reste soupçonneuse à n’importe quelle tentative de personnaliser la Présidence», est-il noté. Il est observé que le culte de la personnalité est étranger à la tradition politique algérienne. Anne-Claire Legendre a confié que les Algériens se sentent «d’une façon ou d’une autre» supérieurs à leurs voisins nord-africains, y compris le Maroc, la Libye, la Tunisie et même l’Egypte, où les leaders étaient déterminés pour assurer la succession au pouvoir à un parent (une tradition désormais balayée par les révoltes arabes).

Révision de la constitution

Selon la diplomate française, la révision partielle de la Constitution en 2008, qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels et qui a permis à Bouteflika de rester au pouvoir, a choqué les Algériens. Anne-Claire Legendre a confié n’être pas sûre de la volonté de Saïd Bouteflika de lancer un nouveau parti. «Mais, il pourrait avoir orchestré des rumeurs sur cette possibilité, une sorte de ballon-sonde pour mesurer la réaction publique. Une réaction négative forte pourrait persuader Abdelaziz Bouteflika d’abandonner l’idée», a-t-elle confié. D’après elle, le FLN et le RND ont, dès le départ, considéré «le parti» de Saïd Bouteflika comme «une menace». Les opposants à ce projet pourraient venir, selon la même responsable, des leaders des formations de Abdelaziz Belkhadem et Ahmed Ouyahia, des leaders de l’armée ou des services secrets.

«Ils peuvent chercher à rendre public le parti politique possible de Saïd pour y engendrer une réaction négative», a-t-elle noté. Selon la même source, Abdelaziz Bouteflika a échoué à créer le poste de vice-président de la République. Ce poste devait être «constitutionnalisé» à travers la révision partielle de la loi fondamentale en 2008. Il est relevé que Saïd Bouteflika était candidat de «premier plan» à ce poste. Candidature qui, d’après la même source, a été rejetée par les militaires et les chefs des services secrets. Le refus est motivé par le fait que le frère du Président sera mis, de par le poste, en première ligne pour lui succéder au palais d’El Mouradia. La thèse d’une relance du projet par le chef de l’Etat n’a pas été écartée. Anne-Claire Legendre n’a pas manqué de faire une comparaison entre les deux frères Bouteflika et a observé que Saïd a évolué dans une génération différente de celle de Abdelaziz (20 ans les séparent en âge).

Elle a remarqué que l’analyse de Abdelaziz Bouteflika est marquée par la période révolutionnaire, les crises régionales des années 1970 et le bouleversement social des années 1980. Ce n’est pas forcément le cas pour Saïd Bouteflika. Par ailleurs, et selon le même câble, le gouvernement français a limité l’accès aux informations sur l’état de santé de Abdelaziz Bouteflika et ses frères. Les Bouteflika se font souvent soigner, ou entretenir la forme, à Paris. Il est relevé aussi que les journalistes algériens ont adopté de l’autocensure concernant le traitement des nouvelles liées au «clan Bouteflika» (terme utilisé dans le câble).

source: Elwatan (Fayçal Métaoui)


Santé du président Bouteflika, guerre des mémoires, business… Les derniers télégrammes américains mis en ligne par WikiLeaks apportent un nouvel éclairage sur les coulisses de la diplomatie franco-algérienne.
“Il faut s’attendre à ce que Jacques Chirac continue à travailler sa relation personnelle de longue date avec Bouteflika (et le capital politique gagné par le fait que Bouteflika soit soigné des médecins du gouvernement français) pour que le traité d’amitié franco-algérien aboutisse. En même temps, il semble que le gouvernement français ne cherche pas à conclure le traité à “n’importe quel prix”.” Les Américains avaient vu juste. Ce commentaire de l’ambassade des Etats-Unis à Paris remonte à 2006 et fait partie des milliers de télégrammes diplomatiques américains que WikiLeaks vient de publier.
Cinq ans plus tard, le traité d’amitié franco-algérien n’a toujours pas été signé. Et les relations entre Paris et Alger sont toujours aussi sensibles. Un câble d’octobre 2005 rapporte qu’après le référendum sur la charte pour la paix et la réconciliation nationale, un diplomate français s’est dit impressionné par les déclarations du département d’Etat américain qui “aurait aimé un débat public” sur le projet. Pendant que les Français, “convaincus que les chiffres officiels de la participation diffusés par le ministre de l’Intérieur Yazid Zehrouni étaient frauduleux, au moins en ce qui concerne Alger”, saluaient cette “consultation démocratique à laquelle le peuple algérien a participé”.
En reconnaissant que si la référence à une “consultation démocratique” était “clairement exagérée”, le diplomate souligne qu’ “une déclaration comme celle des Américains aurait déclenché un crise majeure” étant donné que “tout commentaire français sur la politique intérieure algérienne comprend une charge émotionnelle”. Et que les Français, avec Alger, “faisaient leur possible pour prendre des gants au moins jusqu’à ce que le traité d’amitié soit signé.”

“Obstruction” sur l’état de santé du président algérien
En décembre 2005, les Américains constatent que “le gouvernement français continue de faire obstruction sur l’état de santé du président Bouteflika, hospitalisé à Paris depuis le 17 novembre”. Un cadre du ministère des Affaires étrangères français concède que “l’hospitalisation de Bouteflika a compliqué les efforts du gouvernement à conclure un traité d’amitié avec Alger et qu’il ne parviendrait pas à un accord d’ici la fin de l’année comme il se l’était fixé.”
Le télégramme confidentiel de janvier 2006 note que le traité en question attendu depuis longtemps “reste bloqué sur des différends relatifs à des questions historiques, à savoir la façon de nommer la colonisation”. Il cite Missoum Sbih, ambassadeur d’Algérie en France : “Le gouvernement algérien a pensé à introduire la mention de “colonisation” dans le traité, ce à quoi les Français se sont opposés”. Et le diplomate algérien de rappeler que le refus de l’Assemblée nationale de revenir sur la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation “a compliqué encore davantage le sujet, devenu une controverse de politique intérieure à la fois en Algérie et en France” et que “les efforts pour réécrire cette loi à la demande du président Chirac n’aboutiront vraisemblablement pas, en raison des réticences publiques à reconnaître les méfaits de la colonisation et de la pression des élections présidentielles imminentes”.
L’abandon du traité ne serait pas, selon lui, “une terrible perte pour l’Algérie mais un gros revers pour la France”. Sans accord, les relations franco-algériennes resteraient à un “excellent niveau” sans atteindre toutefois le “niveau exceptionnel” (selon la définition de Missoum Sbih “meilleures que les relations françaises avec le Maroc et la Tunisie”) promis par le traité”.
Sarkozy “furieux”
Autre épisode de la saga franco-algérienne : alors que Nicolas Sarkozy doit se rendre en Algérie pour une visite d’Etat, fin 2007, Mohamed-Cherif Abbas, le ministre algérien des Moudjahidines, provoque la polémique sur les “origines juives” du président français et le “soutien” dont il aurait bénéficié auprès d’un prétendu “lobby juif” pour accéder à l’Elysée. Le président Bouteflika téléphone alors à Nicolas Sarkozy pour lui assurer que les propos du ministre “ne reflètent en rien la position de l’Algérie”, et qu’il serait “reçu en ami”.
A l’histoire connue, un câble de l’ambassade des Etats-Unis à Paris rapporte les propos de Boris Boillon, aujourd’hui médiatique ambassadeur de France en Tunisie, à l’époque conseiller Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient à l’Elysée. Ce dernier y décrit un Nicolas Sarkozy “furieux” après les déclarations “racistes et antisémites” du ministre des Moudjahidines. Le président français aurait “donné des instructions pour que soit convoqué l’ambassadeur algérien et que s’ensuive une déclaration officielle des Algériens afin qu’ils se démarquent des propos du ministre ou au moins, les condamnent.”
Toujours d’après Boris Boillon, Nicolas Sarkozy “aurait aimé” que le président algérien congédie son ministre mais “qu’il ne le demanderait pas expressément de crainte que les Algériens ne réagissent avec excès” et “qu’une nouvelle crise” entre les deux pays ne s’ensuive. Compte tenu des contrats à signer, “l’Algérie aurait beaucoup plus à perdre que la France si la visite devait subitement être annulée pour de telles raisons”, ajoute-t-il. Abdelaziz Bouteflika et Mohamed-Cherif Abbas “ont la même mentalité et appartiennent à la même génération, englués dans les années 60 ou peut-être les années 70″, aurait-t-il expliqué aux Américains, en notant “l’ironie de plusieurs leaders des organisations vétérans d’Algérie dont les enfants vivent et travaillent en France, sans parler des comptes bancaires français et des titres immobiliers”.
Les pertes de Renault
Dans un télégramme datant de septembre 2009, un cadre des Affaires étrangères français, assure que malgré les reports répétés de la visite d’Etat du président algérien en France, “les relations entre les deux pays ne sont pas tendues”. “L’inertie de la politique intérieure du côté algérien a créé l’apparence de tensions grandissantes entre les deux pays”, les élites politiques algériennes “prenant beaucoup de temps pour parvenir à des conclusions et à agir”.
Pour autant, la loi de finances complémentaire consacrant une série de mesures protectionnistes aurait considérablement détérioré les relations bilatérales. “Depuis que la loi est entrée en application, les exportations de la France vers l’Algérie ont baissé d’environ 60% (…). La loi comprend de nombreuses barrières structurelles à l’investissement et au commerce avec l’Algérie”. Et de citer en exemple Renault qui “a souffert de pertes significatives”.
Pour expliquer ce repli économique, les Français avancent “une peur grandissante de l’endettement parmi l’élite algérienne, en particulier Bouteflika, qui interprète la tourmente économique des années 80 comme la cause principale de la guerre civile des années 90. En limitant le déficit des comptes coutants, il semble penser qu’il peut créer de la stabilité politique.”
Mélanie Matarese
Source : blog.lefigaro.fr


: « Chakib Khalil était au cœur de la pourriture à Sonatrach»

Un nouveau câble diplomatique de l’ambassade américaine à Alger, mis en ligne par le site Wikileaks, montrent l’intérêt que les Américains portent au scandale de corruption qui a secoué la compagnie nationale Sonatrach en janvier 2010. Dans un mémo en date du 21 février 2010, l’ambassadeur analyse les conséquences à moyen et à long terme de ces affaires de malversations présumées qui ont décapité la direction de l’entreprise pétrolière. Le même révèle également que l’ancien ministre de l’Energie, Chakb Khelil, n’a pas informé ni le Premier ministre ni le Président que les capacités d’exportations de gaz, « un dossier explosif », sont menacées à l’horizon 2015.
Intitulé « les compagnies pétrolières inquiétés par l’avenir de l’énergie algérienne », le diplomate fait référence à deux rencontres tenues séparément avec le manager de PB (British Pétroleum) en Algérie ainsi que le directeur de ConocoPhillips.
En préambule, l’ambassadeur, David Pearce, note que les grands groupes pétroliers nourrissent des inquiétudes sur l’impact du scandale sur le management de Sonatrach et sur l’avenir ds projets en cours. « Le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, est perçu comme étant au cœur de la pourriture au sein de Sonatrach (a the center of the rot in Sonatrach) », écrit le diplomate.
Il ajoute que ces compagnies estiment que les enquêtes sur la corruption constituent des attaques contre l’influence exerce le clan de l’ouest du président Bouteflika. Toutefois, note-t-il, l’ambassade américaine ne dispose pas d’éléments probants pouvant accréditer cette théorie.

Procédure de gré-à-gré

Le patron de BP, Akli Brihi, explique que les investigations à Sonatrach concernent la règle du gré-à gré instaurée par les dirigeants de l’entreprise pour octroyer des marchés à des compagnies pétrolières ou à des sociétés de services.
« La compagnie soumet une offre gonflée, puis elle rétribue les initiés de Sonatrach », dit-il. Il cite alors l’exemple de l’italienne Saïpem qui a obtenu un contrat « d’un milliard de dollar » de gré-à-gré pour l’usine de GNL d’Arzew.
Il cite aussi l’exemple de l’entreprise canadienne SNC-Lavalin qui a décroché en juillet 2009 un contrat de 320 millions de dollars, sous la même procédure, pour la construction de la « Nouvelle ville » de Hassi Messaoud. Le contrat, ajoute l’hôte de l’ambassadeur, était « souillé par un arrangement similaire ». Le directeur de ce projet, Mourad Zeriati, a été arrêté et jeté en prison.
Le manger de PB affirme « qu’il n’était pas inconcevable que les entreprises américaines soient impliquées dans ces transactions, mais il n’avait jamais entendu parler d’informations concrètes. »

Foreign Corrupt Pracices Act

David Pearce rappelle que les compagnies américaines « sont soumises à des procédures très strictes contenues dans le Foreign Corrupt Pracices Act ». Les dispositions anticorruption, votées en décembre 1977, interdisent aux sociétés, ou à leurs intermédiaires, de verser des pots-de-vin ou d’offrir un quelconque objet de valeur à un « fonctionnaire » dans le but de l’influencer ou d’en tirer un « avantage indu ».

Le directeur de PB affirme à l’ambassadeur que le scandale a éclaté à un mauvais moment, parce que Sonatrach et les autorités algériennes ne sont éveillées au fait que l’Algérie fait face à une baisse de production de gaz et à une éventuelle incapacité de satisfaire aux obligations d’exportation et la hausse de la demande intérieure à l’orée de l’année 2015.
Le manager de British Petroleum est convaincu que le ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil, dégommé de son post en mai 2010, est « responsable de la culture de corruption à Sonatrach ».

Réda Hemche l’éminence grise de Meziane

L’ambassade américaine a reçu des rapports indiquant qu’un proche de Khelil (un cousin ou un neveu), l’ancien chef de cabinet de Sonatrach, était l’homme derrière les contrats douteux.
« Travaillant pour le compte de Khelil, écrit le mémo de l’ambassade, Hemche conseillait Mohamed Meziane sur les contrats à signer, faisant de Meziane le responsables légal et laissant Hemche hors d’atteinte. Le patron de PB croit savoir que Meziane avait signé de nombreux contrats sous la contrainte.
Il a indiqué « que M. Khelil avait fait un excellent travail en tant que ministre » jusqu’à ce que sa loi sur les hydrocarbures soit rejetée en 2006. Il note que c’est à partir de cette année-là que que M. Khelil a installé Hemche et commencé à virer les cadres de haut niveau de Sonatrach pour les remplacer par des « yes-men ». Des béni oui-oui…

Réserves de gaz en baisse

Sonatrach, dit-il, n’est pas sur la bonne voie pour réaliser l’objectif déclaré publiquement par Khelil d’élever la production de gaz de 60 à 80 milliards de mètres cubes par an. La production de gaz est en baisse en raison de l’épuisement des réserves de gaz conventionnel du pays.

« L’Algérie a besoin de développer du gaz non-conventionnel », ajoute le représentant de PB. Y compris les gaz de schiste, présents en quantité mais dont l’exploitation nécessite un savoir-faire et de grands investissements.
Or il n’y a que trois entreprises qui possèdent la technologie et les ressources financières ressources pour ce faire: Exxon, BP et Shell. Il faudrait du temps et jusqu’à 50 milliards de dollars pour développer les infrastructures nécessaires, précise-t-il.

Khelil a caché un dossier explosif à Bouteflika et à Ouyahia

Interrogé par l’ambassadeur pour savoir quelle est l’étendue de cette pénurie à l’exportation qui se profile à l’horizon, le patron de PB Algérie affirme que Chakib Khelil en est conscient mais qu’il « pas présenté ce ‘dossier explosif’ au Premier ministre Ahmed Ouyahia et au président Bouteflika ».

Pourquoi les autorités algériennes ne se sont-elles pas intéressées à ce dossier ? Le patron de BP explique que « M. Bouteflika est très intelligent », mais n’écoute pas les autres. Et que dans tous les cas, le secteur de l’énergie ne constitue pas son principal centre d’intérêts, qui reste la politique. « Il a confié les questions liées à l’énergie à Khelil, qui est resté le conducteur de la politique énergétique de l’Algérie. »

Les experts de Sonatrach qui étaient au courant pendant des années de cette imminente vulnérabilité de l’Algérie ont été écartés ou marginalisés par Khelil, ajoute le câble diplomatique.

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